Roukiata Ouédraogo est une actrice et humoriste franco-burkinabé., née en .
Biographie Jeunesse au Burkina Faso Roukiata Ouédraogo, née en au Burkina Faso, grandit à Fada N'Gourma puis dans les faubourgs de Ouagadougou quand elle entre en classe de quatrième. Sa famille est originaire de Somiaga. Son père est fonctionnaire et sa mère, femme au foyer, est impliquée dans le monde associatif. Son père et son frère ont fait du théâtre amateur, le premier étant un ami proche de l'acteur Sotigui Kouyaté. Plus tard, Roukiata Ouédraogo estime que leur mort a sans doute joué un rôle dans sa propre volonté de faire du théâtre. À l'âge de , elle vit elle-même une expérience théâtrale au sein d'une troupe scolaire qui se produit dans tout le pays. Elle explique par ailleurs que son intérêt pour la mode lui vient indirectement de sa mère, à force de la regarder se préparer quand elle était enfant. Durant sa jeunesse, elle a une petite activité économique comme coiffeuse et elle commence également à imaginer des vêtements. De par ses origines, elle parle à la fois français et bambara sans oublier le moore qui est sa langue native.
Arrivée en France et activités diverses En , après l'obtention de son baccalauréat, elle quitte son pays natal à l'âge de pour s'installer à Paris avec comme premier objectif d'étudier le stylisme. Elle vit chez son frère, arrivé en France avant elle. Une conseillère d'orientation la décourage en lui expliquant qu'elle n'a pas les moyens financiers suffisants et qu'elle devrait plutôt faire du travail social. Elle obtient alors le BAFA et devient éducatrice dans des centres sociaux. Durant un temps très court, elle travaille aussi comme caissière et comme femme de ménage. Plus tard, elle commence une carrière de mannequin après avoir été repérée dans une rue, notamment pour la marque Nivea, pour une publicité de la marque Ushuaïa ou encore pour la marque de perruques Nu Ji. Elle travaille également comme danseuse. Guidée par des ambitions artistiques, elle s'inscrit dans une école de maquillage puis exerce ce métier pendant douze ans, y compris pour le cinéma ou pour de grandes marques de cosmétiques, dont Black Up et Make-up Art Cosmetics. Elle tente de mettre sur pied une entreprise de création textile au Burkina Faso, mais le projet n'aboutit pas.
Le , elle lit la dictée lors de la Journée internationale de la francophonie..
Carrière de comédienne En , elle fait un stage au Cours Florent alors qu'elle n'envisage pas encore le théâtre comme une carrière possible, souhaitant seulement se sentir plus à l'aise pour prendre la parole en public. À l'issue de ce stage, elle intègre directement la deuxième année de formation de cette école, avec pour professeurs Fabienne Luketti et Georges Bécot. Elle continue à travailler comme maquilleuse durant les week-ends pour financer ses études. À la fin de son cursus en , elle monte la pièce Yennenga, l'épopée des Mossé, qu'elle joue d'abord au sein de l'école en fin d'année puis au Théâtre de la Passerelle à Paris. avec le soutien de ses formateurs. Elle s'inspire de la légende de Yennenga, une princesse amazone du . La pièce est un succès et Roukiata Ouédraogo part en tournée en France et en Europe. Elle l'interprète aussi à l'ambassade du Burkina Faso en France lors de la Journée de l'enfant africain, ainsi qu'à la maison de l'UNESCO. En , elle présente ce spectacle au Burkina Faso accompagnée de quatre danseuses, dont à l'espace culturel Gambidi. à Ouagadougou en septembre en présence de la télévision nationale et du ministre de la Culture burkinabé. Ce dernier invite la comédienne à se produire en décembre de la même année devant plusieurs chefs d'État africains.
En , elle joue dans le spectacle (qui fait référence à la Déclaration universelle des droits de l'homme) avec la compagnie d'art de rue Carabosse et la compagnie mexicaine Línea Teatro de Sombra; cette expérience lui permet d'obtenir son statut d'intermittente du spectacle et d'abandonner son activité de maquilleuse qu'elle continuait d'exercer jusque-là.
Fin , elle crée un nouveau one-woman-show intitulé Ouagadougou pressé, qui parle notamment d'elle-même et d'immigration. Ce spectacle est notamment montré dans divers Instituts français en Afrique de l'Ouest puis à travers la France en . Entre-temps, elle obtient son premier rôle au cinéma en apparaissant dans Samba d'Éric Toledano et Olivier Nakache.
Elle participe également à l'émission Le Parlement du rire sur Canal+.
En , elle crée son troisième spectacle, Roukiata tombe le masque, à l'affiche au Théâtre du Point-Virgule, dans lequel elle aborde notamment les différences culturelles entre l'Afrique et la France ainsi que des sujets plus graves comme l'excision.
À partir d', elle tient régulièrement des chroniques humoristiques sur France Inter dans l'émission Si tu écoutes j'annule tout, elle continue lors de la saison suivante quand l'émission est renommée Par Jupiter ! et jusqu'à ce que l'émission soit renommée C'est encore nous!.
En , le producteur Pascal Guillaume voit Roukiata tombe le masque et décide de la produire. Aux côtés de Stéphane Eliard et Ali Bougheraba, elle réécrit son spectacle et le monte sous un nouveau titre : Je demande la route. Elle le joue de janvier à à Paris au Théâtre du Lucernaire, en juillet au Théâtre du Train Bleu dans le cadre du Festival Off d'Avignon, puis au Théâtre de l'Œuvre chaque mercredi à 21h pendant trois mois de l'année 2019. Ouedraogo est partie en tournée avec Je demande la route en 2023 aux Institut français du Togo, Bénin, Côte d'Ivoire et Cameroun ainsi qu'aux Alliance Française d'Accra et de Kumasi au Ghana.
Vie personnelle Elle est mariée avec Stéphane Eliard, qui est également son metteur en scène.
Théâtre : Yennenga, l'épopée des Mossé, d'elle-même, Comédie de la Passerelle à Paris puis tournée en Europe et au Burkina Faso : Article 13, de Jorge Vargas, Compagnie d'art de rue Carabosse : Ouagadougou pressé, d'elle-même et Stéphane Eliard, tournée en Afrique et en France : Roukiata tombe le masque, d'elle-même et Stéphane Eliard, Théâtre du Point-Virgule : La Buffle, de François Ha Van : On dirait l'Odyssée, de Yeelem Jappain : Je demande la route (réécriture de Roukiata tombe le masque), d'elle-même, Stéphane Eliard et Ali Bougheraba, Théâtre du Lucernaire (et Théâtre du Train Bleu, Festival Off d'Avignon, en juillet)
Filmographie
Cinéma Longs métrages : Samba d'Éric Toledano et Olivier Nakache : une migrante à l'association : Femmes, entièrement femmes (docufiction sur l'excision ; initialement intitulé L'Amour en cage) de Philippe Baqué et Dani Kouyaté : Bintou : Je compte sur vous de Pascal Elbé : une cliente de la banque Lerbier : La Vie de château de Modi Barry et Cédric Ido : la femme de la fin : Les Promesses de Thomas Kruithof : la voisine des Kupka 2025 : À la poursuite du Père Noël ! de James Huth : Le rêve américain de Anthony Marciano: la mère de Didier
Courts métrages : La Danse des masques de Vaber Douhouré : Marie : Marie et les Gargouilles de Nicolas Trame : Marie : de Virgile Fraisse : Sandy
Télévision : Le Passe-muraille (téléfilm) de Dante Desarthe : la femme dans le métro : Paris, etc. (série télévisée), saison 1 : une jurée
Radio 2024 : Les contes de Roukiata (podcast) sur Radio France Internationale 2025 : La relève du rire (podcast) sur Radio France Internationale
Doublage : Mbëkk mi, le souffle de l'océan (documentaire) de Sophie Bachelier : Essi dans la forêt des monstres (livre de coloriage animé) de Marguerite Abouet (textes) et Catherine Blancard-Parmentier (dessins), éditions Wakatoon
Documentaires Roukiata Ouedraogo a participé à plusieurs documentaires : : Femmes, entièrement femmes de Philippe Baqué et Dani Kouyaté : Le Lucernaire : de théâtre de Sébastien Tézé : Graines d'espoir de Pierre Beccu
Chroniques humoristiques : Plus d'Afrique, émission de télévision diffusée sur Canal+ Afrique Depuis : Si tu écoutes j'annule tout, puis Par Jupiter !, puis C'est encore nous !, émission de radio diffusée sur France Inter
Publications Roman : . ; Pocket (), , 233 . : .
Bande dessinée : Ouagadougou pressé, scénario de Roukiata Ouedraogo, dessins d'Aude Massot , éditions Sarbacane, 167 pages
Distinctions Prix de littérature francophone de Mahajanga pour le livre Du miel sous les galettes Prix Soroptimist pour le livre Du miel sous les galettes Coup de Cœur du Prix Gisèle Alimi Coup de Cœur des Lycéens de la Fondation Prince Pierre de Monaco pour Du miel sous les galettes. Prix de la presse africaine : sélectionnée pour Du miel sous les galettes.
Notes et références
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