Millénaires : • •

Siècles : • • Décennies : 1800 • 1810 • 1820 • 1830 • 1840 1850 • 1860 • 1870 • 1880 • 1890 Années : 1801 • 1802 • 1803 • 1804 • 18051806 • 1807 • 1808 • 1809 • 1810

1811 • 1812 • 1813 • 1814 • 18151816 • 1817 • 1818 • 1819 • 1820

1821 • 1822 • 1823 • 1824 • 18251826 • 1827 • 1828 • 1829 • 1830

1831 • 1832 • 1833 • 1834 • 18351836 • 1837 • 1838 • 1839 • 1840

1841 • 1842 • 1843 • 1844 • 18451846 • 1847 • 1848 • 1849 • 1850

1851 • 1852 • 1853 • 1854 • 18551856 • 1857 • 1858 • 1859 • 1860

1861 • 1862 • 1863 • 1864 • 18651866 • 1867 • 1868 • 1869 • 1870

1871 • 1872 • 1873 • 1874 • 18751876 • 1877 • 1878 • 1879 • 1880

1881 • 1882 • 1883 • 1884 • 18851886 • 1887 • 1888 • 1889 • 1890

1891 • 1892 • 1893 • 1894 • 18951896 • 1897 • 1898 • 1899 • 1900 Le (ou ) commence le et finit le .

Il s'étend entre les jours juliens et Jours juliens à 0h du premier jour et à 24h du dernier jour.Le convertisseur de calendrier.

Généralités datées du

Événements vignette|redresse=2|Le monde en 1898 : les empires coloniaux. Pour l'Europe, les historiens font généralement commencer le en 1815 (fin de l'Empire napoléonien et congrès de Vienne) et le font terminer en 1914 (début de la Première Guerre mondiale). L'historien britannique Eric Hobsbawn a créé la notion de allant de 1789 à 1914..

Trois grandes tendances ont marqué ce siècle : L'industrialisation ; La démocratisation ; Le nationalisme.

Ce siècle a connu une explosion démographique ; on parle de révolution démographique.

Guerres

Guerre anglo-américaine (1812-1815) Guerres d'indépendance des colonies d'Amérique latine (1808-1830) Guerres de l'opium : Première guerre de l'opium (1839-1842) Deuxième guerre de l'opium (1856-1860) Guerre de Crimée (1853-1856) Guerres d'unification italienne (1859-1870) Guerre austro-prussienne (1866) Guerre franco-prussienne (1870-1871) Guerre sino-japonaise (1894-1895) Guerre hispano-américaine (1898) Révolte des Boxers (1899-1901)

Europe On peut dire que le est le siècle de l'Europe.

À partir des guerres des époques napoléoniennes (1799-1815), l'Europe connut de nombreuses autres guerres qui dessinèrent sa nouvelle carte géopolitique. Parmi les phénomènes les plus importants de ce siècle figurent : l'effondrement des vieux Empires espagnol et portugais (principalement en Amérique ; l'empire portugais reste intact dans le reste du monde), la formation du second Empire colonial français et du premier Empire allemand et surtout l'expansion de l'Empire britannique ; la construction de l'unité italienne et la libération des provinces balkaniques ; l'émergence de consciences nationales et de sentiments patriotiques très puissants.

C'est aussi pour l'Europe, le siècle des révolutions industrielles, qui vont bouleverser le paysage européen et apporter d'immenses richesses, mais aussi casser les anciennes structures sociales.

Enfin, pour l'Europe, c'est le siècle où ses élites intellectuelles vont la transformer, en un immense chaudron, dans lequel vont bouillonner toutes les idées et tous les arts. Ses savants, ses artistes, ses intellectuels, vont porter la recherche technologique, la recherche scientifique, la recherche artistique, la recherche des idées, à un niveau jamais atteint auparavant.

France

La réalité démographique La population française connaît une stagnation. Autrefois la nation la plus peuplée durant la Révolution et le Premier Empire, la France connaît une "grève des ventres" dans la seconde moitié du siècle. Entre 1890 et 1914, elle ne gagne que 1 300 000 habitants, contre 16 millions pour l'Allemagne et 5 millions pour l'Italie. De manière préoccupante, il y a des années où les décès surpassent les naissances (1898, 1900), entraînant un vieillissement de la population. En 1887, le docteur Jacques Bertillon tire la sonnette d'alarme avec son enquête "Le Problème de la dépopulation". Ce vieillissement justifie la loi du service militaire de trois ans en 1913. Avec une main-d'œuvre de plus en plus rare, la France fait appel à des travailleurs étrangers (belges et italiens) pour répondre à ses besoins industriels. Cette dynamique démographique reflète apparemment un déficit collectif de confiance en l'avenir.

Les réalités économiques et sociales Sur le plan économique, la France, ayant pris du retard sur le Royaume-Uni, se voit dépassée par la puissance industrielle de l'Allemagne dans les années 1880. Elle perd ainsi sa place de deuxième puissance économique européenne. Depuis 1870, elle subit une grande dépression marquée par de nombreux indicateurs alarmants : ralentissement de la croissance, crise agricole affectant sévèrement le monde rural qui reste prédominant (56 % de la population, avec plus de 40 % des actifs dans l'agriculture), krachs boursiers et financiers assortis de scandales, baisse des prix et chômage. Au début du XXe siècle, la France entame une nouvelle phase de reprise à partir de 1896. Entre 1906 et 1913, l'activité économique expérimente un taux de croissance sans précédent (4 à 5 %). Le retard industriel se réduit considérablement par rapport à la Grande-Bretagne et se stabilise ou diminue légèrement face à l'Allemagne, selon Asselain. Le développement industriel français privilégie toujours la grande entreprise par rapport à l'atelier. Le capitalisme français se renforce, avec la capacité de diriger l'épargne soit vers l'investissement industriel, soit vers des placements à l'étranger.

Bien que le pouvoir d'achat ait en général augmenté et que l'alimentation des familles ouvrières se soit améliorée, la répartition des richesses par la Semeuse républicaine est restée inégale. La société française demeure profondément inégalitaire et hiérarchisée, un contexte qui alimente les crises sociales et politiques. Les républicains, qu'ils soient modérés ou radicaux, ont instauré d'importantes libertés publiques sans pour autant édifier la république sociale vivement revendiquée par les mouvements politiques et syndicaux..

Les réalités diplomatiques Sur la scène diplomatique la France a payé cruellement le coût de la politique internationale de prestige du Second Empire. Pendant vingt ans, elle a subi la dure loi du système diplomatique bismarckien, qui visait justement à l'isoler. Or en 1914, elle a réussi à constituer autour d'elle pour sa sécurité l'un des deux grands systèmes diplomatiques existants en Europe : illustration du passage d'une France humiliée à une France sécurisée. En 1890, la disparition du chancelier de la scène politique européenne rend le jeu diplomatique plus souple. Le pays sort progressivement de l'isolement en faisant des choix souvent difficiles parmi les différentes cartes jouables. La France a d'abord éludé la tentation d'une entente bien hypothétique avec l'Allemagne, qui lui a été proposée par les représentants du "nouveau cours" ; une entente continentale à trois tête Allemagne - Russie - France avec comme objectif: freiner la puissance navale britannique. Guillaume II explore cette possibilité auprès du gouvernement français notamment lors de la guerre des Boers (1898) et au moment de Fachoda (1898). Les gouvernements français ont su écarter également le danger d'un axe anglo-allemand, qui était exploré à l'initiative de l'Angleterre (1901).

Le premier grand succès diplomatique a été le rapprochement avec la Russie, d'abord sur le plan militaire, puis sous la forme d'un traité, résultat de plusieurs années d'efforts patients. En 1890, des contacts entre états-majors des deux pays eurent lieu ; en 1891, c'est la visite de l'escadre française à Cronstadt ; c'est enfin le l'accord obtenu et signé, le texte disant clairement: "Si la France est attaquée par l'Allemagne, ou par l'Italie soutenue par l'Allemagne. Si la Russie est attaquée par l'Allemagne ou par l'Autriche-Hongrie soutenue par l'Allemagne, la France emploiera toutes ses forces disponibles pour attaquer l'Allemagne." L'entente franco-russe eut un grand retentissement dans l'opinion française qu'elle sécurisait, on parla dans la presse du rouleau compresseur russe, on célébra la Grande Alliance. En , la visite de la flotte russe à Toulon fut l'occasion de grandes festivités, la Russie devint à la mode.

L'autre événement décisif dut le choix imposé avec une certaine lucidité par Delcassé, ministre des Affaires étrangères de à : le rapprochement historique avec l'Angleterre. En dépit de ceux qui souhaitaient trouver des accommodements avec l'Allemagne. En dépit aussi des heurts des intérêts français avec la puissance anglaise dans le monde et d'une tradition anglophobe séculaire. Il ordonna au capitaine Marchand, à Fachoda, de se retirer. Grâce à ce recul, le nouveau ministre des Affaires étrangères Delcassé put progressivement déblayer les contentieux qui existaient entre les deux pays et aboutir à l'entente cordiale de 1904.

Les réalités culturelles Si l'instruction élémentaire a été démocratisée, il n'en reste pas moins qu'une très infime minorité peut prétendre accéder aux études secondaires et supérieures. Il en résulte qu'une élite seule dispose du savoir, s'impose et décide. Certes la diffusion du livre et de la grande presse rencontre un public qui s'élargit sans cesse, mais cela favorise les campagnes de presse et les manipulations de l'opinion. Certes les citoyens votent, mais s'ils ont écarté les anciens notables, ils s'en sont donné d'autres. Dans la balance du régime malgré les crises et des contestations violents pèse la stabilité retrouvée.

Afrique Vers 1810-1840 : le royaume Louba (Katanga) atteint son apogée sous le règne de Kumwimba Ngombe. À sa mort, de sanglantes luttes de succession affaiblissent le pouvoir central. Ilunga Kabale (mort vers 1870), qui a pris le pouvoir après avoir assassiné son frère Ndaye a Mujinga, passe la majeure partie de son règne à réprimer des révoltes et des complots. vignette|redresse=0.8|Le roi Chaka de l'empire zoulou.Esquisse par James King, 1824. 1816-1828 : empire zoulou de Chaka. Vers 1820-1850 : expansion du royaume bamoun dans l’ouest du Cameroun sous le règne du roi Mbuembue, qui a développé au début du siècle une politique guerrière et multiplié par sept le territoire national autour de Foumban, la capitale, entre les rivières Mbam et Noun. Vers 1850, un officier d’origine roturière, Nguwuo, s’empare du pouvoir. Le royaume, qui compte environ dont un tiers à Foumban, la capitale, vit du commerce régional, du trafic d’esclaves et de l’agriculture dans les vallées fertiles du Mbam et du Noun. 1856-1900 : invasions Zerma dans le Gurunsi ; utilisés comme mercenaires par les Dagomba-Mamprusi du nord du Ghana actuel pour razzier les pays Gurunsi (1856) les Zerma s'installent en territoire Gurunsi sous la conduite de leurs chefs Alfa Hano (1857-1862), Gazari (1863-1872) et Babatu (1872-1900).

La colonisation du continent africain se déroule principalement à partir des années 1880Voir par exemple les deux cartes, datées de 1880 et 1914, de l'ouvrage collectif Histoire du , sous la direction de Serge Berstein et Pierre Milza, édition Hatier, 1995, page 499. Réactions d'une véritable armée zarma contre les Peul, au milieu du siècle sous la conduite d’Issa Korombe. La victoire sur les Peuls mettra fin aux invasions de Sokoto dans le Sud du Zarmatarey avec l'arrivée d'un nouvel empereur.

Asie Comme pour l'Afrique, le est le siècle de la colonisation européenne, mais à la différence près que les anciennes structures géopolitiques vont dans la grande majorité des cas résister et subsister. Les colonisateurs européens vont en général préférer les conserver et tenter, tout en les contrôlant, de s'en faire des alliés.

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