Walter J. « Jay » Clayton III, né le à Newport News (Virginie), est un avocat américain. Il est président de la Securities and Exchange Commission (SEC) du au , et directeur du renseignement national depuis le , durant la seconde présidence de Donald Trump.

Biographie

Président de la SEC Le , quelques jours avant son investiture comme président, Donald Trump annonce son intention de nommer Clayton à la présidence de la Securities and Exchange Commission. Cette annonce est interprétée comme la volonté de Trump de marquer une importante rupture avec la politique menée à la tête de l'institution par la présidente sortante, Mary Jo White. Sa nomination est confirmée par le Sénat le , par un vote par 61 voix contre 37. Il prend ses fonctions deux jours plus tard.

Le , le procureur général Bill Barr annonce la démission du procureur fédéral du district sud de New York, Geoffrey Berman, et déclare que Donald Trump a l'intention de nommer Clayton pour lui succéder. Berman, qui avait enquêté sur plusieurs proches du président pour des accusations de corruption, dément toutefois avoir remis sa démission. Berman est finalement limogé par Donald Trump, mais Clayton n'est pas nommé pour lui succéder et reste à la présidence de la SEC.

En , quelques jours après la victoire de Joe Biden lors de l'élection présidentielle, Clayton annonce sa démission pour la fin de l'année, quelques mois avant la fin prévue de son mandat.

Procureur du district sud de New York Après l'élection de Donald Trump pour un deuxième mandat en , il est mentionné comme un candidat potentiel à différents postes du Cabinet dans la nouvelle administration, tels que secrétaire au Trésor, procureur général ou directeur de la CIA. Il n'est finalement pas nommé au Cabinet, et Donald Trump annonce le sa nomination comme procureur du district fédéral du sud de New York.

En , le chef du groupe des sénateurs démocrates Chuck Schumer, élu dans l'État de New York, annonce vouloir bloquer la confirmation de la nomination de Clayton par le Sénat en utilisant la tradition donnant un droit de veto à un sénateur sur la nomination d'un procureur dans son État. Donald Trump contourne alors le blocage en nommant Clayton procureur du district par intérim, un poste de nécessitant pas de confirmation sénatoriale.

Le , après que le délai légal de 120 jours pour sa position de procureur par intérim ait expiré, il est nommé procureur de plein exercice par une décision de la cour de district.

En , la procureure générale des États-Unis Pam Bondi charge Jay Clayton de diriger une enquête réclamée par Donald Trump sur les liens entre Jeffrey Epstein et les personnalités démocrates. Contrairement à d'autres procureurs fédéraux, Clayton était alors décrit comme étant parvenu à conserver une relative indépendance vis-à-vis du président durant son mandat, une indépendance alors considérée comme menacée par cette nouvelle mission.

Directeur du renseignement national Le , le président Donald Trump annonce la nomination de Clayton au poste de directeur du renseignement national, après l'annonce le de la démission de Tulsi Gabbard. Cette annonce survient alors que le président avait annoncé quelques jours plus tôt la nomination de Bill Pulte pour assurer l'intérim de la fonction à partir de la démission effective de Gabbard le et dans l'attente de la confirmation de son successeur par le Sénat, un choix dénoncé par les démocrates et plusieurs républicains.

Alors que les sénateurs démocrates bloquent le renouvellement d'un programme d'espionnage pour protester contre la prise de fonctions à venir de Bill Pulte, le Sénat prépare une procédure de confirmation accélérée pour Clayton afin de lui permettre d'être confirmé avant le , empêchant ainsi Pulte de prendre le rôle à titre intérimaire. Le , Trump écrit toutefois sur les réseaux sociaux que les sénateurs républicains tombent dans un piège en proposant cette procédure accélérée et annonce que Clayton ne se rendra pas à son audition prévue le jour-même par la commission sénatoriale du renseignement. Il exige alors pour reprendre la procédure de confirmation que le Congrès adopte le SAVE Act, un projet de loi défendu par l'administration sur le droit de vote depuis plusieurs mois, et que son candidat pour succéder à Clayton comme procureur fédéral soit également confirmé.

Donald Trump accepte finalement début la reprise du processus de confirmation par le Sénat, et Clayton est auditionné par la commission sénatoriale du renseignement le . Lors de son audition, questionné par des sénateurs démocrates, il refuse d'affirmer que l'ancien président Joe Biden a remporté l'élection présidentielle de 2020, ce qui pousse tous les démocrates de la commission à voter contre la poursuite du processus devant l'ensemble du Sénat. Sa nomination est toutefois confirmée grâce aux sénateurs républicains le , dans un vote à 51 contre 47.

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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