Horace Ayraud, dit Ayraud-Degeorge, né à Arras le et mort à Paris le , est un journaliste français.

Biographie

Né à Arras, au de la rue Saint-Jean-en-l'Estrée, Horace-Eugène-Henri-Louis-Ernest Ayraud est le fils de Pierre-Alexandre Ayraud, dit Ayraud-Degeorge (1816-1867), ancien préfet du Var, et de Julie-Jeanne Willoughby Degeorge (1825-1906)Archives du Pas-de-Calais, état civil de la commune d'Arras, 5 MIR 041/38 (naissances 1843-1853), acte du 9 juillet 1850 (vue 939 sur 1301).. Son grand-père maternel est Frédéric Degeorge (1797-1854), ancien membre de l'Assemblée nationale constituante. Horace a un frère aîné, Frédéric-Georges-Hector-Pierre-Charles Ayraud-Degeorge (1847-1901).

Horace est âgé de seize ans quand son père, confronté à une situation matérielle précaire, se donne la mort en se jetant dans la Seine. Horace travaille très jeune, d'abord comme correcteur d'imprimerieLe Figaro, août 1869, . puis comme journaliste. En 1869, il rejoint la rédaction du National d'Ildefonse Rousset. Journal hostile à la Commune (ce qui sera reproché plus tard à Ayraud-Degeorge), le National est supprimé par celle-ci mais reparaît entre le 17 et le sous un autre titre, Le Journal populaire, avant de reprendre son titre initial. Par la suite, Ayraud-Degeorge collabore au Mot d'ordre de Valentin Simond, où il fait la connaissance d'Olivier PainL'Intransigeant, 30 juillet 1881, ..

En 1880, Ayraud-Degeorge épouse à Rome Mathilde-Joséphine Lebreton (1855-1923)Archives de Paris, état civil du 17 arrondissement, registre des mariages de 1880, transcription d'acte du juin (vue 4 sur 31)., avec laquelle il vit depuis plusieurs années et qui lui a donné deux enfants, un garçon mort à sept ans, Maurice-Pierre-Alexandre-Horace (1879-1886), et une fille, Marguerite-Caroline-Mathilde Ayraud-Degeorge (1877-1957), qui épousera en 1905 le commissaire de police Georges-Eugène Durand (1864-1938)Archives de Paris, état civil du arrondissement, registre des mariages de 1905, acte du 20 juillet (vue 18 sur 31)..

Présenté par Olivier Pain à Henri Rochefort, Ayraud-Degeorge entre à L'Intransigeant dès sa fondation, en 1880. Secrétaire de la rédaction de ce journal pendant près de 24 ans, entre et , il y rédige également des articles sous divers pseudonymes.

Absent quelque temps de la rédaction pour raisons de santé (il a dû être opéré d'un phlegmon accidentel), Ayraud-Degeorge est brusquement congédié par Rochefort en . Contestant son licenciement, il poursuit en justice la société anonyme de l’Intransigeant : défendu par Paul-Boncour, il obtient francs de dommages-intérêts en 1905Émile de Saint-Auban (dir.), Revue des grands procès contemporains, t. XXIV, 1906, .. Il collabore ensuite au Rappel, où il rédige la critique d'art. Membre de l'Association des journalistes parisiens depuis 1890, Ayraud-Degeorge en est le trésorier entre 1909 et 1918.

Mort le en son domicile du de la rue MontmartreArchives de Paris, état civil du arrondissement, registre des décès de 1922, acte du 3 février (vue 18 sur 31)., il est inhumé le au cimetière de Montmartre en présence de nombreux confrèresBulletin de l'Association des journalistes parisiens, , 1922, ..

Références

Liens externes

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