Raymond Abescat, né le à Paris et mort le à Rueil-Malmaison, est l'un des derniers vétérans français de la Première Guerre mondiale. Il a été doyen masculin des Français du au . Au moment de son décès, il est également le doyen mondial des anciens combattants de la Grande Guerre.
Biographie Naissance et enfance Raymond Abescat nait à Auteuil, dans le de Paris, en France, le .. Enfant, il visite l'Exposition universelle de 1900 et en garde un souvenir précis.
La Grande Guerre (1914-1918) Appelé pour le service militaire en , Raymond Abescat est incorporé au d'infanterie de Blois.. Lorsque la guerre éclate, en , son régiment est envoyé à la frontière belge pour repousser l'avancée allemande. Il survit au massacre de sa compagnie à Signeulx où il n'est que légèrement blessé.. Il est ensuite envoyé en Argonne.
En , il assiste aux combats du bois de la Caillette.. Le , il participe à la reprise du fort de Douaumont. Moins d'un mois plus tard, le , il reçoit des éclats d'obus dans la jambe et le pied. Grièvement blessé, il doit être transporté dans un poste de secours. Il est opéré à Verdun puis transféré à l’hôpital militaire de Dijon ou il échappe de peu à l'amputation..
Il est finalement démobilisé le après sept années passées dans l'armée dont quatre dans les tranchées. Il a été décoré de la médaille militaire et de la médaille de Verdun..
Retour à la vie civile Revenu à la vie civile, Raymond Abescat trouve un emploi à la Caisse des dépôts et consignations (il est comptable de profession), se marie et devient père de trois enfants. En 1926, il est nommé secrétaire de l'Association des anciens combattants et victimes de guerre des Hauts-de-Seine qu'il fréquente assidument. Retraité en 1957, il occupe en 1960 le poste de bibliothécaire à la mairie de Puteaux, sa commune de résidence. Il perd son épouse en 1983 et fête son centième anniversaire en 1991.
Vétéran et doyen des hommes français Raymond Abescat demeure, malgré son grand âge, très actif et continue de participer aux commémorations. Les années passant et les témoins directs de la Grande Guerre disparaissant peu à peu, il est amené à témoigner sur son parcours personnel dont il garde un parfait souvenir. Il devient le doyen des vétérans de la Grande Guerre, toutes nationalités confondues et reçoit la Légion d'honneur en 1986. Il est également doyen des hommes français durant quatre mois et meurt le à l’hôpital de Reuil-Malmaison, deux semaines seulement avant son . Ses obsèques sont célébrés le en l'église Sainte-Mathilde de Puteaux. Il est inhumé au cimetière ancien de PuteauxMairie de Puteaux, « Cimetière ancien de Puteaux », gescimenet, consulté le ..
Distinctions
50px Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 (avec insigne des blessés) 50px Médaille commémorative de la bataille de Verdun
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Vie sur trois siècles Catégorie:Doyen des Français Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1986 Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Naissance en septembre 1891 Catégorie:Naissance dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en août 2001 Catégorie:Décès à 109 ans Catégorie:Décès à Rueil-Malmaison Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière ancien de Puteaux