François-Jean-Joseph Mouly, né à Clermont-Ferrand le et mort à Libourne le , est un sculpteur français.
Biographie
Né le à Clermont-Ferrand (section Nord), au de la rue Sainte-Claire, François Mouly est le fils de Louis Mouly, cordonnier, et de Marie BeauduyArchives départementales du Puy-de-Dôme, état civil de Clermont-Ferrand, registre des naissances de 1846, acte du 22 septembre 1846 (vue 132 sur 201)..
Après avoir étudié à l’école professionnelle de ClermontConseil général du Puy-de-Dôme, Procès-verbaux des délibérations (session d'avril 1876), Clermont-Ferrand, 1876, ., François Mouly devient professeur de dessin au pensionnat Saint-Gilles de MoulinsBulletin de la Société d'émulation du Bourbonnais, t. 32, Moulins, 1929, .. Par la suite, il se rend à Paris afin d'y poursuivre sa formation dans l'atelier du sculpteur François JouffroyVitoux, ..
Admis à l’École des beaux-arts le , il y obtient notamment une médaille en dessin d'ornement le Conseil général du Puy-de-Dôme, Procès-verbaux des délibérations (session d'août 1876), Clermont-Ferrand, 1876, .. Il est demi-boursier du conseil général du Puy-de-Dôme depuis le mois d'. Dès cette époque, il expose ses œuvres au Salon, mais il ne peut concourir pour le prix de Rome, réservé aux élèves de moins de trente ans. Au début des années 1880, Mouly est également l'élève d'Henri Chapu.
Marié à Marguerite Maison, Mouly est le père de cinq enfants. Domiciliée au de la rue de Sèvres à Paris, cette famille nombreuse ne parvient pas à vivre décemment du travail du sculpteur. Celui-ci compte alors sur une commande importante pour sortir de l'embarras. Ayant appris qu'un comité s'était formé dans sa ville natale pour élever un monument à Vercingétorix, il conçoit un modèle en plâtre d'une hauteur de plus de . Cette œuvre n'obtient cependant qu'une mention honorable au Salon de 1886. Aucune commande n'est passée à Mouly, Auguste Bartholdi étant choisi, sans concours, pour réaliser la statue du vainqueur de Gergovie.
Mouly, qui a épuisé ses dernières ressources dans ce projet, cède au désespoir. Soigné dans la famille de sa femme, à Bordeaux, il tente plusieurs fois de suicider puis, interné, parvient à s'échapper. Le , son corps est finalement découvert à Libourne sur la voie publique, rue du TempleArchives départementales de la Gironde, état civil de Libourne, registre des décès de 1886, acte du 25 octobre 1886 (vue 65 sur 83)..
Son Monument à Vercingétorix fut exécuté à titre posthume en fonte de fer bronzée puis en bronze pour les villes de Gien (1887) et de Bordeaux (1890)Louis Passelaigue, « Le sculpteur clermontois François Mouly (1846-1886) », in Association de recherches généalogiques et historiques sur l'Auvergne (ARGHA), Le Gonfanon, , Chamalières, 1992, -13..
Œuvres
Références
Voir aussi Bibliographie Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au , t. III (G-M), Paris, Champion, 1919, . Georges Vitoux, L'Auvergne artistique et littéraire, Paris, Lechevalier, 1888, .
Liens externes
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