vignette|Yoshiwara, la nuit (吉原格子先之図) par Katsushika Oi. (–), également connue sous le nom de , est une artiste japonaise de Ukiyo-e de la fin du , de l'époque d'Edo. Sa mère était la seconde épouse de Hokusai. Non seulement Ōi a travaillé comme assistante de son père, mais elle était aussi une peintre accomplie elle-même... Il existe plusieurs théories quant à l'origine de son nom, y compris Ei (son prénom), Ei-jo (jo, qui signifie « femme de » ou « fille » en japonais), O-i (« fidèle à itsu »), et (O est un préfixe honorifique pour les femmes à l'époque Edo).
Biographie Les dates de naissance et de mort de Katsushika Ōi ne sont pas connues avec exactitude. Elle est la fille de l'artiste Katsushika Hokusai (1760-1849). Hokusai a été marié deux fois. Avec sa première épouse, il a eu un fils et deux filles, et avec la seconde, appelée Koto (), un fils et une ou deux filles. Il est dit que Ōi est née alors que Hokusai avait , en l'an 12 de Kansei, vers 1800.
Ōi a épousé l'artiste Minamisawa Tōmei vers 1824. Ils ne s'entendaient pas bien, et elle le considérait comme un comiquement piètre artiste. Ils ont divorcé vers 1827 ; elle est retournée à la maison de son père et ne s'est jamais remariée. Ōi par la suite a aidé Hokusai dans son art et a commencé sa propre production. À propos de ses bijin-ga , des portraits de belles femmes, Hokusai aurait dit : « Mes bijin-ga ne valent pas ceux d'Oei. » La mère d'Ōi est morte vers 1828. On ne sait pas ce qu'il est advenu d'Ōi après la mort de son père en 1849.
Tsuyuki Iitsu, un élève de Hokusai dans ses dernières années, l'a décrite comme ayant une personnalité excentrique, comme son père et un esprit de charité .
Œuvre Ōi est connue pour avoir excellé dans l'art de l'écriture et dans les bijin-ga, les peintures de belles femmes.
Quelques-unes de ses œuvres : Kinuta Beauté travaillant un tissu au clair de lune (date inconnue) — gravure sur bois. Musée national de Tokyo ; Yoshiwara, la nuit (date inconnue) — Les lettres de son nom peuvent être observées dans cette scène, réparties sur trois différentes lanternes marquées par des symboles "O", "i", et "Ei'. Ukiyo-e, Ota Memorial Museum of Art ; Opération sur le bras de Guan Yu () — rouleau ; encre, couleur et feuille d'or sur soie. – Cleveland Museum of Art. vignette|Opération sur le bras de Guan Yu.
Elle a également été créditée comme illustratrice pour les livres suivants. Manuel Illustré pour la Vie Quotidienne des Femmes (1847) ; Dictionnaire de Sencha (1848) Kobayashi Tadashi et Julie Nelson Davis, The Floating World in Light and Shadow: Ukiyo-e Paintings by Hokusai's Daughter Oi, in J. T. Carpenter et al, Hokusai and his age: Ukiyo-e painting, printmaking and book illustration in late Edo Japan, Amsterdam, Hotei Publishing, 2005..
Postérité La romancière canadienne Katherine Govier a écrit un roman sur Ōi intitulé The Ghost Brush (2010, également intitulé The Printmaker's Daughter).
L'histoire de Ōi a été adaptée en bande dessinée sous le titre Miss Hokusai (1983-87), et ensuite en dessin animé en 2015. Le film a remporté de nombreux prix..
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie . . . .
Liens externes
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