La bataille de Tarakan est une bataille de la campagne du Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle s'est déroulée du 11 au à Tarakan, le lendemain de la déclaration de guerre de l'empire du Japon au royaume des Pays-Bas.
Située au nord-est de Bornéo, aux Indes orientales néerlandaises, l'île de Terakan, bien que petite et marécageuse, disposait de 700 puits de pétrole, d'une raffinerie et d'un aérodrome, en faisant un objectif crucial pour le Japon pendant la guerre du Pacifique.
Géographie Tarakan est une île en forme de triangle à () de la côte de Bornéo. L'île mesure environ de long par de large. La petite île de Sadau est située à environ au large de la côte ouest de Tarakan. Presque tout le littoral est marécageux et, en 1945, les mangroves de la moitié nord de l'île s'étendaient sur à l'intérieur des terres. Les mangroves côtières dans la partie sud de l'île étaient plus étroites. À l'intérieur des terres, la majeure partie du centre de l'île comprend une série de collines escarpées et densément boisées d'une hauteur de plus de . Tarakan est situé à trois degrés au nord de l'équateur. Le climat est tropical, la température moyenne étant d'environ 90 degrés Fahrenheit et l'humidité relative dépassant les 90 %.
En 1945, la ville de Tarakan était la principale colonie de l'île. Cette ville située à à l'intérieur des terres était séparée de la côte sud-ouest par plusieurs petites collines couvertes de végétation basse. Sur la côte, quatre jetées utilisées pour amarrer des pétroliers étaient reliées à la ville de Tarakan par trois routes revêtues. L'aérodrome de Tarakan était situé à environ au nord-ouest de la ville de Tarakan. Des deux champs pétrolifères de l'île, Sesanip Oilfield était situé à la limite nord-est de l'aérodrome tandis que le plus grand, Juata Oilfield se trouvait à au nord. Le village de Djoeata était situé sur la côte nord-ouest de Tarakan et relié au champ pétrolifère de Juata Oilfield par une piste.
Débarquement japonais Le , la flotte d'invasion japonaise est repéré par un hydravion Dornier Do 24K hollandais. Le commandant de la garnison de Tarakan ordonne alors la destruction de toutes les installations pétrolières de l'île.
Les forces japonaises de l'Unité de l'aile droite du Détachement Sakaguchi débarquent sur la côte Est de Tarakan à minuit le , suivies par la « Force navale spéciale de débarquement » Kure. Après une résistance brève mais féroce, la garnison du KNIL se rendit dans la matinée du . La totalité de l'équipage de la batterie côtière de Karoengan, soit 219 prisonniers de guerre, furent exécutés par noyade par les japonais en représailles des naufrages des mouilleurs de mines W13 et W14, crime de guerre qui sera répété après la bataille de Balikpapan.
Dans la nuit du , avant que le Japon ne finisse le blocus de Tarakan, le sous-marin hollandais K-X, le patrouilleur P-1 et la vedette Aida réussirent à s'échapper. Le mouilleur de mines néerlandais Prins van Oranje fut repéré et coulé en tentant de s'échapper par le destroyer japonais Yamakaze, sous le commandement du lieutenant-colonel Shuichi Hamanaka, et par le patrouilleur P-38.
Des avions hollandais effectuèrent des missions de bombardement depuis un aérodrome de l'est de Bornéo (appelé Samarinde II) afin d'attaquer des navires japonais.
L'île resta sous occupation japonaise jusqu'en , date à laquelle elle fut libérée par les troupes australiennes lors de la bataille de Tarakan en 1945.
Ordre de bataille Forces terrestres Unités japonaises Détachement Sakaguchi régiment régimentaire du QG Compagnie Chenillette régiment d'infanterie (+) I Bataillon, régiment d'artillerie de campagne Compagnie, régiment d’ingénierie Compagnie, régiment de transport Éléments d'infanterie, Force Navale Spéciale de Débarquement Kure unité de construction de gisement de pétrole unité de construction de l'aérodrome
Unités néerlandaises Garnison de Tarakan Bataillon de la garnison de Tarakan (7e bataillon d'infanterie du KNIL) Compagnie de mitrailleuse Détachement motorisé avec 7 véhicules blindées régiment d'artillerie côtière(?) Deux batteries d'artillerie côtières mobiles (total de 3 canons de et de 2 canons de ) Cinq batteries fixes d'artillerie côtière (total de 2 canons de , 10 canons de et 3 canons de ) Deux batteries AA (total de 4 canons de et 4 canons de ) Quatre pelotons de mitrailleuses AA (chacune avec 3 × HMG) Deux pelotons d'ingénieur Peloton auxiliaire de premiers soins
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Expansionnisme du Japon Shōwa Crimes de guerre du Japon Shōwa
Bibliographie Womack, Tom (2006), "The Dutch Naval Air Force Against Japan – The Defense of the Netherlands East Indies, 1941–1942", McFarland & Company, Inc.,
Liens externes
Morison, Eliot Samuel (2001), "The Rising Sun in the Pacific 1931 – April 1942", University of Illinois Press, Urbana. Niehorster, Dr. Leo, World War II Armed Forces Orders of Battle and Organizations The Kingdom of The Netherlands declares war with Japan
Catégorie:Occupation japonaise des Indes néerlandaises Catégorie:Bataille de 1942 Catégorie:Bataille ou opération de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Bataille de la Seconde Guerre mondiale impliquant les Pays-Bas Catégorie:Bataille de la Seconde Guerre mondiale impliquant le Japon Bataille de Tarakan (1942) Catégorie:Théâtre sud-ouest de la guerre du Pacifique Bataille de Tarakan (1942) Bataille de Tarakan (1942)