Geneviève Guilbault, née le à Greenfield Park, est une conseillère en communication et femme politique québécoise. D' à , elle est vice-première ministre du Québec.

Elle est élue députée de Louis-Hébert à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière de la Coalition avenir Québec lors de l'élection partielle du 2 octobre 2017.

Au sein du gouvernement Legault, elle occupe les fonctions de ministre des Affaires municipales, après avoir été démise de ses fonctions de ministre des Transports et de la Mobilité durable.

Elle annonce le qu’elle quittera la politique à la fin de son mandat.

Biographie Formation Née le à Greenfield Park, aujourd'hui un arrondissement de Longueuil, Geneviève Guilbault étudie en communication publique à l'Université Laval d'où elle obtient un baccalauréat en 2006 et une maîtrise en 2011.

De 2006 à 2008, elle est attachée de presse adjointe de Jacques Dupuis, alors ministre de la Sécurité publique du QuébecGeneviève Guilbault sera candidate de la CAQ dans Louis-Hébert. Elle exerce ensuite auprès du Conseil du trésor du Québec et du ministère de la Sécurité publique du Québec.

En 2009, elle devient directrice des communications du Bureau du coroner du Québec. Elle agit comme porte-parole durant l'accident ferroviaire de Lac-Mégantic, de l'incendie majeur de la Résidence du Havre à L'Isle-Verte et de la fusillade à la grande mosquée de QuébecLa CAQ officialise la candidature de Geneviève Guilbault dans Louis-Hébert.

Carrière politique 41 législature : étoile montante Sam Hamad quitte la politique en , laissant son siège de député vacant de la circonscription de Louis-Hébert, château fort libéral. La Coalition avenir Québec choisit d'abord le banquier Normand Sauvageau pour représenter le parti, mais à la suite de révélations, elle remercie le candidat et se tourne vers Geneviève Guilbault. Celle-ci se préparait à devenir candidate pour la circonscription de Charlesbourg aux prochaines élections générales. Étant résidente de Louis-Hébert, elle est alors approchée pour devenir la nouvelle candidate. Le principal thème de sa campagne électorale est l'intégrité.

Elle est élue députée de Louis-Hébert à l'Assemblée nationale du Québec lors de l'élection partielle du 2 octobre 2017 sous la bannière de la Coalition avenir Québec. Elle remporte l'élection avec 51 % des voix, loin devant ses adversaires. François Legault la qualifie alors de « nouvelle étoile de la politique » et voit cette victoire comme la prémisse de celle des élections générales de 2018.

Elle est assermentée le et se voit confier le mandat de porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de famille. Le lendemain, elle intègre la Commission des relations avec les citoyens. Le , elle devient membre de trois délégations de l'Assemblée nationale entretenant des relations avec des parlements étrangers au Maroc, en Bavière et en Louisiane. Le , elle donne naissance à sa fille Capucine et prend du repos durant l'hiver.

À l'approche des élections générales de 2018, Guilbault est déjà pressentie pour devenir vice-première ministre advenant une victoire du parti. Érigée en tant que porte-parole caquiste en Capitale-Nationale, elle dirige la presque totalité des points de presse organisés avec des candidats de la région durant la campagne électorale.

42 législature : vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Elle est réélue avec 44,6 % des voix, devenant l'une des 74 députés de la Coalition avenir Québec sur les 125 sièges de l'Assemblée nationale. Elle est assermentée le . Elle entre au sein du Conseil exécutif du Québec en étant nommée ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale. François Legault en fait son bras-droit en la choisissant comme vice-première ministre du Québec.

Parmi ses premiers dossiers en tant que ministre de la Sécurité publique, elle doit gérer les inondations printanières de 2019. En , elle doit présenter des excuses après avoir dénigré du personnel de son cabinet. L'événement incite l'opposition officielle à réclamer sa démission comme ministre. Le , elle accouche de son fils Christophe, son deuxième enfant depuis son entrée à l'Assemblée nationale, et évoque l'idée d'un congé parental pour les parlementaires. À la suite d'une hausse remarquée de fusillades dans la région métropolitaine de Montréal en 2021, elle annonce préparer un plan « sans précédent ». Le , elle annonce le début de l'opération Centaure, impliquant plusieurs corps policiers québécois et partenaires frontaliers, dans la lutte au trafic d'armes en particulier au Suroît.

Du au , elle est nommée suppléante de Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie, qui doit s'absenter en raison d'une convalescenceNadine Girault cesse temporairement ses activités en raison d'une blessure au dos. Elle occupe à nouveau temporairement cette fonction du au , toujours pour le même motif.. En , un sondage mené par la firme Léger révèle que 56 % de la population aurait une bonne opinion à son égard et qu'elle serait la ministre la plus appréciée du gouvernement.

À titre de ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, elle est parfois critiquée pour ne pas respecter l'autonomie du palier municipal. Son mandat est marqué entre autres par une dichotomie entre la vision régionale de son gouvernement, défendant la construction d'un nouveau lien autoroutier interrégional, et celle de la mairie de Québec avec sa vision plus urbaine axée sur la densification. En , Claude Villeneuve, le chef de l'opposition de la Ville de Québec, affirme qu'elle est « la pire ministre de la Capitale-Nationale qu’on a eue ». Elle est « largement perçue comme la porte-parole du gouvernement dans la capitale plutôt que l’inverse », affirme le chroniqueur Michel David. Elle marque ainsi une certaine rupture avec les ministres précédents en gardant une plus grande indépendance vis-à-vis la ville de Québec et en orientant sa démarche sur toute la communauté métropolitaine, en incluant Lévis qui sur papier ne fait pas partie de la Capitale-Nationale.

À la veille de la , elle signale son intention au premier ministre de ne pas vouloir être affecté de nouveau au ministère de la Sécurité publique, ni comme ministre régionale de la Capitale-Nationale.

43 législature Le , sa demande est exaucée, elle se voit attribuer la responsabilité de ministre des Transports et de la Mobilité durable. François Bonnardel la remplace comme ministre de la Sécurité publique et Jonatan Julien comme ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale. Son mandat est marqué par plusieurs controverses.

En , elle présente ses excuses après avoir été vue sans ceinture de sécurité dans plusieurs publications sur les réseaux sociaux. La ministre affirme qu'il s'agissait d'oublis, mais des experts soulignent qu'elle devrait donner l'exemple en tant que responsable du Code de la sécurité routière.

En , elle est impliquée dans une controverse après qu'un couple endeuillé déclare avoir payé pour la rencontrer à un cocktail de financement de la Coalition avenir Québec. À la suite de la médiatisation de l'affaire, la formation politique rembourse les parents, mais l'épisode soulève des questions sur les pratiques de financement du parti.

Le , dans le cadre de ses fonctions comme ministre des Transports et de la Mobilité durable, elle sème la controverse en annonçant que la gestion du transport collectif et des sociétés de transport n'est pas une mission de l'État québécois.

Le , au centre de la tourmente causée par le dossier SAAQclic, elle perd ses fonctions de vice-première ministre et de ministre des Transports et est mutée aux Affaires municipales.

Après l'annonce le par François Legault de sa démission de son poste de premier ministre et de chef de la Coalition avenir Québec, Geneviève Guilbault est mentionnée comme une candidate potentielle à sa succession. Toutefois, elle annonce le qu'elle ne briguera pas la chefferie, et quittera la vie politique à la fin de la législature. Comme la plupart des ministres ayant annoncé ne pas se représenter aux prochaines élections générales, elle n'est pas reconduite dans ses fonctions gouvernementales au sein du nouveau conseil des ministres formé par Christine Fréchette le après son élection à la chefferie de la CAQ.

Dossier de la traverse Rivière-du-Loup-Saint-Siméon Le , Geneviève Guilbault, accompagnée de la PDG de la Société des traversiers du Québec (STQ), Greta Bédard, et d'Amélie Dionne, députée de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Rivière-du-Loup–Témiscouata annonce à Rivière-du-Loup que, dès 2028, la traverse Rivière-du-Loup-Saint-Siméon déménagera du quai de Rivière-du-Loup vers le quai de Gros-Cacouna, situé à 10 minutes, en voiture, vers l'est. La Société des traversiers du Québec a pris cette décision, car le navire qui fait l'actuel traverse, le N.M. Trans-Saint-Laurent, construit en 1963, est arrivé à sa fin de vie et la société d'État souhaite donc le remplacer par le navire de réserve du N.M. F.-A.-Gauthier, le N.M. Saaremaa I, acquis en 2019 lors de la saga des traversiers afin de remplacer le N.M. Apollo, navire acquis en urgence qui, après 17 jours et deux accidents aux quais de Baie-Comeau et de Matane, a été mis hors service. Cette décision sème la controverse à la ville de Rivière-du-Loup, à la MRC de Rivière-du-Loup ainsi que dans la communauté des affaires de la région. La décision prise par le ministère des Transports et de la Mobilité durable est faite par rapport aux coûts : adapter le quai de Rivière-du-Loup pour le N.M. Saaremaa I aurait été de 650 M $ alors que le déménagement à Gros-Cacouna et la construction des installations est estimé à 150 M $ en plus de pouvoir assurer la traverse à l'année longue. Cependant, le N.M. Saaremaa I restera le navire de relève au N.M. F.-A.-Gauthier à la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout lors de ses arrêts techniques ou tout autres problèmes ce sera le N.M. Félix-Antoine-Savard qui servira comme navire de relève, navire habituellement utilisé pour de petites traverses comme la traverse de l'Isle-aux-Coudres–Saint-Joseph-de-la-Rive ou encore entre Tadoussac et Baie-Saint-Catherine.

Le maire de Rivière-du-Loup, Mario Bastille, annonce en , avec l'appui du député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, le dépôt d'un projet de loi d'intérêt privé dans le but d'obliger le ministère et la STQ à publier le rapport : « On nous a lancé des chiffres, mais trop peu de données à l’appui de leur argumentaire, comme si la décision avait été prise sur le coin d’une table. Les gens de Rivière-du-Loup méritent plus de respect; il est nécessaire d’obtenir la vérité sur cette catastrophe annoncée. » déclare le maire lors de sa décision de faire valoir le point de vue de la ville et la volonté de cette dernière face au sort réservé à sa traverse.