Jérôme Gallimard dit Jérôme Gallimard de Vaucharmes, né le à Saint-Florentin (Yonne) où il est mort le , est un officier supérieur français de la Révolution.
Biographie
Jérôme Gallimard est né le à Saint-Florentin dans l'Yonne. Il appartient à cette ancienne famille patricienne florentinoise qui compte également Gaston Gallimard qui fonda au début du vingtième siècle les éditions du même nom. Il est le fils de Sébastien Gallimard, greffier de la subdélégation de Saint-Florentin et administrateur du district de Mont Armance sous la Révolution, et de Jeanne Thevenon. Son grand-père, nommé aussi Sébastien Gallimard, était huissier, receveur du prieuré de Frévaux et échevin de Saint Florentin.
Officier Jérôme Gallimard est un officier supérieur français de la Révolution.
Il s'engage le au régiment des Dragons de la Reine, devient officier-bas brigadier le . Dans la revue des troupes il est répertorié au nom Vaucharmes. Jérôme Gallimard-Vau(x)charme(s) ou Gallimard de Vaucharmes, dit Vaucharmes ; c'est son nom de guerre. . Quelque temps après la promulgation de l'édit de Ségur de 1781 (qui imposait à tous les candidats à une sous-lieutenance dans l’infanterie, la cavalerie et les dragons de prouver quatre degrés de noblesse), il quitte l'armée et reçoit son congé du régiment pour ancienneté le , n'y voyant plus aucune perspective de devenir officierArchives militaires de Vincennes GR 7 YC 34.
Le , au moment de la levée en masse, il rejoint le second bataillon des volontaires de l'Yonne dont il est nommé quartier maître-trésorier puis chef de bataillon, lieutenant colonel le succédant à Etienne Ferrand d'Arblay. Davout futur duc d'Auerstaedt commandait alors le troisième bataillon des volontaires de l'Yonne et Edme Martin Bourdois de Champfort le premier.
Après avoir participé à la bataille de Valmy le , Gallimard est à la campagne de Belgique. Il assiste au siège de Namur et de Maestricht. Il est à la bataille de Jemmapes et à la prise de Mons. En 1793, il est aux affaires de Trilemont, de Famars, de Werwick et assiste à la prise de Condé.
Le , Gallimard commande environ un millier d'hommes et prend part à l'affaire de Rousselaer. Le il remporte la victoire de Tourcoing. Le prince de Cobourg admirant son héroïsme surnommait son escouade le "bataillon du Diable".
Le , il poursuit Dumouriez au moment de sa trahison.
Le , Le second bataillon des volontaires de l'Yonne devint le troisième bataillon de la 67em brigade de ligne (infanterie légère).
Après avoir fait les campagnes de 92, 93, 94 et 95, il dut quitter l'armée à regret pour s'occuper d'affaires de commerce et de famille .
Il demande sa réintégration dans la Grande Armée dans une lettre datée du adressée au ministre de la guerreArchives militaires de Vincennes, GR 2 YE 1639 qui était alors le général Henri-Jacques-Guillaume Clarke, duc de Feltre. Cette demande n'eut, semble-t-il, pas de suite.
Directeur des messageries royales Sous la Restauration, il assuma l'office civil de directeur des Messageries royales.
Il assuma également quelques charges municipales à Saint-Florentin. Il meurt à la toute fin de la monarchie de Juillet.
On lui connait une postérité chez son arrière petite fille Hermance Gallimard, mariée le aux Riceys (Aube) avec Louis Ernest Cœurderoy.
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Militaire de la Révolution française Catégorie:Colonel français Catégorie:Naissance en octobre 1758 Catégorie:Décès en janvier 1847 Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Naissance dans la province de Bourgogne Catégorie:Décès dans le département de l'Yonne Catégorie:Famille Gallimard