vignette|« Tue-vent » dans l'ardoisière de Kériven surplombant le lac de Guerlédan où les ardoisiers étaient appelés « gueules bleues » qui étaient à l'ardoise ce que les gueules noires sont au charbonJean-Luc Chevé, « Les Gueules bleues de Guerlédan », documentaire en 2022. vignette|Les ardoisières de Motreff en 1937. Les blocs d'ardoise sont remontés à la surface grâce au chevalement puis transportés dans les ateliers de débitage et de fendage. vignette|Le canal de Nantes à Brest creusé pour désenclaver le Centre Bretagne au milieu du favorise l'ouverture de nouvelles carrières. L'industrie ardoisière en Bretagne s'est développée grâce à l'existence de schistes ardoisiers dans le Massif armoricain, appelés Maen glaz (traduit généralement par la « pierre bleue »).
Historique Si les schistes ardoisiers sont utilisés dès le Paléolithique (lame polie, gravure), l'époque des premières extractions d'ardoises de couverture dans cette région reste encore imprécisée. Les premières carrières d'extraction sont actives dès le Moyen Âge, et l'activité s'intensifie à partir des et . Elle connaît son âge d'or au avec le développement de la construction et des infrastructures de transport (construction du canal de Nantes à Brest, du chemin de fer à voie étroite et amélioration du réseau routier).. L'exploitation qui était jusque là artisanale, s'industrialise et se mécanise (outillage des mines tels que marteaux-pneumatiques, treuil puissant, compresseurs à air, pompes d'exhaure)..
Les veines ardoisières dans les roches du Massif armoricain étaient de plus ou moins bonne qualité mais étaient économiquement viables en raison du très bas prix de la main d'œuvre. . Les sites disposent de niveaux ardoisiers de faible épaisseur et en carrière souterraine (celles à ciel ouvert ayant été épuisées), si bien que les exploitations artisanales bretonnes n'ont pas résisté à la concurrence industrielle des grandes ardoisières de Trélazé et des ardoises d'Espagne (commercialisée par les Ardoisières d'Angers), ces dernières assurant 80 % de la demande française.. La majorité des carrières sont abandonnées et l'industrie ardoisière bretonne ne compte plus que trois centres de quelques importance à la fin du : Ploërmel (Morbihan), Maël-Carhaix (Cótes-du-Nord) et Saint-Hernin (Finistère). Il subsiste de petites exploitations artisanales produisant des ardoises rustiques, notamment dans les Monts d'Arrée et les anciens déblais des carrières abandonnées sont réutilisés pour des dalles, voire pour l'empierrement.
Districts d'exploitation Les nombreux districts du Massif armoricain extrayant des schistes tégulaires appartiennent à diverses périodes géologiques. .
Galerie
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Économie de la Bretagne Géographie de la Bretagne
Liens externes
Catégorie:Industrie ardoisière en France Catégorie:Histoire économique de la Bretagne ardoisière en Bretagne