Marie-Thérèse Gamalery dite Madame Mariquita ou MariquitaMariquita signifie Coccinelle en espagnol., née en selon les propres déclarations de Mariquita qui précise dans un entretien qu'elle accorde en décembre 1910 à Georges Cain qu'elle vient d'avoir 69 ans. Cf infra au § "Bibliographie".ou en 1838 selon à AlgerAucune naissance "Gamalery" (ou noms approchants comme Camalery ou Gameleri) relevée sur les registres d'état-civil d'Alger entre 1838 et 1841. ou à AumaleLa tenue de registres d'état-civil à Aumale ne commence qu'en 1847. (Algérie) et morte le dans le 9e arrondissement de ParisActe de décès (vue 24/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du arrondissement, registre des décès de 1922. L'acte précise qu'elle est célibataire., est une danseuse françaiseRéglementairement, les Palmes académiques ne peuvent être décernées qu'à des personnes de nationalité française. d'origine espagnoleSi elle portait bien un nom de scène espagnol et s'il est avéré qu'elle parlait effectivement le castillan, rien n'indique pour autant qu'elle était originaire de la péninsule ibérique. Son véritable patronyme (Gamalery) fait plutôt penser à des origines italiennes (Gamaleri)..

Elle reste célèbre comme chorégraphe et maîtresse de ballets dans différents théâtres parisiens de 1871 à 1920.

Biographie Mariquita a toujours été très évasive sur ses origines et sur sa petite enfance en Algérie. Pour justifier de sa passion pour la danse, elle aimait cependant rappeler qu'elle avait dansé dès son plus jeune âge dans les rues d'Alger et qu'elle avait débuté à cinq ans dans un café-chantant de la ville.

Les dates et les circonstances précises de son arrivée à Paris sont inconnues et elle ne s'en est d'ailleurs jamais expliquée. Par contre, elle a toujours affirmé avoir commencé à danser aux Funambules dès l'âge de huit ans, ce qui implique une installation dans la capitale vers 1848-1850 après l'accession au trône de Louis-Philippe. Après un engagement au théâtre des Bouffes-Parisiens en 1855, elle est nommée danseuse étoile au théâtre des Variétés puis au théâtre de la Porte Saint-Martin et enfin comme maîtresse de ballet aux Folies Bergère. Cependant, elle se produit dans d’autres théâtres tant à Paris, au Châtelet, à la Gaîté ou encore au Skating de la rue Blanche, qu'en province, comme au théâtre Lafayette de Rouen, et à l'étranger, à Madrid ou au Lyceum de Londres.

En 1898, Albert Carré l'engage en tant que maîtresse de ballet à l’Opéra-Comique, fonction qu'elle exercera jusqu'en 1920, tout en assurant la direction du corps de ballet des Folies Bergère où elle continue à créer des ballets et spectacles dont des reconstitutions de danses anciennes.

Mariquita obtient la direction chorégraphique du Palais de la Danse à l’Exposition universelle de 1900.

Elle est la professeure de nombreuses danseuses dont Liane de Pougy, Émilienne d’Alençon et la belle Otero.

Mariquita fait ses adieux le à l’Opéra-Comique et meurt deux ans plus tard le à Paris dans le arrondissement à l’âge de . Elle est inhumée au cimetière sud de Saint-Mandé.Thierry Malandain dans son article, Dans les pas de Mariquita, indique que la chorégraphe est mariée avec Marc Jean Louis Fournier, né à Genève (Suisse) le 23 novembre 1815, auteur dramatique et directeur du théâtre de la Porte-Saint-Martin. Mais si ce dernier est décédé à Saint-Mandé le 4 janvier 1879, il est déclaré époux de la comédienne Delphine Baron (1818-1896). Quant à Marie-Thérèse Gamalery dite Mariquita, son acte de décès à Paris stipule qu'elle est célibataire..

Chorégraphies vignette|upright|Émilienne d’Alençon et Mariquita aux Folies-Bergère, dessin de Toulouse-Lautrec.

1884: Le Grand Mogol, Théâtre de la Gaîté 1893: L'Escarmouche, Théâtre des Folies Bergère 1896: Les Cloches de Corneville, Théâtre de la Gaîté 1897 : Paris qui marche, théâtre des Variétés 1898: L'Enlèvement des Sabines, Théâtre des Folies Bergère 1899: Cendrillon, Théâtre de l'Opéra Comique 1904: Alceste, Théâtre de l'Opéra Comique 1906: Aphrodite, Théâtre de l'Opéra Comique 1909: Terpsichore 1910: Les Lucioles, Théâtre de l'Opéra Comique

Distinctions Officier d'Académie (arrêté du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts du )Officiers d'Académie. Journal Officiel du 16 janvier 1895, , .. (arrêté du ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts du )Officiers de l'Instruction publique. Journal Officiel du 3 mars 1905, , ..

Bibliographie Notes et souvenirs. Mme Mariquita, maîtresse de ballets, article de Georges Cain paru dans Le Temps du Notes et souvenirs. Le Temps, 13 décembre 1910, pp. 2-3, à .. Madame Mariquita et le Ballet français, article de Louis Delluc paru dans Comoedia illustré du Madame Mariquita et le Ballet français. Comoedia illustré, pp. 155-157, à ..

Notes et références Notes

Références

Liens externes

Catégorie:Danseuse espagnole du XIXe siècle Catégorie:Danseuse française du XIXe siècle Catégorie:Officier d'Académie Catégorie:Naissance en Algérie française Catégorie:Naissance en décembre 1841 Catégorie:Décès en octobre 1922 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Mononyme de danseuse française Catégorie:Nom de scène Catégorie:Décès à 80 ans