Les Seigneurs d'Alembon, village du Pas-de-Calais dans le pays de Licques, sont mentionnés dès le . Ils connurent leur apogée avec l'obtention du titre de marquis au . La seigneurie a duré environ sept cents ans jusqu'à la Révolution française.
Premiers seigneurs Alembon, également dénommée Elembon dans le passé, était une ancienne baronnie du comté de Guînes et paierie d'Ardres en 1070. La famille d'Alembon aurait été alliée à celle d'Ardres (Seigneurs d'Ardres) dès 1028.
d'Alembon d'Alembon, ou Wido d'ElembonAbbé D. Haigneré cité dans la bibliographie , est cité en 1084 comme ayant contribué à la fondation de l'abbaye Saint-Médard d'AndresM. Prevost cité dans la bibliographie en lui donnant un fief détenu de lui par Girard de Sanghen.
Guy serait mort devant Guînes lors d'une expédition militaire menée avec les gens d'Ardres (seigneurs d'Ardres) contre Guînes (les seigneurs d'Ardres et de Guînes eurent des relations souvent tendues jusqu'à l'absorption de la seigneurie d'Ardres par les comtes de Guînes, l'un d'entre eux ayant épousé la dernière héritière d'Ardres)Abbé D. Haigneré, cité dans la bibliographie, ..
Ce Guy d'Alembon et plusieurs de ses successeurs également prénommés Guy figurent en tant que témoins ou auteurs de chartes intéressant le plus souvent l'abbaye d'Andres ou l'abbaye Saint-Léonard de Guînes, fondées par les comtes de Guînes. En l'absence de dates de successions entre les différents Guy d'Alembon, il est difficile d'attribuer un de ces textes à un Guy d'Alembon particulier. Entre 1097 et 1210, douze chartes ont pu être recensées mentionnant un Guy d'Alembon.
Robert d'Alembon Robert d'Alembon, fils de , dit Putepelice a épousé Ade ou Adelis, Aélis d'ArdresM. Lefèbvre cité dans la bibliographie , fille d'Erred de Furnes et d'Adèle de Selvesse, dame d'ArdresL.-E. de La Gorgue-Rosny cité dans la bibliographie .
Selon l'abbé D. Haigneré, Robert serait le d'Alembon, père de , mais l'auteur se dit incertain de ce qu'il avance.
d'Alembon d'Alembon, fils de Robert, seigneur d'Alembon, a été mis à mort à une date non précisée pour un motif non connu sur ordre de , comte de Guînes, de 1091 à 1137L.-E. de La Gorgue-Rosny, cité dans la bibliographie, , et 305..
Selon l'abbé Daniel Haigneré, ce serait le seigneur d'Alembon cité en 1084.
Il peut être le Guy d'Alembon auteur d'une charte datant de 1096 concernant l'abbaye d'Andres souscrite en présence de ses fils Guy et Henri et de son frère JeanAbbé D. Haigneré, cité dans la bibliographie, -65.. Il est probablement le Guy d'Alembon, témoin en 1097, d'une charte donnée par en faveur de l'abbaye d'AndresAndré Du Chesne, cité dans la bibliographie, .
En 1119, Guy d'Alembon, chevalier, donne à l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer, par les mains du comte de Guînes, entière liberté pour les habitants des possessions du monastèreAlphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, en , Bruxelles, 1866 à 1904. . En 1120, il assiste à l'envoi de lettres par Manassès, destinées à doter l'abbaye Saint-Léonard de Guînes, et à la confirmation par le comté de dons faits à la dite abbaye par Amaury de BredenardeAndré Du Chesne, cité dans la bibliographie,
Ce Guy d'Alembon peut être celui ayant eu un différend avec la même abbaye en 1127 qui donna lieu à un acte auquel sont témoins de nombreux seigneurs locauxL.-E. de La Gorgue-Rosny documents inédits cité dans la bibliographie . En , Manassès, comte de Guînes, souscrit une charte, donnée au château de Tournehem, en présence d'Arnoul d'Ardres, par laquelle il déclare que Guy d'Alembon renonce au droit de comté ou de justice qu'il avait sur les hôtes de Saint-Bertin à Audenfort, Clerques, Sanghen et Atecloke (Hautecloque).
Il est le père de trois enfants :
Guy, futur qui suit ; Jean d'Alembon ; Eustache d'Alembon.
d'Alembon d'Alembon, fils de d'Alembon, seigneur d'Alembon.
Il est peut-être le Guy d'Alembon qui, avec sa femme Alix (ou Adewide Hadewidis ou Adwidis), fait une donation à l'abbaye de Licques, donation confirmée avec celle d'autres seigneurs par une bulle du pape le L.-E. de La Gorgue-Rosny Documents inédits cité dans la bibliographie . Ce Guy d'Alembon et sa femme ont eu un fils prénommé Henri.
Vers 1150, sont mentionnés un Léon d'Alembon avec Guy son frère, sans autre précision quant à leur position dans cette suite des seigneurs d'Alembon. Guy d'Alembon et Léon son frère signent la charte passée par , affranchissant les gens de Saint-Bertin, de toute taxe ou péage lors de leur passage dans le comté de Guînes pour se rendre en AngleterreA. du Chesne, cité dans la bibliographie, .
On lui attribue :
Guy d'Alembon dit le Vieil qui suit ; Guy d'Alembon dit le Jeune qui suit après son frère ; Jean d'Alembon ; Henri d'Alembon (?) ; Eustache d'Alembon (?)André Du Chesne cité dans la bibliographie Les deux frères prénommés Guy s'affrontèrent en de nombreux procès quant à leurs biens et droits respectifs. La mort de l'aîné sans descendant régla les problèmes et le cadet succéda alors à son frère en tant que seigneur d'AlembonAndré Du Chesne cité dans la bibliographie .
d'Alembon d'Alembon, fils de d'Alembon, dit le Vieil, succède à ce dernier en tant que seigneur d'Alembon. Il peut être le Guy d'Alembon, qui, vers 1170, est témoin de la ratification faite par , en présence de tous les barons du comté, du don fait par Clément d'Autingehem, (Autingues), pair d'Ardres, à l'abbaye d'Andres, d'un tiers de la dîme de Suaueque (Zouafques), tenue en fief d'Arnould d'ArdresAndré Du Chesne, Histoire généalogique des maisons de Guines, d'Ardres, de Gand et de Coucy et de quelques autres familles illustres, Paris, 1632, , lire en ligne.. À la même époque, Guy d'Alembon est présent à une cour plénière et solennelle tenue à Guînes par , et il fait partie des plèges (cautions) avec d'autres seigneurs, de la dîme qu'Adolphe d'Alès engagea à Pierre, abbé d'Andres, moyennant un prix de d'argent. tient cette assemblée en tant que protecteur et avoué de l'abbaye d'Andres, le jour où Henry de Campagne (Campagne-les-Guînes), devait combattre à Guînes contre le champion de Baudouin de Campagne son frèreA. du Chesne, cité dans la bibliographie, ..
d'Alembon d'Alembon, dit le Jeune, Wido junior de Elembon, chevalier, frère du précédent, seigneur d'Alembon après la mort de celui-ci, est mentionné dans une charte de la chronique d'Andres (chronique écrite par Guillaume (abbé d'Andres)) allant de l' à 1234 date de la mort de l'abbé) en 1196. Cette charte est passée en présence de ses fils Guy et Henry et de son frère JeanA du Chesne, cité dans la bibliographie , .. Cette année là, ratifie la cession faite à cette abbaye par Robert Vilain de tout ce que celui-ci possédait dans la dîme de BuxinAlphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, en , Bruxelles, 1866 à 1904. , .. Guy le Jeune est également, selon la chronique d'Andres, l'auteur de lettres datées de 1225 où on mentionne Eustache son frère.
Les deux frères et avaient eu plusieurs débats et différends au sujet de leur partage. Ils plaidèrent longuement en plusieurs cours, tant séculières qu'ecclésiastiques, la mort de sans enfants mit fin aux débats, demeurant le seul héritier.
L'abbé D. Haigneré lui attribue une charte datée de concernant l'abbaye d'Andres.
d'Alembon avait un frère Eustache d'Alembon également mentionné dans cette même chronique.
Il a deux descendants :
Guy d'Alembon qui suit ; Henry d'Alembon.
Viennent ensuite un Simon d'Alembon avec Guy d'Alembon son frère et son fils Léon sans autre précision. Ils sont présents lors de la passation d'une charte souscrite ou donnée par Arnould, comte de Guînes, conservée dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Bertin, vers 1222 (il s'agit sans doute d', Comte de Guïnes jusqu'en 1220) L.-E. de La Gorgue-Rosny, cité dans la bibliographie, documents inédits, ..
d'Alembon Guy d'Alembon, probablement d'Alembon, descend de d'Alembon, est peut-être l'auteur d'une charte en 1229. Il a épousé vers 1230 Yolande de Bournonville (il s'agit probablement d'un second mariage, Guy ayant un fils Eustache témoin lors de la charte de 1229) .
Baudouin d'Alembon En 1273, Baudouin sire d'Alembon, est un des treize barons du comté de Guînes, la seigneurie d'Alembon étant également une des douze pairies du comtéP. Feuchère, « Pairs de principauté et pairs de château. Essai sur l'institution des pairies en Flandre. Étude géographique et institutionnelle », dans Revue belge de Philologie et d'Histoire, , , , , lire en ligne.. Sa filiation avec le précédent n'est pas établie.
À la même époque, Willème ou Guillaume d'Alembon, écuyer, a participé en 1254 sous les ordres du sire de Licques à la destruction d'Oise sur les ordres de Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandres lors de son affrontement avec , comte de Hollande, roi de Germanie. Le lien éventuel avec la lignée des seigneurs d'Alembon n'est pas connue.
Enguerrand d'Alembon Enguerrand d'Alembon est débiteur de la comtesse d'Artois en 1313.
Vient ensuite N. d'Alembon, chevalier bachelier qui sert le duc de Bourgogne (, duc de Bourgogne et comte d'Artois) avec deux écuyers en 1340.
Tassart d'Alembon Tassart, seigneur d'Alembon, donne quittance de ses gages en 1348 pour services aux ordres de Matthieu de Trie (voir famille de Trie), chevalier, chambellan du roi en 1348. La quittance porte son sceau : « un écu bandé de six pièces, à la bordure engrelée ».
En 1410, François, seigneur de Hondrecoustre, chevalier, appose sur une charte un sceau qui semble identique à celui de Tassart d'Alembon (la famille de Hondrecoustre sera effectivement alliée aux d'Alembon mais un peu plus tard, cette identité de sceau ne trouve pas d'explication dans les sources).
Jean de Colemberg Mahaut d'Alembon, héritière d'Alembon, dame d'Hermelinghen, épouse Jean, sire de Colemberg (probablement Colembert).
Jean de Colemberg, chevalier, est fils d'Agnès de Leschète. Il est présent à l'ost de Bouvines en 1340 avec un chevalier et quatre écuyersL.-E. de La Gorgue-Rosny, cité dans la bibliographie, , .. Il donne quittance à Étienne Bracque, trésorier des guerres le , son sceau représente « un lion ».
Il est qualifié de sire de Colemberg et d'Alembon dans une quittance de gages du même jour, donnée à Jean de Caraites, écuyer, gardien du château d'Alembon. En 1408 et 1415, Jean, seigneur de Colemberg, noble et puissant écuyer, est qualifié de connétable (chef militaire) du BoulonnaisL.-E. de La Gorgue-Rosny, cité dans la bibliographie, , ..
À cette époque, un fort militaire existait à Alembon : en 1372, Gilles de la Broye, écuyer, a été nommé capitaine du fort d'AlembonL.-E. de La Gorgue-Rosny, cité dans la bibliographie, , ..
Witasse de Hondrecoustre Witasse, seigneur de Hondrecoustre, et d'Austruicq, épouse en 1428, Anne de Colemberg, fille de Jean de Colemberg et de Mahaut d'Alembon. Anne est dame de Colemberg, d'Alembon, de Royaucourt, d'Hermelinghen à laquelle est associée le titre de connétablie du Boulonnais, Austruicq (sur la paroisse de Réty).
Witasse, écuyer, est qualifié de seigneur de la terre et baronnie de Hermelinghen et Austruicq dans un acte du .
Le couple a deux enfants :
Lancelot de Hondrecoustre qui suit ; Alix de Hondrecoustre, épouse Jean de Disquemue (rameau de la famille de Dixmude en Belgique), dont elle a un fils Jean de Disquemue dit Lionnel, le premier établi en BoulonnaisL.-E. de La Gorgue-Rosny, cité dans la bibliographie, , ., qui possède en 1456 un fief appelé "« La pairie d'Alembon ». Un descendant de ce Jean, Antoine de Disquemue, écuyer, seigneur de Campagne, rend aveu (hommage) pour ce fief le à Jean de Calonne, baron d'Alembon (voir ci-dessous).
Lancelot de Hondrecoustre Lancelot de Hondrecoustre, est le fils de François de Hondrecoustre et d'Anne de Colemberg et d'Alembon. Il est seigneur d'Alembon.