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Le Football Club de Bourges est un ancien club de football français fondé en 1966 d'une fusion entre deux clubs de la ville et situé à Bourges en Cher.

Le FC Bourges démarre en Division d'honneur qu'il remporte dès la première saison. Monté en CFA, le club intègre la Division 2 Open en 1970 où il se maintient jusqu'en 1976. Le FCB descend ensuite jusqu'en Division 4. Remonté en D3 en 1981, il attend cinq saisons avant de jouer la montée et un retour en D2. Un aller-retour et trois nouvelles saisons au troisième échelon à jouer le titre. En 1990, nouvelle montée en seconde division, l'équipe s'y maintient quatre saisons dont la dernière avec la nouvelle formule professionnelle d'une seule poule à 22 clubs. Pendant cette période, le club réalise ses deux meilleures parcours en Coupe de France avec une seizième puis un huitième de finale en 1991 puis 1992. Suivent deux relégations consécutives puis une remontée en National 1 durant la saison 1997-1998 Reparti en DH et renommé FC Bourges 18, l'équipe remonte en CFA en deux ans, s'y maintient trois saisons. Le FCB est un temps l'équipe phare de la région Centre avec une position proche de l'élite. Mais il reste dans l'histoire.

Le FC Bourges dispute ses matchs à domicile au stade Séraucourt puis à celui Jacques-Rimbault, et y évolue en blanc et bleu.

Histoire

Genèse (avant 1966) Avant les années 1960, catholiques et laïques jouent au football séparément. À cette époque, les deux clubs ont sensiblement la même valeur sur le plan sportif. L'opposition étant plus idéologique que sportive. Il y a le « Foyer sportif Saint-François », issu des milieux de patronages catholiques. En 1966, le club joue en division d honneur» et son président est le premier adjoint au maire : Alfred Depège. À l'opposé, le « Racing Club berruyer » représente le côté laïque, et à sa tête se trouve le docteur Louis Delamarre, son club joue alors en promotion d honneur et va monter en division d honneur ce qui signifie qu' il va y avoir trois clubs de Bourges dans la même division puisqu' il y a aussi le Bourges athlètique Club (émanation de l usine Nord Aviation)Division d'Honneur.

Le football à Bourges dans les années 1960 est divisé en plusieurs clubs concurrents : le Foyer sportif Saint-François, le Racing Club de Bourges et le Bourges athletic club. La municipalité est interpellée pour tenter de réunir toutes les parties afin de donner à Bourges, selon le vœu de la population : . L'objectif étant de former une équipe . Le football, alors déjà très populaire, sort d'une période faste en 1958 avec la Coupe du Monde en Suède et les Kopa, Fontaine et autres Piantoni sont devenus des héros.

Les premières réunions se déroulent en avril et , et Raymond Boisdé informe les responsables de ces trois clubs qu'il s'agit de les aider par de véritables subventions. Mais sans pour autant sortir des sommes faramineuses : . Rapidement des problèmes de personnes apparaissent. Alfred Depège, président du Foyer Sportif Saint-François, est en première ligne. On lui reproche de vouloir prendre la direction du futur club pour s'en servir comme tremplin électoral. L'aspect financier entre très vite en lice, et Depège informe le conseil municipal des besoins pour avoir une grande équipe de football : . Il faut attendre encore deux ans pour que les négociations aboutissent, grâce à l'action d'Alfred Depège et à la bonne volonté de Louis Delamarre.

Sans être du même bord politique, leurs relations sont correctes. Mais de là à fusionner, beaucoup d'obstacles restent à surmonter. La crainte de voir une absorption du Racing par le Foyer subsiste, et lors des deux assemblées générales des deux clubs, le , les résultats des votes sont édifiants. Au Foyer, sur 51 votants, 39 acceptent la fusion, alors qu'au Racing, sur 40 votants, 21 votent pour et 16 contre. Mais chaque camp pose sa condition : garder son entraîneur Noël Gallo, pour le RC, et que Delpège garde la présidence, pour le Foyer. Mais un des points de divergence est la nomination du président du FCB, ce ne peut être ni Depège, ni Delamarre. Le , le FCB est déclaré à la préfecture du Cher.

Début , les deux clubs berruyers s'affrontent en finale de la Coupe du Cher. Quelques jours plus tard, les joueurs évoluent avec le maillot du même club. Raymond Boisdé est élu président du « FC Bourges » le . Une demande de subventions « exceptionnelles de démarrage » de est votée par la ville. L'année suivante, Depège devient président du club.

Montée rapide en D2 (1966-1978)

En 1970, le FC Bourges intègre la nouvelle Division 2 Open, sur dossier. L'équipe se renforce de Michel Lafranceschina, en fin de carrière, mais lutte au fond du classement. Le club se maintient en fin d'exercice grâce à sa treizième position sur seize et 23 points d'empochés sur toute l'année.

En 1972-1973, l'Argentin Pancho Gonzales arrive comme entraîneur. Il lutte tout le championnat pour pouvoir éviter la relégation et y parvient de justesse en classant son équipe au quinzième rang du classement avec trois points d'avance sur l'adversaire local Châteauroux, premier relégable.

Il est relégué à l'issue de la saison 1974-1975 en tant que seizième et première relégable, puis revient en D2 en 1976-1977 après une seule saison en troisième division. Il finit malheureusement seizième du groupe A et est encore relégué en D3 en 1977. Le club dépose le bilan à la suite d'une nouvelle relégation l'année suivante. Bourges devient le premier club amateur à déposer le bilan.

Retombée en D4 puis D3 (1978-1986)

Le FCB reste en Division 4 de 1978 à 1981. Sa place de deuxième de son groupe lui ouvre les portes de la D3 où il évolue jusqu'en 1986.

En 1982-1983, Robert Nouzaret arrive comme entraîneur mais ne reste qu'une saison.

En 1984-1985, l'équipe se renforce avec Éric Bedouet comme joueur et Alain Michel, professeur d'histoire agrégé, à sa tête mais termine douzième de D3.

La saison 1985-1986 de l'équipe fanion est celle de l'espoir. Lors de la trêve hivernale, le FC Bourges, se renforce avec le retour d'Olivier Chavanon et le meneur de jeu belge Dirk Hiel. Les joueurs de Michel passent de la troisième à la seconde division après un coude à coude avec Angoulême, le favori. Elle ne prend la tête de sa poule qu'à deux journées de la fin grâce à une victoire directe (1-0), sur un but d'Antoine Trivino dans un stade Séraucourt plein (). Ils sont à avoir payé leur place pour une recette de bienvenue. En effet, Christian Gronau, seul candidat à la succession de Bernard Van Den Bruwaene à la présidence du FC Bourges, arrive début 1986 avec une trou de 1,1 million de francs dans les caisses. Déficit qu'il réduit à avant la fin du championnat. Avec Gronau, l’unité et la fermeté font leur retour.

Retour en D2 avant la chute (1986-1998) En 1986-1987, le FCB fait son retour en Division 2 mais est relégué au terme de la saison. Renforcé avec des joueurs comme Fathi Chebel et Pascal Amours, l'équipe ne peut terminer que sur 18 avec seulement 22 points et un retour en D3.

En 1989, l'attaquant Philippe Jacquet rejoint le FCB. Avec les Jan Fiala, Pavle Vostanic, Hervé Florès et Éric Spadiny entre autres, il réussit à faire remonter le club berruyer en seconde division grâce à sa deuxième place du groupe Centre de D3 1989-1990, à douze points de l'équipe réserve de l'AJ Auxerre, qui n'a pas le droit de monter. Le club de Bourges fait son retour en D2 de 1990 à 1994.

La saison 1990-1991 est particulièrement faste, après avoir battu les Girondins de Bordeaux en Coupe de France, le , par le score de 1 à 0 grâce à Meudic. La presse titre « Bourges dans la légende de la Coupe », et ce sont des milliers de Berruyers qui sillonnent les rues de la ville, avec champagne et klaxon. Les de finale se déroulent au Parc des Princes, où le FCB affronte le Paris Saint Germain, et c'est la fin de la belle aventure. L'inauguration du stade des Grosses plantes prévue quelques semaines plus tard, le , est un sommet du football local. En championnat, de retour en D2, Samuel Lobé et ses coéquipiers luttent toute la saison pour que leur équipe puisse se maintenir avec une treizième place finale, à trois points du premier relégable.

En 1991, le club quitte le vieux stade Séraucourt (aujourd'hui stade Alfred Depège) situé près de l'esplanade du même nom. pour l'actuel stade Jacques-Rimbault situé au lieu-dit « Les Grosses Plantes » près du faubourg Asnières-lès-Bourges, au nord de la ville.

Lors de la saison 1991-1992, les Pascal Françoise, Philippe Prieur ou encore Guy Clavelloux réussissent à maintenir le club en D2 en le positionnant huitième avec une grande marge de onze points sur le premier relégable, Orléans. Après l'exploit en Coupe de France la saison précédente, le FCB réalise cette fois le meilleur parcours de son histoire, en se hissant jusqu'en huitième-de-finale.

Après avoir terminé septième du groupe B, la saison 1993-1994 voit Patrice Garande et ses coéquipiers ne pas pouvoir maintenir le club en D2, puisqu'ils terminent sur 22 synonyme de descente en National 1. Bobby Brown arrive sur le banc. Mais l'équipe subit une seconde relégation consécutive car elle dépose le bilan à cause de problèmes financiers dus en grande partie au changement de municipalité. Le FCB est rétrogradé et perd le statut professionnel dans la foulée, malgré une bonne saison en N1 et une nouvelle septième place.

Alors que le club berruyer entraîné par Alain Michel flambe en seconde division professionnelle, en coulisse, l’argent coulait à flot. Rien n’était trop beau pour ce club para-municipal dont les exploits étaient suivis de très près par le député-maire communiste de l’époque, Jacques Rimbault. Le réveil est d’autant plus douloureux que la ville a vécu un changement politique avec l’élection d’un maire RPR, Serge Lepeltier, portrait exactement inverse de son prédécesseur : peu intéressé par le football (de son propre aveu) et pas désireux d’éponger chaque année les dettes du club.

En National 2, l'équipe repart avec beaucoup de jeunes du cru et Olivier Chavanon et Pascal Dupuis qui font figure d'anciens, pour encadrer. Et, à la surprise générale, Bourges remonte aussitôt. Le FC Bourges sort premier de son groupe et remonte en N1 où il finit huitième. Lors de la saison 1996-1997, il finit à nouveau et doit son maintien en National (nouveau championnat à poule unique) au déboire d'un autre clubliquidation judiciaire du Perpignan FC. Malheureusement, le FC Bourges est en liquidation judiciaire à son tour en (forfait général à la ).Au mois de , alors en National, la liquidation judiciaire est prononcée pour le club. Bourges est forfait à partir de la .

Le club repart en DH sous le nom de « FC Bourges 18 ».

Faillite du FC Bourges 18 (1998-2005) upright|vignette|droite|Logo du FC Bourges 18

Le club repart en DH désormais sous le nom de « FC Bourges 18 », qu'il remporte dès la première année. En 1999-2000, le club termine quatrième du groupe C de CFA 2 et monte en CFA (). L’équipe termine championne d'automne de son groupe C de CFA, mais connaît une deuxième partie de saison 2000-2001 catastrophique et termine lanterne rouge des matchs retour.