L'article sur les Personnalités de Nouvelle-Calédonie est une liste des personnages ayant ou ayant eu une importance politique, culturelle, économique, sportive ou sociale en Nouvelle-Calédonie.
Les représentants du pouvoir métropolitain
Cette liste est ici non exhaustive, ne sont recensés que certains commandants, gouverneurs ou hauts-commissaires.
Exemples de commandants pour la Nouvelle-Calédonie (1853-1860) Auguste Febvrier Despointes (1796-1855) : 1853-1854, qui prend possession de la Nouvelle-Calédonie pour la France, Louis-Marie-François Tardy de Montravel (1811-1864) : 1854, qui fonde Port-de-France (future Nouméa), Eugène du Bouzet (1805-1867) : 1855-1858, qui organise la venue et l'installation de premiers colons.
Exemples de gouverneurs coloniaux (1860-1946) Charles Guillain (1808-1875) : 1862-1870, qui organise la colonisation pénale et la « politique indigène », Jean Olry (1832-1890) : 1878-1880, qui organise la répression de la Grande révolte kanak d'Ataï de 1878, Paul Feillet (1857-1903) : 1894-1903, qui met fin à la transportation et à la déportation pénale vers le bagne et organise la plus vaste vague de colonisation libre en Nouvelle-Calédonie (« colons Feillet »), Jules Repiquet (1874-1960) : 1914-1923, qui organise la participation de la Nouvelle-Calédonie à la Première Guerre mondiale et la répression de la révolte kanak de 1917, Joseph Guyon (1870-1942) : 1925-1932, qui organise une « nouvelle politique indigène » visant à « assimiler » les Mélanésiens, Henri Sautot (1885-1963) : 1940-1942, qui dirige l'archipel après son ralliement à la France Libre, Georges Thierry d'Argenlieu (1889-1964) : 1941-1944, qui permet l'utilisation de la Nouvelle-Calédonie comme base arrière pour l'armée américaine durant la Seconde Guerre mondiale.
Exemples de gouverneurs du territoire d'outre-mer (1946-1981) Aimé Grimald (1903-2000) : 1956-1958, qui organise la mise en place de la loi-cadre Defferre, Laurent Péchoux (1904-2000) : 1958-1963, qui opère une centralisation et gère la limitation de l'autonomie néo-calédonienne voulue par le gouvernement central, Gabriel Ériau (né en 1914) : 1974-1978, qui met en place un nouveau statut d'autonomie.
Hauts-commissaires (depuis 1981) Christian Nucci (né en 1939) : 1981-1982, le premier élu métropolitain à occuper cette fonction, Jacques Roynette (né en 1936) : 1982-1984, qui doit faire face à la montée de la violence entre partisans et opposants de l'indépendance, Edgard Pisani (1918-2016) : 1984-1985, qui fait face au début des « Événements » et propose un projet d'indépendance-association rejeté par les deux parties, Fernand Wibaux (1921-2013) : 1985-1986, qui met en place le statut Fabius-Pisani préparant l'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, Jean Montpezat (né en 1937) : 1986-1987, qui met en place le statut Pons I et organise le référendum d'autodétermination de 1987, Clément Bouhin (né en 1926) : 1987-1988, qui met en place le statut Pons II et doit faire face à la prise d'otages d'Ouvéa, Bernard Grasset (né en 1933) : 1988-1991, qui met en place le statut transitoire décidé par les accords de Matignon-Oudinot, Alain Christnacht (né en 1946) : 1991-1994, qui a été l'un des principaux artisans et négociateurs des accords de Matignon-Oudinot et le sera plus tard pour l'accord de Nouméa, Didier Cultiaux (né en 1943) : 1994-1995, Dominique Bur (né en 1947) : 1995-1999, qui participe à l'organisation des négociations entre partisans et opposants à l'indépendance pour amener à l'accord de Nouméa et qui doit gérer de nombreux conflits sociaux ou politiques, Daniel Constantin (né en 1940) : 2002-2005, Michel Mathieu (né en 1944) : 2005-2007, Yves Dassonville (1948-2021) : 2007-2010, qui gère une agitation sociale liée à l'USTKE et met en place les comités de pilotage pour préparer la sortie de l'accord de Nouméa, Albert Dupuy (né en 1947) : 2010-2013, Jean-Jacques Brot (né en 1956) : 2013-2014, qui a émis des critiques sur certaines utilisations des fonds publics et lancé des négociations pour trouver des solutions au problème de la vie chère, Vincent Bouvier (né en 1952) : 2014-2016, Thierry Lataste (né en 1954) : 1999-2002 et 2016-2019, qui a été chargé de mettre en place les institutions de l'accord de Nouméa puis de préparer sa sortie, et a dû gérer lors de ses deux passages des troubles et violences liées à Saint-Louis. Puis, lors de son deuxième passage à ce poste, a dû mettre en place les négociations politiques pour la sortie de l'accord de Nouméa et organiser le premier référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie du , Laurent Prévost (né en 1967) : 2019-2021, qui a dû gérer la crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19 en Nouvelle-Calédonie avec deux périodes de confinements stricts (mars- et ) et une stratégie visant le « Covid free » par une réduction des liaisons aériennes et une mise sous quinzaine systématique des personnes arrivant dans l'archipel. Il a aussi dû faire face aux manifestations souvent violentes causées par la question du rachat de l'usine du Sud en 2020, et organiser le deuxième référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie du , Patrice Faure (né en 1967) : 2021-2023, qui a dû organiser le troisième et dernier référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie prévu par l'accord de Nouméa le . Louis Le Franc (né en 1960) : depuis 2023, qui a eu à gérer les émeutes de 2024.
Les représentants nationaux ou européens du territoire Députés de la Nouvelle-Calédonie (depuis 1945)
1945, 1 circonscription - 1 siège, Roger Gervolino, groupe de l'UDSR ( Constituante) 1946, 1 circonscription - 1 siège, Roger Gervolino, groupe de l'UDSR ( Constituante) 1946, 1 circonscription - 1 siège, Roger Gervolino, groupe de l'UDSR ( Législature de la République) 1951, 1 circonscription - 1 siège, Maurice Lenormand, non-inscrit, fondateur de l'Union calédonienne (UC) en 1953 ( Législature de la République) 1956, 1 circonscription - 1 siège, Maurice Lenormand, UC, groupe des Indépendants d'outre-mer IOM ( Législature de la République) 1958, 1 circonscription - 1 siège, Maurice Lenormand, UC, groupe des Républicains populaires et centre démocratique RPCD ( Législature de la République) 1962, 1 circonscription - 1 siège, Maurice Lenormand, UC, groupe du Centre démocratique CD ( Législature) 1964, 1 circonscription - 1 siège, Rock Pidjot, UC-UICALO, groupe du CD (élection partielleMaurice Lenormand ayant été condamné à une peine d'inéligibilité., Législature) 1967, 1 circonscription - 1 siège, Rock Pidjot, UC-UICALO, groupe Progrès et démocratie moderne PDM ( Législature) 1968, 1 circonscription - 1 siège, Rock Pidjot, UC-UICALO, groupe PDM ( Législature) 1973, 1 circonscription - 1 siège, Rock Pidjot, UC-UICALO, groupe des Réformateurs démocrates sociaux RDS puis des Réformateurs, des centristes et des démocrates sociaux RCDS ( Législature) 1978, 2 circonscriptions - Rock Pidjot (UC-UICALO, non-inscrit, fondateur du Front indépendantiste en 1979) — Jacques Lafleur (RPCR, groupe RPR) - ( Législature) 1981, 2 circonscriptions - Rock Pidjot (FI-UC-UICALO, apparenté au groupe socialiste, fondateur du FLNKS en 1984) — Jacques Lafleur (RPCR, groupe RPRJacques Lafleur est réélu dans une élection partielle après avoir démissionné en 1982.) - ( Législature) 1986, 1 circonscription - 2 sièges, Jacques Lafleur (RPCR, groupe RPR) — Maurice Nénou (RPCR, groupe RPR) - ( Législature) 1988, 2 circonscriptions - Jacques Lafleur (RPCR, groupe RPR) — Maurice Nénou (RPCR, groupe RPR) - ( Législature) 1993, 2 circonscriptions - Jacques Lafleur (RPCR, groupe RPR) — Maurice Nénou (RPCR, groupe RPR), décède en 1996, Pierre Frogier (RPCR, groupe RPR) élu à sa place dans une élection partielle - ( Législature) 1997, 2 circonscriptions - Jacques Lafleur (RPCR, groupe RPR) — Pierre Frogier (RPCR, groupe RPR) - ( Législature) 2002, 2 circonscriptions - Jacques Lafleur (RPCR, groupe UMP, fondateur en 2006 du RPC) — Pierre Frogier (RPCR puis Rassemblement-UMP, groupe UMP) - ( Législature) 2007, 2 circonscriptions - Gaël Yanno (Rassemblement-UMP, groupe UMP) — Pierre Frogier (Rassemblement-UMP, groupe UMP), démissionne en 2011 pour siéger au Sénat (non remplacé) - ( Législature) 2012, 2 circonscriptions - Sonia Lagarde (Calédonie ensemble-UDI, groupe UDI) — Philippe Gomès (Calédonie ensemble-UDI, groupe UDI) - ( Législature) 2017, 2 circonscriptions - Philippe Dunoyer (Calédonie ensemble-UDI, groupes LC / UAI / UDI) — Philippe Gomès (Calédonie ensemble-UDI, groupes LC / UAI / UDI) - ( Législature) 2022, 2 circonscriptions - Philippe Dunoyer (Calédonie ensemble-LREM, groupe RE) — Nicolas Metzdorf (Générations NC-LREM, groupe RE) - ( Législature) 2024, 2 circonscriptions - Nicolas Metzdorf (Générations NC-LOY) — Emmanuel Tjibaou (UC) - ( Législature)
Sénateurs de Nouvelle-Calédonie (depuis 1947) La Constitution de 1946 attribue à la Nouvelle-Calédonie un siège au Conseil de la République, l'équivalent du Sénat des IIIe et Ve RépubliquesConseil de la République : même sous la IVe République, les appellations de "Sénat" et de "sénateur" étaient utilisées couramment..
1947, 1 siège - Henri Lafleur, groupe des Républicains indépendants (RI) 1948, 1 siège - Henri Lafleur, groupe des RI 1955, 1 siège - Armand Ohlen, UC, groupe des Indépendants d'outre-mer (IOM) 1959, 1 siège - Henri Lafleur, Rascal, groupe des RI 1965, 1 siège - Henri Lafleur, Rascal, groupe des RI, fondateur de l'Union démocratique (UD) en 1968 puis de l'Entente démocratique et sociale (EDS) en 1972 1974, 1 siège - Henri Lafleur, EDS, groupe des RI, décède en 1974 1974, 1 siège remplacé - Lionel Cherrier, EDS, groupe des RI, fondateur de l'UDF en 1978 et de la Fédération pour une nouvelle société calédonienne (FNSC) en 1979 1983, 1 siège - Dick Ukeiwé, RPCR, groupe RPR 1992, 1 siège - Simon Loueckhote, RPCR, groupe RPR 2001, 1 siège - Simon Loueckhote, RPCR, groupe RPR puis UMP à partir de 2002, fondateur en 2006 du RPC et en 2008 du LMD 2011, 2 sièges - Pierre Frogier (Rassemblement-UMP puis Rassemblement-Les Républicains, groupe UMP puis Les Républicains à partir de 2015) — Hilarion Vendégou (Rassemblement-UMP puis Rassemblement-Les Républicains, groupe UMP puis Les Républicains à partir de 2015) 2017, 2 sièges - Pierre Frogier (Rassemblement-Les Républicains, groupe Les Républicains) — Gérard Poadja (Calédonie ensemble, UDI, groupe Union centriste) 2023, 2 sièges - Georges Naturel (Rassemblement-Les Républicains, groupe Les Républicains) — Robert Xowie (FLNKS-UC, groupe CRCE-Kanaky)
Membres du Conseil économique, social et environnemental La Nouvelle-Calédonie a un représentant qui fait partie du groupe de l’Outre-Mer du Conseil économique, social et environnemental (CESE), autrefois appelé et jusqu'en 2008 Conseil économique et social (CES). Comme les autres représentants de collectivités ultramarines, il est nommé par le gouvernement français sur proposition du ministre de l’Outre-Mer, après consultation des organisations professionnelles du territoire. 1959-1969 : Jean Guillard, homme d'affaires, directeur général de la Société Le Nickel (SLN) à Nouméa. 1969-1979 : Roger Laroque, homme d'affaires, directeur général des Établissements Ballande en Nouvelle-Calédonie, maire de Nouméa de 1953 à 1985, fondateur de l'EDS en 1972, du RPC puis RPCR en 1977. 1979-1984 : André Caillard, homme d'affaires de Nouméa, élu territorial EDS puis RPCR de 1972 à 1977 et en 1979, vice-président (et donc chef effectif de l'exécutif local) du Conseil de gouvernement de 1977 à 1978. 1984-1989 : Guy Mennesson, docker syndicaliste à Nouméa, secrétaire général de l'Union des syndicats des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie (USOENC) de 1978 à 1992, fondateur du Parti socialiste calédonien (PSC) en 1976.