Joseph François Foullon (ou Foulon) dit Foullon de Doué, baron de Doué, né à Saumur le , mort à Paris le , est un administrateur français. Il fut une des premières personnes assassinées durant la Révolution française, huit jours après l'assassinat du prévôt des marchands Jacques de Flesselles et du marquis de Launay.
Nommé surintendant (ministre) des finances à la place de Jacques Necker, il est pendu puis décapité devant l'Hôtel de ville de Paris, en même temps que l'intendant de Paris, Bertier de Sauvigny, avant d'avoir, comme lui, sa tête promenée au bout d'une pique.
Biographie Avant la Révolution
Issu d'une famille noble d'Anjou, Joseph François Foullon est le fils de Joseph Honoré Foullon, seigneur de Chaintre et de La Boissière, président et prévôt de Saumur, lieutenant-général criminel de Saumur, et d'Anne Fouyer de La Prousterie. Marié à Isabelle van der Dussen, il est le père de Joseph Foullon de Doué, d'Eugène Joseph Stanislas Foullon d'Escotiers, d'Honoré Charles Ignace Foullon (1756-1825), prêtre du diocèse de Cambrai et conseiller-clerc au Parlement de Paris de 1780 à la Révolution. et de Marie Joséphine Foullon, épouse de Louis Bénigne François Bertier de Sauvigny..
Il est intendant général de la Guerre, puis de la Marine sous Étienne François de Choiseul, intendant des Finances sous l'abbé Joseph Marie Terray, Joseph de Foulon est un administrateur habile.
Conseiller d'État en 1771, très écouté de la Cour à laquelle il présente des plans de redressement financier, il est très hostile aux idées nouvelles de libéralisation du commerce du grain et à l'entourage de Philippe d'Orléans. Durant la Révolution
Le , Louis XVI le nomme à la place de l'ancien banquier genevois Jacques Necker, très populaire dans les milieux bourgeois de la capitale. Ce choix excita une vive irritation chez ses partisans. Une campagne de calomnie est menée contre lui depuis l'entourage du duc d'Orléans : on fait croire aux Parisiens que c'est à Joseph Foullon qu'est confiée l'intendance de l'armée rassemblée autour de Paris pour en finir avec l'Assemblée, qu'il spécule sur le grain en l'accaparant, et que lorsqu'on lui a fait observer que le pain devenait trop cher pour le peuple, il aurait répondu : .
N'étant pas en sécurité à Paris, il s'installe le à Viry-Châtillon, chez l'ancien secrétaire d'État de la Marine Gabriel de Sartine. Il est arrêté dans le parc de ce dernier par des paysans et des domestiques.
vignette|Supplice de Foullon, par Jean-Louis Prieur, (musée de la Révolution française). Malgré son âge de près de soixante-quinze ans, il est conduit à Paris, pieds nus avec la bouche bourrée de foin. , on lui donne à boire du vinaigre poivré et on lui essuie le visage avec des orties.
Conduit à l'Hôtel de ville de Paris au matin du , il est ensuite pendu à un réverbère dans la rue de la Verrerie, en présence de son gendre Bertier de Sauvigny, pendu place de Grève plus tard dans la journée. La corde entourant le cou de Joseph Foullon ayant cassé, on le décapite. Sa tête fut portée en triomphe avec une poignée de foin dans la bouche.
Selon les mémoires de Madame Campan, son cœur fut porté au Palais Royal par des femmes .
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi Famille Foullon Joseph Pierre François-Xavier Foullon de Doué Eugène Joseph Stanislas Foullon d'Escotiers Louis Bénigne François Bertier de Sauvigny Bibliographie
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Liens externes
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