vignette|310px|Lancement d'un ballon d'observation, archives bulgares, 1914-1918

Loffensive du Strymon, (opération de la Strouma) en bulgare , (bataille du Strymon) ou (emprise du Strymon) en grec, est une opération de la Première Guerre mondiale menée entre le et le en Macédoine grecque, de part et d'autre du fleuve Strymon (en bulgare : Strouma). Elle permet à la Bulgarie d'occuper une grande partie du nord de la Grèce et d'empêcher le déploiement des forces de l'Entente autour du camp de Salonique.

Contexte

vignette|310px|gauche|Soldats sur le front, archives bulgares, 1916 La campagne de Serbie de 1915 a permis aux Empires centraux, avec le concours de la Bulgarie, d'éliminer la résistance de l'armée serbe, obligée de s'embarquer vers Corfou et la Tunisie. La Bulgarie y gagne la Macédoine serbe, un de ses principaux buts de guerre. Mais le débarquement d'un corps expéditionnaire de l'Entente à Salonique, la neutralité incertaine de la Grèce dans la Première Guerre mondiale et l'entrée imminente de la Roumanie dans le conflit aux côtés de l'Entente font présager une réouverture du front des Balkans : l'armée française d'Orient, renforcée par des troupes britanniques, italiennes et bientôt par l'armée serbe reconstituée, se prépare à marcher à la rencontre de l'armée roumaine. Le Premier ministre grec Elefthérios Venizélos, favorable à l'Entente, démis de ses fonctions à Athènes le , tente de former un gouvernement pro-Entente à Salonique avec le soutien des Français (Schisme national). La Bulgarie, soutenue par l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, décide de s'y opposer en occupant la Macédoine grecque, en profitant de l'attitude pro-allemande du roi Constantin et d'une partie de l'armée grecque.

Opérations Le , les avant-gardes franco-britanniques se heurtent aux Bulgares lors de la bataille de Doiran. La (général Kliment Boyadjiev) et la (général Gueorgui Todorov), déployées le long de la frontière grecque, lancent une offensive générale. À l'ouest, le , la débute l' qui lui permet de s'emparer de cette ville mais elle échoue devant Tchegan (Agios Athanasios). À l'est, le , la bulgare ( Rila, Macédoine, Égée et une brigade de la ) avancent sur un front de de long en direction du . Le gouvernement royal d'Athènes a démobilisé ses forces et ordonne de ne pas s'opposer à l'avance bulgare. Le corps d'armée grec, qui était en instance de démobilisation, est capturé et interné en Allemagne. L'armée bulgare occupe Kavala, Dráma et Serrès. vignette|310px|Prisonniers de guerre de l'Entente en Bulgarie, 1916-1918

Conséquences Les forces de l'Entente arrivent trop tard pour empêcher l'effondrement du front roumain sous la pression de forces allemandes, austro-hongroises et bulgares. La bataille de Monastir (Bitola), le , permet cependant aux forces françaises et serbes de stabiliser le front près de la frontière gréco-serbe face au groupe d'armées germano-bulgare. Ce succès partiel permettra à l'expédition de Salonique, après le retour au pouvoir de Venizélos, de se déployer en 1917-1918.

Notes et références

Voir aussi dans sa version du .

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