L'affaire Maxime Gaget, du nom de la victime, est une affaire judiciaire française survenue en à la suite des violences conjugales subies par Maxime Gaget du au des mains de sa conjointe Zakia Medkour.
Description générale Durant le procès il fut établi que Maxime avait été traité par sa conjointe tel un « esclave domestique », contraint de dormir dans un placard, privé de douche et de toilettes, dépouillé de ses économies, subissant divers sévices, des coups de poing, de pied et de bâton, des brûlures de cigarettes, les fractures de ses doigts, l'introduction de sel dans ses yeux, des douches glacées, l'ingestion forcée d'éponges et de produit lave-vitre. Menacé d’être dénoncé comme pédophile s'il s'opposait à son ex-compagne, il se taira jusqu'en ...
Sauvetage de la victime Le , c'est le frère de Zakia qui donnera l'alerte auprès des parents de Maxime en ces termes : La police et la famille se rendront au domicile pour exfiltrer la victime..
De la légitime défense Au procès en appel, la présidente demandera : Maxime Gaget expliquera ne pas avoir riposté
Stratégie de la prévenue à son procès La défense a fait valoir que Zakia Medkour était bipolaire et La défenderesse déclarera à la barre ainsi que
Verdicts En , en première instance, Zakia Medkour est condamnée à de prison dont fermes, de dommages à Maxime Gaget, ainsi que à la Caisse primaire d'assurance maladie de la Charente. Le parquet fera appel.
Le , la cour d'appel de Paris prononce une peine de de prison ferme et trois ans avec sursis, assortis d'une mise à l'épreuve comprenant l'obligation d'une activité professionnelle, d'un suivi médical et de l'obligation de rembourser des dommages à la victime.
Déroulement des faits Expertise médicale L'expertise médicale est confiée au Docteur Christian Beneytout. Le rapport médical fait état de .
Le rapport définitif du Docteur Beneytout relève que les lésions sont bien en relation directe et certaine avec des violences répétitives avec, au niveau de la face, des lésions récentes à type d'hématomes pré-orbitaires, érosions cutanées du cuir chevelu et de la lèvre inférieure. La modification du massif facial en rapport avec des lésions anciennes de fracture des os propres du nez de même que la modification de pavillon de l'oreille gauche sont à rapporter à des violences plus anciennes. Les troubles psychologiques à type de réminiscence des faits avec troubles de l'endormissement, apathie, indifférence, sont à mettre en relation directe et certaine avec les traumatismes subisRapport TGI Paris jugement initial du , pages 7, paragraphe 14..
Témoignages Le gérant d'un magasin situé à proximité sera entendu en qualité de témoin. Il déclarera avoir souvent vu Maxime Gaget faire ses courses, même s'il ne le connaissait pas par son nom. Il déclarera avoir constaté des bleus sur son visage, des hématomes, des , que ses oreilles étaient , ou encore, un mois et demi plus tôt, que . Il déclarera lui avoir demandé ce qu'il lui était arrivé, la première fois Maxime Gaget lui aurait répondu qu'il était tombé, puis il aurait fini par dire que c'était sa compagne qui le tapait et le brûlait avec des cigarettes dont il lui aurait montré les traces. Un jour que la mère de Zakia Medkour était venue au magasin, il l'aurait conduite dans son bureau pour lui demander ce qu'il se passait avec cet homme, elle aurait fini par admettre que sa fille maltraitait son compagnon et qu'elle avait peur qu'elle aille en prison. Elle aurait également reconnu que les enfants étaient témoins de ce qu'il se passait. Quelques jours après cette rencontre, Zakia serait venue au magasin, aurait insulté le gérant et l'aurait menacé. Il précisera qu'elle aurait été ivreRapport TGI Paris jugement initial du , pages 5, paragraphe 5..
Madame Zohra O. veuve Medkour, mère de la prévenue, déclara avoir déjà vu des traces de violences sur le visage de Maxime Gaget et des brûlures de cigarettes sur les bras. Elle décrit sa fille comme , sujette à des crises de colère, avec parfois des violences sur ses enfants justifiant leur placement chez elle par le juge des enfantsRapport TGI Paris jugement initial du , pages 5 et 6, paragraphe 8..
Timothée Melkour, fils de Zakia, raconte qu'il y avait des cris tous les jours à la maison, que sa mère a pu casser des objets, qu'elle frappait Maxime avec des coups de poing et de pieds puis lui interdisait de sortir s'il avait des marques sur le visage, tout comme elle lui interdisait de se doucher ou d'aller aux toilettes. D'après les déclarations de Timothée, M. Gaget aurait progressivement dû dormir par terre et parfois .
Enquête parallèle Parallèlement, une enquête est diligentée par la brigade de protection des mineurs sur d'éventuelles traces de violences commises par Zakia sur ses enfants. Entendue dans ce cadre sous le régime de la garde à vue le , Zakia Medkour indique que, lorsqu'elle était violente, elle cassait tout chez elle et qu'avec les enfants elle . Elle aurait reconnu leur porter . Elle aurait également admis avoir brûlé Timothée et aurait précisé que les violences à l'égard de ses enfants auraient commencé quand ils avaient six ou sept ans et qu'elle pouvait alors les frapper avec tout objet qui lui tombait sous la mainRapport TGI Paris jugement initial du , pages 6 et 7, paragraphe 10..
Contexte social et légal en France Au moment de l'affaire, les chiffres font état de victimes de violences au sein de leur couple, alors que seuls 3 % d'entre eux portent plainte..
Les mêmes chiffres font état de victimes de violences au sein de leur couple alors que seules 10 % d'entre elles portent plainte.
Il est à noter que la nature des sévices endurés diffère selon les sexes. Les violences conjugales subies par les hommes sont beaucoup plus souvent physiques que sexuelles, et celles subies par les femmes sont plus souvent sexuelles que physiques. De plus, il est fait mention que si les femmes signalent fréquemment leur ex-partenaire comme leur tortionnaire, la grande majorité des hommes subissent l'emprise de leur partenaire de vie du moment .
Procès Première instance En première instance, le , à la 2 du Tribunal de grande instance de Paris (dans les locaux de la ).
Plaidoirie :
Délibéré :
Appel En appel, le , à la correctionnelle 2 du TGI de Paris (dans les locaux de la ).
Réactions
Références
Annexes Bibliographie ; J'ai lu (), , 222 .
Vidéographie
Articles connexes Condition masculine Maltraitance sur mineur Misandrie Violence conjugale Violence féminine
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