Le (du latin, littéralement « droit des trois enfants »), était un privilège récompensant le citoyen romain ayant eu au moins trois enfants, ou l'affranchi en ayant eu au moins quatre. Il découle directement des et introduites par Auguste respectivement en et en 9 ap. J.-C., dont le but était d'enrayer le déclin démographique de la bourgeoisie romaine.

Un homme se voyant accordé le privilège du était exempté de (travaux d'intérêt public) ; une femme n'était plus soumise à la , ce qui lui permettait alors de toucher une part d'héritage à la mort de son époux.

Extrait de L’intolérance religieuse et la politique d'Auguste Boucher–Leclerc, professeur à la Sorbonne, membre de l’institut. (Flammarion 1911)

Une longue période de tâtonnements et d’oppositions diverses s’ensuivit. En l’an 9 Auguste Tibère « céda mais sans avoir l’air de reculer. Il maintint la loi Julia, mais refondue, édulcorée par des exceptions, atténuations dispenses dont l’ensemble forme la loi Papia Poppaea du nom des consuls de l’année. Les incapacités formulées par la loi Julia subsistaient mais les bénéficiaires des testaments pouvaient recouvrer leurs anciens droits » du moins en partie, en régularisant leur situation dans certains délais.

Le ne fut aboli qu'en 534 par l'empereur Justinien.

Notes et références

Articles connexes Droit romain Auguste

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