André Berteloot, né le à Bergues (Nord), mort le à Compiègne (Oise)État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 est un syndicaliste et homme politique français. Membre du Bureau confédéral de la CGT de 1959 à 1978, il est l'un des négociateurs, en mai 1968 des Accords de Grenelle ou « Constat de Grenelle » selon la terminologie de la CGT.
Biographie André BertelootNaissance d'André Gaston Marie Berteloot, le 18 mars 1919, état civil de Bergues, table décennale des naissances 1913-1922, image N° 2/13, Archives départementales du Nord en lignes, consultées le 12 décembre 2017. Tous les documents de la CGT (compte-rendu de Congrès, etc.) le nomment bien « Berteloot ». De même les auteurs cités : René Bidouze, Jean Bruhat (Esquisse d'une histoire de la CGT, Paris, 1966, p. 367, congrès confédéral), Georges Lefranc, Roger Martelli (orthographié parfois, à tort, Berthelotcf D. Andolfatto et Dominique Labbé, 1997 ou Berthelootcf notice du Maitron, 2008), fils d'un linotypiste, effectue des études secondaires au lycée Jean-Bart de Dunkerque. Mobilisé en 1939, démobilisé en 1942, il fait des études de droit à Toulouse et entre par concours dans l'Administration des contributions. Nommé en 1944 à Agen, il poursuit une carrière d'inspecteur (cadre de la fonction publique). Syndiqué dès lors au Syndicat national des agents des contributions indirectes (SNACI-CGT), il en devient le secrétaire général en 1952.
Responsabilités syndicales En 1954, il est élu secrétaire général-adjoint de l'Union générale des fédérations de fonctionnaires-CGTRené Bidouze, p. 123-124, dont le dirigeant est Léon Rouzaud, et auquel il succède en 1956. Il reste secrétaire général de l'UGFF-CGT jusqu'en 1963. Il entre à la Commission administrative (CA) de la CGT en 1957, et est peu après pressenti pour être nommé au Bureau confédéral en remplacement d'Alain Le Léap, démissionnaire en . Il a en effet le même profil : cadre de la fonction publique et non communiste, sans être « contestataire »Jeanne Sywek-Pouydesseau, p. 127, contrairement à Léon Rouzaud et Pierre Le Brun. Il y accède en effet lors du Congrès confédéral en 1959. Il y demeure pendant dix-neuf ans, devenant trésorier puis administrateur de la CGTD. Andolfatto, D. Labbé, p. 111. En 1965, il ajoute à ces fonctions celle de Président de l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT (UGICT-CGT), responsabilité qu'il transmet en 1969 à Jean-Louis Moynot.
Outre sa fonction de gestionnaire des finances syndicales, et la mise en chantier dans les années 1970 de la construction du nouveau siège du syndicat à Montreuil, il tient un rôle de premier plan à la CGT, participant notamment en au premier accordGeorges Lefranc, Le mouvement syndical de la Libération aux événements de mai-juin 1968, Payot, 1969, p. 193-194, conclu en France, entre deux centrales syndicales : l'accord d'unité d'action avec la CFDT.
En Mai 1968, il est pour le compte de la CGT un des négociateurs des Accords de Grenelle, au sein d'une délégationRoger Martelli, Mai 68, Éditions Messidor, Paris, 1988, p. 132, les délégations syndicales à Grenelle qui équilibre formellement les non communistes (lui-même, Jean-Louis Moynot et René Buhl) et les communistes (Benoît Frachon, Georges Séguy et Henri Krasucki).
En 1977, André Berteloot abandonne ses responsabilités syndicales pour terminer sa carrière professionnelle comme conservateur des hypothèques à Compiègne. Au moment de son départD. Andolfatto, D. Labbé, p. 185 Georges Séguy salue : « André, un de ceux qui, n'ayant pas d'engagement politique, contribue à l'équilibre des positions de la CGT sans jamais en atténuer (...) le caractère progressiste (...). Un de ces hommes qui ont contribué à donner à la CGT son caractère unitaire, démocratique (...) ».
Sources et bibliographie René Bidouze, Les fonctionnaires, sujets ou citoyens ? Le syndicalisme de la scission de 1947-1948 à 1981, éditions sociales, Paris, 1981. Jeanne Siwek-Pouydesseau, Les syndicats de fonctionnaires depuis 1948, « Politique d'aujourd'hui », Presses universitaires de France, 1989. Dominique Andolfatto, Dominique Labbé, La CGT. Organisation et audience depuis 1945, « Recherches », éditions La Découverte, Paris, 1997. Michel Dreyfus et Jeanne Siwek-Pouydesseau, notice « André Bertheloot », article 16488 du , in Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social (Le Maitron)
Références
articles connexes Bureau confédéral de la Confédération générale du travail Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT Union générale des fédérations de fonctionnaires
Lien externe André Berteloot au micro
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