Élisabeth Copet-Rougier est une ethnologue africaniste française (1949-1998), surtout connue pour ses contributions à l'étude comparative des systèmes de parenté.

Carrière Née le à Niort, dans les Deux-Sèvres, Élisabeth Rougier est reçue au baccalauréat de philosophie en 1967 à Paris et à la maîtrise de sociologie avec certificat d'ethnologie en 1971. Elle s'inscrit alors à l'École pratique des hautes études pour y suivre une formation à la recherche en anthropologie sous la direction de Claude Tardits et, en 1977, elle obtient le doctorat de en ethnologie, avec une thèse sur « l'organisation sociale des Mkako », peuple de l'Est du Cameroun qui restera son principal sujet d'étude.

Entrée au CNRS comme chercheur en 1980, elle y est promue chargée de recherche en 1983. La même année, elle est affectée au Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS), organisme fondé par Claude Lévi-Strauss et qui relève à la fois du Collège de France, du CNRS et de l'EHESS. Membre du conseil de rédaction de L'Homme, revue d'anthropologie publiée par l'EHESS, elle se voit confier l'organisation de la recherche en équipes au LAS, celle du séminaire de la chaire d'étude comparée des sociétés africaines de Françoise Héritier au Collège de France et l'édition des travaux qui en sont issus. En 1991, elle est promue directrice de recherche et, succédant à Pierre Lamaison, elle est nommée directrice adjointe de Françoise Héritier au Laboratoire d'anthropologie sociale, dont elle prend la direction en 1995 tout en restant sous-directrice au Collège de France.

Travaux En tant qu'africaniste, Élisabeth Copet-Rougier retourne sur le terrain pendant treize ans, de 1972 à 1985. Elle travaille principalement sur les Mkako, peuple qui vit à l'Est du Cameroun. Elle s'intéresse également aux Masaï du Kenya. Elle compare les modes de choix du conjoint chez ces deux populations, éloignées l'une de l'autre, mais qui obéissent toutes deux à des règles « semi-complexes » d'alliance, et elle se penche sur les problèmes posés à ces populations par l'évolution des appellations familiales. On a pu relever, à ces propos, l'attention spéciale qu'elle accorde aux relations entre les conceptions sociale, spirituelle (ou symbolique) et biologique de la parenté, à leurs différences, mais aussi à leur caractère indissociable. Élisabeth Copet-Rougier étudie d'autre part, chez ces mêmes groupes, les représentations liées à la sorcellerie, aux thèmes du corps ou du sang, aux rapports avec les animaux, ainsi que l'histoire de leur peuplement.

Publications Thèse 1977 :

Titres et travaux 1991 : .

Articles 1978 : . 1979 : . 1980 : . 1981 : . 1986 : . 1986 : . 1986 : . 1986 : avec Philip Burnham et Philip Noss, . 1987 : . 1987 : avec Françoise Héritier-Augé, . 1988 : . 1989 : . 1989 : (trad. du « Jeu de l’entre-deux », L’Homme, 1988). 1989 : . 1990 : avec Pierre Bonte, . 1991 : . 1993 : avec Françoise Héritier, . 1998 : . 2000 : .

Participations 1981 : . 1983 : . 1984 : . 1984 : . 1985 : . 1986 : . 1987 : . 1988 : . 1989 : . 1990 : . 1991 : . 1991 : . 1994 : .

Direction d'ouvrage 1990-1994 : . 1990 : vol. 1 : Les Systèmes semi-complexes, 263 p. 1991 : vol. 2 : Les Systèmes complexes d'alliance matrimoniale, 263 p. 1993 : vol. 3 : Économie, politique et fondements symboliques (Afrique), XVIII-218 p. 1994 : vol. 4 : Économie, politique et fondements symboliques, 263 p. 1995 :

Bibliographie . . .

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Anthropologue française Catégorie:Ethnologue africaniste Catégorie:Élève de l'École pratique des hautes études Catégorie:Directrice de recherche au CNRS Catégorie:Naissance en juillet 1949 Catégorie:Naissance à Niort Catégorie:Décès en septembre 1998 Catégorie:Décès dans le 13e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 48 ans