Terminalia catappa (également appelée Badamier) est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Combretaceae. C'est un arbre fruitier originaire de Nouvelle-Guinée. Il peut atteindre une vingtaine de mètres de hauteur. Son fruit est appelé « myrobolan », « myrobalan »À ne pas confondre avec le fruit du Myrobolan (Prunus cerasifera, appelé aussi Myrobalan). ou « badame ». Il s'est naturalisé dans de nombreuses régions tropicales.

En république démocratique du Congo, l'arbre symbolise l'abri en raison de sa capacité à contenir les rayons solaires et des terrasses et débits de boissons en portent le nom et s'y côtoient.

Dénominations Nom scientifique valide : Terminalia catappa L. ;cette espèce a été décrite par Carl Linné sous le nom de Terminalia catappa dans Mantissa Plantarum 1: 128. 1767. (15-31 Oct 1767). Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) recommandés ou typiques en français : BadamierMeyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales. . Montpellier, France, Cirad.Nom en français d'après l'Inventaire National du Patrimoine Naturel, sur le site Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)Nom en français d'après GRIN-Global, sur le site The GRIN-Global Project ; Autres noms vulgaires ou noms vernaculaires (langage courant) pouvant désigner éventuellement d'autres espèces : santal indien, amandier des Indes Nom en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada, amandier pays, amandier du Pacifique.

On le trouve sous le nom d'amandier-pays ou de pyé zanmann aux Antilles françaises et sous le nom tahitien autera’a ou autara’a en Polynésie française. En République démocratique du Congo, une déformation phonétique a transformé le badamier en madamé au pluriel ou lidamé au singulier.

Étymologie En Indonésie, on l'appelle ketapang, d'où vient son nom scientifique Terminalia catappa. Au Sénégal on l'appelle guértétoubab.

Description vignette|T. catappa, feuilles et épis C'est un arbre de 9 à de haut, aux branches horizontales verticillées, lui donnant une ramification à étages typique. Les feuilles groupées à l'extrémité des branches sont portées par un gros pétiole, tomenteux puis glabre, de . Le limbe est obovale, à base cunéiforme, à apex rond, de 8-36 × 6-24 cm, chartacé (c'est-à-dire à consistance de carton). À la saison sèche, les feuilles virent au rouge vif avant de tomber.

Les fleurs sont groupées en épis axillaires grêles de de long. Les fleurs sont petites et blanchâtres. Les fleurs mâles sont à l'apex et les hermaphrodites moins nombreuses à la base. Le calice est formé de 5-6 sépales soudés. Il n'y a pas de pétale. Les étamines, exsertes, au nombre de (5-) 10, groupées en deux cycles, sont de couleur jaune-blanchâtre et rouge-rose au sommet. La floraison s'étale sur presque toute l'année.

Le fruit est une drupe, ovale à elliptique, comprimée, coriace, verte sur l'arbre puis une fois tombée brun-jaune à brun-rouge à maturité, de 7 cm de long et 6 cm de large, parfois un peu plus petite, entourée par une aile peu marquée ou absente. Le noyau contient une amande comestible.

Écologie L'espèce, originaire de Nouvelle-Guinée, s'est naturalisée en Afrique subsaharienne, en Amérique tropicale, aux Antilles, en Inde, Asie du Sud-est, Indonésie, aux Philippines, au sud de la Chine et à Taïwan. Elle se développe dans les arrière-plages sableuses. Tout comme les noix de coco, en effet, les graines de badamier peuvent flotter très longtemps sans perdre leur pouvoir germinatif qui va s’épanouir dès lors qu’un courant marin va les déposer au plus haut de l’estran d’un rivage tropicalGilles Clément, Éloge des vagabondes, Nil éditions, 2002.

Certaines populations de singes, notamment les colobes roux de Zanzibar, se nourrissent des feuilles du badamier.

Propriétés chimiques Les feuillescontiennent des diterpènes, des triterpènes, des flavonoïdes (quercétol, leucocyanidine, kaempférol), des composés phénoliques et des tanins catéchiques. Les racines contiennent des flavonoïdes.

L'activité hypotensive (c'est-à-dire le fait que leur consommation, par décoction, réduise la tension artérielle) des feuilles est controversée mais l'activité hépatoprotectrice est confirmée.

Classification Cette espèce a été publiée pour la première fois en 1767 par le naturaliste suédois Carl von Linné. Son épithète spécifique,, vient du nom ketapang donnée en Indonésie à cet arbre.

Synonymes Badamia commersonii Gaertner Juglans catappa (Linnaeus) Loureiro Myrobalanus catappa (Linnaeus) Kuntze Terminalia catappa var. chlorocarpa Hasskarl T. catappa var. macrocarpa Hasskarl T. catappa var. rhodocarpa Hasskarl T. catappa var. subcordata (Humboldt & Bonpland ex Willdenow) Candolle T. intermedia Bertero ex Sprengel T. latifolia Blanco (1837), not Swartz (1788) T. moluccana Lamarck T. myrobalana Roth T. ovatifolia Noronha T. paraensis Martius T. procera Roxburgh T. rubrigemmis Tulasne T. subcordata Humboldt & Bonpland ex Willdenow.

Utilisation Pharmacopée Le fruit desséché du badamier, connu sous le nom de « myrobalan », est utilisé en Europe dans la pharmacopée à partir du . Les apothicaires ont donné le nom de « myrobalan » à une série de fruits venant d’Inde, riches en tanins et considérés comme une panacée médicinale. Les traductions des textes médicaux arabes firent connaître ce remède..

L'écorce est très souvent utilisée dans le traitement de la toux (extrait de jus) ou des infections urinaires (décoction). Dans de nombreux pays, la décoction des feuilles est conseillée dans le traitement de l'hypertension artérielle.

Alimentation Le fruit contient un seul noyau, très dur, renfermant une amande comestible, au goût délicat.

Au Vanuatu et en Polynésie française, les badames se mangent généralement crues. Elles se consomment au pied de l'arbre, après avoir cassé la coque entre deux pierres. Elles se vendent aussi sèches, sur les marchés urbains. Elles sont peu consommées en Nouvelle-Guinée.

La commercialisation des « amandes pays » est pratiquée en Guadeloupe..

Autres usages Au Vanuatu, le bois sert à fabriquer des pirogues ou à sculpter des objets artisanaux. C'est un bon combustible et un bon bois de charpente.

Aquariophilie En aquariophilie, les éleveurs de discus et betta asiatiques utilisent les feuilles pour leurs propriétés antiseptiques depuis déjà fort longtempshttps://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/raq.12920. Cette pratique s’est étendue à la maintenance de poissons réputée difficile. La feuille est plongée telle quelle dans l'aquarium et flotte à la surface, puis coule en libérant sa sève et ses tanins. Les pouvoirs supposés de ces feuilles iraient du renforcement de l'immunité des poissons à la stimulation de la reproduction, en passant par l'acidification de l'eau et leur pouvoir antiseptique..

Il y a toute une procédure à suivre pour ramasser ces feuilles dans la nature et les utiliser en aquariophilie. Il faut commencer par nettoyer les feuilles à l'eau claire, couper le pétiole, les brosser, les aplatir, puis les laisser sécher au soleil un à deux jours..

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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