Gilduin de Joigny, mort après le , est un ecclésiastique du début du , archevêque de Sens de 1032 jusqu'à sa déposition en 1049.

Biographie Origines Gilduin ou Gelduin est dit, par la Gallia Christiana, fils de , comte de Joigny et de son épouse Adélaïde ou Alix de Sens. Alix de Sens, fille de , est l'héritière du château de Joigny et fondatrice de la branche des comtes de Joigny (Communication faite en 2013 devant la société archéologique de Sens).. Il est ainsi le cousin germain du comte et le petit-cousin de l'archevêque Séguin.

Un document de Saint-Benoît-sur-Loire en fait le fils "du seigneur Geoffroy" possesseur de vastes biens dans la région de Boiscommun (Loiret), et le frère d'un comte Geoffroy (acte concernant une possession de Saint-Marien d'Auxerre à Migennes).

L'élection à l’épiscopat Après la mort de l'archevêque Liéry, il y eut de grandes disputes pour élire son successeur, entre le roi de France et le comte de Champagne Eudes, qui s'était emparé de Sens après la mort du roi .

Mais le roi, séduit par l'argent et les présents d'un seigneur nommé Gelduin, fils de Geoffroi, comte de Joigny, le nomma, contre la volonté du clergé et du peuple, qui étaient pour Mainard, trésorier de la cathédrale.

Gelduin est sacré à Paris le , mais il n'ose entrer à Sens, à cause de la résistance du comte de Champagne et des seigneurs. Henri, pour le soutenir, vient mettre le siège devant la ville. En 1034, le comte de Champagne ayant cédé la moitié de la ville au roi, Gilduin est reçu et intronisé.

Il tient l'année suivante un concile, assiste à celui de Senlis, en 1048, et d'Etampes, en 1049, où l'on confirme la fondation du prieuré Saint-Ayou de Provins..

L'excommunication Il est déposé pour simonie en 1049.

Il tracasse les moines de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, les maltraitant et s'emparant de leurs biens, mais les moines saisissent la justice. Ils accusent leur archevêque de simonie au concile de Reims (), où il ne voulut pas se trouver. Il est excommunié et déposé par le pape .

Se plaignant d'avoir été condamné à tort, il se rend à Rome, où il est déposé de nouveau dans un concile.

Étant de retour, il va trouver le comte Raoul, influent à la cour du roi Henri, et lui donne les terres qu'il tient de sa famille afin qu'il l'aide à recouvrer son siège, mais il ne peut réussir. Le comte Raoul de Valois, favori du roi de France, devient de ce fait suzerain d'un vassal à Amilly (près de Montargis) et peut doter sa fille fondatrice du monastère de Rozoy-le-Vieil (Loiret, au sud de la voie de Sens à Orléans).

Fin de vie de l'évêque Ayant échoué à recouvrer son siège, il finit sa vie parmi les moines. Il meurt après .

Après sa mort, son corps est inhumé dans le cloître de Saint-Pierre, et les moines le permirent sans réclamation parce qu'il n'était plus à craindre. Ils font écrire l'épitaphe suivante sur sa tombe : Gilles, archevêque mort, n'est pas Gelduin vivant.

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles connexes Liste des évêques et archevêques de Sens Liste des comtes de Joigny Liste des comtes et vicomtes de Sens

Liens externes

, dont les notices « Gilduin de Joigny » et « Gilduin de Joigny ».

Notes et références

Gilduin Catégorie:Noblesse du Moyen-Âge en Champagne Catégorie:Archevêque de Sens Catégorie:Archevêque du XIe siècle