La Standard Vanguard est une voiture produite par la Standard Motor Company à Coventry, Angleterre entre 1947 et 1963. La voiture, présentée en , était totalement neuve, sans aucune ressemblance avec les modèles précédents. Conçue en 1945Standard Motor Company, Business and Finance. The Times (London, England), Monday, Nov 10, 1947; pg. 8; Issue 50914., elle fut la première Standard d'après la Seconde Guerre mondiale et était destinée à l'exportation à travers le monde. Elle fut également le premier modèle à porter le nouvel insigne Standard, une représentation très stylisée d'ailes de griffon.

Dans le sillage de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux clients potentiels au Royaume-Uni et sur les marchés anglais d'exportation avaient connu récemment plusieurs années de service militaire ou naval et donc un nom de voiture lié à la Marine britannique portait une plus grande résonance que pour les générations futures. Le nom Standard Vanguard rappelait le , le dernier cuirassé de la Marine britannique, lancé en 1944 dans un grand battage médiatique. L'autorisation d'utiliser le nom impliqua Standard dans de nombreuses négociations avec les hauts membres de la Marine royale.

Le style de la voiture a été calqué sur le modèle Plymouth 1942 (et vue de derrière)p.217, Michael Sedgwick, Cars of the Thirties and Forties, Hamlyn, London 1975 .. Walter Belgrove en était responsable.. Les premières voitures avaient de profondes portes qui entraient dans le fond de la caisse. En 1952, le magazine The Motor nota que la Soviétique GAZ Pobieda " montre une certaine ressemblance extérieure avec la Standard Vanguard ".

La Vanguard fut dévoilée au public au salon de l'Automobile de Bruxelles en Brussels Motor Show. The Times, Saturday, Feb 14, 1948; pg. 3; Issue 50995.. Elle commence à sortir des chaines de montage au milieu de 1948, mais toute la production est réservée à l'exportationNews in Brief. The Times, Wednesday, Jun 02, 1948; pg. 3; Issue 51087.. Un break et un pickup utilitaire sont annoncés en septembre, puis une camionnette de livraison de 12 cwt (600 kg)The Standard Vanguard. The Times, Thursday, Sep 23, 1948; pg. 2; Issue 51184.. Des guêtres sont montées sur les roues arrière à partir de Motor Show To-Day. The Times, Wednesday, Sep 28, 1949; pg. 4; Issue 51498.

Les voitures eurent par la suite des portes moins profondes. En 1950An Overdrive Gear. The Times, Tuesday, Jun 06, 1950; pg. 2; Issue 51710., la Vanguard et la Triumph Renown sont les premières voitures à être équipées d'un overdrive Laycock de Normanville sans embrayage, contrôlé à partir du levier de vitesses. La voiture Phase 2 devient disponible avec l'overdrive Laycock sur les deuxième et troisième rapports de la boîte à trois vitesses, en faisant une boîte à cinq vitesses.

En Scandinavie, Standard commercialisa la berline Standard Ten " Vanguard Junior ".

Vanguard Phase I

Châssis et train roulant La voiture, dessinée par Walter Belgrove, utilise un châssis conventionnel sur lequel est montée la carrosserie à flancs continus. Le châssis est utilisé plus tard pour la Triumph 2000 roadster. La suspension est indépendante à l'avant avec des ressorts hélicoïdaux, tandis qu'un essieu rigide et des ressorts à lames suspendent l'arrière. Des barres antiroulis sont placées à l'avant et à l'arrière. Les freins à tambour de 23 cm sur les quatre roues sont à commande hydraulique, et pour offrir un maximum d'espace intérieur, le changement de vitesse est placé sur la colonne de direction, à droite du volant, puis plus tard à gauche pour la commande manuelle de l'overdrive.

Moteur Le même moteur quatre cylindres en ligne est utilisé pour toute la gamme jusqu'à l'avènement de la Six en 1960, et est à soupapes en tête avec un alésage de 85 mm et une course de 92 mm, et un simple carburateur Solex. Le taux de compression est de 6,7:1 (après la guerre, la qualité de l'essence est très médiocre). Des chemises de cylindre humides sont montées. Le bloc moteur était essentiellement le même que celui fait plus tard par Standard pour le tracteur Ferguson, modifié pour une utilisation agricole.

La Transmission Au début, la transmission est à trois vitesses synchronisées sur tous les rapports de marche avant, contrôlée à l'aide d'un levier monté sur la colonne de direction. L'option overdrive de Laycock de Normanville annoncée fin 1949 devient disponible en , les acheteurs du Royaume-Uni ajoutent un peu moins de £45 y compris la taxe à l'achat. Les overdrives Laycock sont pilotés par câble sur la vitesse supérieure jusqu'en 1954, lorsqu'un solénoïde électrique est ajouté.

Élargissement de la gamme de carrosseries Un break rejoint la gamme en 1950 et, pour la Belgique seulement, certains cabriolets sont faits par le carrossier Impéria.

Essai routier Une voiture testée par le magazine The Motor en 1949 avait une vitesse de pointe de 127 km/h et put accélérer de 0 à 97 km/h en 21,5 secondes. Une consommation de carburant de 12,3 L/100 km fut enregistrée. La voiture de l'essai coûtait £671 taxes comprises.

Commercialement En phase avec la politique d'exportation britannique d'après-guerre, pratiquement l'ensemble de la production est exporté durant les deux premières années de production, et ce n'est qu'en 1950 qu'une part significative de livraisons a pu faire démarrer le marché intérieur. La Vanguard fut conçue pour réaliser des ventes à l'exportation, en particulier vers l'Australie. Au cours de l'immédiat après-guerre, les voitures n'étant plus fabriquées depuis des années, se créa un « marché de vendeur » caractérisé par une forte demande et une offre particulièrement réduite. La disponibilité restreinte de la Vanguard contribua à attirer des acheteurs.

Dans le marché allemand, la Standard Vanguard enregistra 405 ventes en 1950, faisant d'elle la troisième voiture importée la plus populaire, dans une liste qui reprenait de beaucoup plus petites voitures françaises et italiennes. Les ventes de la Vanguard en 1950 représentaient plus de 70 % des voitures britanniques vendues en Allemagne de l'Ouest cette année-là, les clients des autres fabricants du Royaume-Uni ayant été surpris à la fin des années 1940 par l'absence de réseau de concessionnaires et les difficultés d'obtenir des pièces de rechange.

Phase 1A - lifting de 1952 La carrosserie est mise à jour en 1952, avec un abaissement de la ligne de capot, un élargissement de la lunette arrière et une nouvelle calandre avec une large barre chrome horizontale remplaçant la calandre d'origine étroite à lamelles.

Vanguard Phase II

L'importateur suisse de la Vanguard était une firme énergique, la société AMAG, qui prendra par la suite la franchise Volkswagen pour la Suisse. AMAG assemblait les Vanguard Phase 1 pour le marché suisse et c'est au Salon de Genève de qu'une évolution significative fut dévoilée : la Vanguard Phase II était de conception Ponton contemporaine. La capacité du coffre s'accroit de 50 % en comparaison de celui de la Phase I, et la visibilité est nettement améliorée grâce à une lunette arrière élargie. Une nouvelle calandre élargie englobe maintenant les feux de position.

Il y a peu de changements mécaniques, mais la commande de l'embrayage par câble est remplacée par un fonctionnement hydraulique et le moteur a un taux de compression augmenté à 7,2:1. Les barres antiroulis ne sont plus utilisées. Des pneus plus larges de 6.00×16 sont montés pour améliorer la tenue de route.

Une voiture testée par le magazine The Motor, sans l'option overdrive, avait une vitesse de pointe de 130 km/h et put accélérer de 0 à 97 km/h en 19,9 secondes. Une consommation de carburant de 12,0 L/100 km a été enregistrée pendant l'essai..

En , Standard devient le premier constructeur automobile britannique à offrir un moteur Diesel de série. Le châssis fut renforcé pour supporter le surpoids du moteur Diesel et les performances laissaient sérieusement à désirer, la voiture atteignant à peine 105 km/h. le bloc moteur Diesel Standard était le même que sur les tracteurs Ferguson. Les moteurs Diesel montés sur les tracteurs étaient limités à 2 200 tr/min et développaient 25 ch (19 kW) mais les moteurs des Vanguard n'avaient pas de limiteur et produisaient 60 ch (45 kW) à 3 800 tr/min. Ils conservaient cependant les systèmes « Ki-Gass » de décompression et de suralimentation, qui devaient être opérés manuellement lors des démarrages à froid. 1.973 Vanguard Diesel furent construites.

En 1954, le magazine The Motor a testé la version Diesel et a enregistré une vitesse de pointe de 106,5 km/h, une accélération de 0 à 80 km/h en 31,6 secondes et une consommation de carburant de 7,5 L/100 km. La voiture de l'essai, équipée de l'overdrive, coûtait € 1.099, taxes incluses.

Pour 1955, le coupé utility construit en Australie a reçu une queue restylée qui a donné plus d'espace dans la zone de cargaison. Il a également présenté une nouvelle lunette arrière pleine largeur et l'amélioration de certaines caractéristiques de la cabine. Comme la variante coupé utilitaire de la Phase III n'est pas encore disponible, une mise à jour de la Phase II de l'utilitaire est proposée en 1956 avec une calandre en mailles, une peinture deux tons et de nouvelles garnitures intérieures.

Vanguard Phase III, Sportsman et Ensign La Phase III, mise sur le marché à l'Earl's court Motor ShowNew Standard Vanguard. The Times, Friday, Oct 14, 1955; pg. 4; Issue 53351. à la mi-, est un changement radical avec l'élimination du châssis séparé. Il y a un chevauchement de disponibilité de l'ancien modèle avec le break Phase II qui continue jusqu'en 1956.

Le carburant au Royaume-Uni n'est plus limité à l' " essence de piscine " de 72 octane des années 1940 et du début des années 1950, et avec les augmentations modestes des indices d'octane disponibles, la Vanguard a un taux de compression augmenté à 7.0:1. Le moteur de 2.088 cm³ avec son unique carburateur Solex produit maintenant 69 cv (51 kW).

La suspension avant est indépendante à ressorts hélicoïdaux, et est boulonnée à un important sous-châssis qui réalise également la recirculation des billes de la direction. Des ressorts à lames semi-elliptiques suspendent l'essieu arrière. Des freins hydrauliques Lockheed à tambours de 229 mm équipent les quatre roues. Le changement de vitesses sur la colonne commande une boîte à trois rapports et l'overdrive optionnel est actionné par un interrupteur sur la colonne de direction. Un changement de vitesses au plancher, à quatre rapports, est devenu une option.

La nouvelle carrosserie est abaissée et a une surface vitrée agrandie, donnant un aspect beaucoup plus moderne, et le vieux pare-brise plat en deux pièces est remplacé par un pare-brise incurvé d'une seule pièce. L'empattement est augmenté de 200 mm, donnant beaucoup plus de place aux passagers. Un chauffage est maintenant de série. Les banquettes sont équipées à l'avant et à l'arrière d'un accoudoir central. Elles sont recouvertes de Vynide, le cuir est disponible en option.

La voiture est plus légère et les rapports de transmission sont modifiés pour offrir une plus grande économie pour des performances pratiquement inchangées.

Une voiture avec overdrive a été testée par le magazine Britannique The Motor en 1956. Elle avait une vitesse de pointe de 134,7 km/h et accélérait de 0 à 97 km/h en 21,7 secondes pour une consommation de carburant de 10,9 L/100 km. La voiture de l'essai coûtait £998 taxes comprises.

Pour 1957, la Phase III produite en Australie fait peau neuve avec une nouvelle calandre maillée. En outre, la berline arbore désormais des ailettes à l'arrière.

Vanguard Sportsman