La relation diplomatique entre la France et la Géorgie la plus ancienne a été établie au . Depuis elle s’est faite et défaite en fonction des invasions et des occupations que le Caucase a connues, pour s’établir de manière plus structurée à partir de 1992, après le retour à l'indépendance de l'État caucasien.
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Du au thumb|120px|left|George VIII, roi de Géorgie thumb|120px|droite|Charles VII, roi de France
En décembre 1460, Charles , roi de France, reçoit une délégation envoyée par Georges de Géorgie, dirigée par Nikoloz Tpiléli et Pharsadan Kartsikhéli Source: Ana Cheishvili, Conservateur du patrimoine géorgien : une lettre lui est remise, demandant une participation à la lutte contre la menace turque. Quelques jours plus tard, Le duc de Bourgogne, Philippe le Bon reçoit la même délégation, avec la même demande. Selon les historiens Nodar Assatiani et Alexandre BendianichviliLa transcription en langue française des patronymes géorgiens a été stable jusqu’à la fin du : les règles constituées par l’intermédiation de la langue russe, confirmées par la Légation de la République démocratique de Géorgie en France (1921-1933) et proches de la prononciation en langue géorgienne, étaient utilisées sans exception ; elles le sont encore aujourd’hui par le ministère français des Affaires étrangères et par la plupart des universitaires français s’intéressant à la Géorgie. L’usage a progressivement changé avec l’intermédiation de la langue anglaise et la définition d’une translittération latine proche de la transcription anglaise (2002). Ainsi გიორგი ჯავახიძე donne Guiorgui Djavakhidzé en transcription française et Giorgi Javakhidze en transcription anglaise (et en translittération latine). La transcription en langue française des noms de villes a obéi à une évolution similaire, ოზურგეთი devient Ozourguéti en transcription française et Ozurgeti en transcription anglaise (et translittération latine), avec une difficulté supplémentaire liée au changement de nom de certaines villes durant l’époque soviétique (Ozourguéti s’est appelée Makharadzé durant 70 années). : En 1461, deux ambassadeurs se rendirent auprès du roi de France Charles VII et du duc de Bourgogne Philippe le Bon, mais ni l'un ni l'autre n'acceptèrent leur proposition.. Le roi de France meurt ; les Géorgiens assistent au couronnement du nouveau roi Louis XI et repartent à Tiflis sans avoir pu constituer une alliance contre les Turcs, qui se sont déjà saisi de Constantinople.
Entre 1515 et 1547, François , reçoit à son tour une délégation diplomatique. Louis XIV, reçoit quant à lui deux fois une délégation géorgienne. La mieux connue se situe en 1714 ; elle est envoyée par le roi Vakhtang de Kartlie et conduite par Saba Soulkhan Orbéliani, l'un de ses collaborateurs, et moine savant. David Gouramichvili écrit : L'état de la Géorgie est désastreux. Elle est devenue une pomme de discorde entre la Perse et la Turquie qui l'ont complètement ruinée. L'aide des royaumes chrétiens d'occident est recherchée auprès du pape Clément XI et du roi de France, à la tête de la plus grande puissance de l'époque : le décès de Louis XIV interrompt les négociations selon l'historien Raphaël Isarloff, consulté le 8 novembre 2017..
thumb|120px|right|Georges Clemenceau, président du Conseil (1917-1920)
En 1919, lors de la Conférence de paix de Paris., Georges Clemenceau accepte néanmoins de recevoir Nicolas Tcheidze . et Irakli Tsérétéli ., à la tête de la délégation géorgienne : ils s'étaient opposés, dans leurs fonctions antérieures à Petrograd, à la paix séparée entre l'Empire allemand et la Russie (conclue finalement par Lénine). La France refuse la proposition d'exercer un tutorat sur les affaires extérieures de la Géorgie (qui aurait laissé au gouvernement géorgien le plein exercice des affaires intérieures), mais reconnait de facto la république géorgienne.
Le , Nicolas Tcheidze pose la première demande d'admission de la République démocratique de Géorgie à la Société des NationsLettre du président de la délégation géorgienne à la conférence de la paix, au comité exécutif et à l'Assemblée de la Société des Nations: 37 rue de la Pérouse, Paris, le 21 mai 1919. La Délégation de la République géorgienne au nom du peuple et du gouvernement géorgien a l'honneur de solliciter l'admission de la Géorgie dans la Société des Nations, conformément aux stipulations du Pacte du 28 avril 1919. Signée Nicolas Tchéidzé.. Le , la demande est renouvelée auprès du Secrétariat généralLettre du président de l'Assemblée constituante de Géorgie et de la délégation géorgienne à la conférence de la paix : Londres septembre 1920, demandant inscription à la prochaine Assemblée générale à Genève et annonçant un mémorandum explicatif (envoyé le 18 septembre 1920). Signée Nicolas Tchéidzé.. Les représentants de la France (ainsi d'ailleurs que ceux de la Grande-Bretagne) expriment leurs réserves, craignant de ne pouvoir porter secours en cas d'agression : la demande est rejetée le , 19 pays ne prennent pas part au vote, 13 États votent contre et 10 États vote pour..
thumb|120px|right|Aristide Briand, président du Conseil (1921 en particulier)
Le , Aristide Briand, président du Conseil des ministres de la République française, adresse à Evguéni Guéguétchkori, ministre géorgien des Affaires étrangères., la reconnaissance de jure de la république démocratique de Géorgie : ce dernier retransmet au gouvernement géorgien à Tiflis un télégramme chiffré par l'intermédiaire du ministère français des Affaires étrangèresEvguéni Guéguétchkori, ministre géorgien des Affaires étrangères, retransmet le 27 janvier 1921 par l'intermédiaire du ministère français des Affaires étrangères le télégramme (chiffrage ) au gouvernement géorgien à Tiflis : 27 janvier Conseil Suprême reconnu indépendance de jure Géorgie. Félicite victoire remportée par Géorgie grâce à union inébranlable du peuple. . L'autorisation est donnée d'ouvrir une Légation géorgienne à Paris, présidée par Akaki Tchenkéli, ministre plénipotentiaire., et dont le Premier secrétaire est Sossipatré Assathiany.. L'invasion complète de la Géorgie par les armées de la Russie soviétique le , l'exil en France, au château de Leuville, du gouvernement géorgien présidé par Noé Jordania le et la reconnaissance de l'URSS par le gouvernement d'Édouard Herriot le ne fossoient pas les relations diplomatiques officielles entre la République française et la république démocratique de Géorgie : une clause exclut la Géorgie du champ de reconnaissance de l'URSS..
thumb|120px|left|Noé Jordania, président de gouvernements (1918-1921)
Le , à la demande de Joseph Staline, lors de la ratification du pacte franco-soviétique par Édouard Daladier, la nationalité géorgienne n'est plus reconnue par la République française : la Légation géorgienne de Paris est fermée. La France et la Géorgie n'ont plus de relations officielles directes : l'émigration politique géorgienne, selon ses obédiences, entretient des relations avec les socialistes ou les chrétiens démocrates français élus de la République, puis de la République française, dans un cadre politique, et non plus d'État à État.
thumb|120px|left|Joseph Staline, URSS (1924-1953)
thumb|120px|right|Charles de Gaulle, président du gouvernement provisoire (1944-1946)
Le , à Moscou, Staline, dirigeant de l'URSS, rappelle à Charles de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française., l'accord signé avec Franklin Roosevelt et stipulant que les soldats soviétiques faits prisonniers par la Wehrmacht, versés dans l'Organisation Todt comme travailleurs civils ou dans la Ostlegionen comme soldats., toujours présents sur le territoire français, doivent être renvoyés en URSS ; plusieurs camps de regroupement sont mis en place en France, avec la présence d'officiers soviétiques chargés des rapatriements ; certains Géorgiens échappent à cette double vigilance, en particulier ceux qui avaient rejoint la Résistance française durant les premiers mois de l'année 1944 : une photographie de permet d'en dénombrer 300 à Toulouse, dont Vakhtang Sekhniachvili et Pierre Kitiaschvili.. Par ailleurs les deux hommes d'Ètats s'entendent sur le rapatriement du Trésor national géorgien qui avait quitté le territoire national le pour la France : sous la garde du Professeur Takhaïchvili : 39 caisses reviennent à Tbilissi le avec l'engagement que les pièces de joaillerie et d'orfèvrerie, les émaux et autres objets précieux ne seront pas dispersés..
Lors d'un voyage dans l'espace soviétique, du au , Vincent Auriol, ex-président de la République française, ne peut effectuer la visite de Tbilissi comme il le souhaite, de violentes émeutes s’y déroulent : le président du Conseil des ministres Guy Mollet et le ministre des Affaires étrangères Christian Pineau en font état..
thumb|120px|left|Edouard Chevardnadze, président de la République (1992-2003) vignette|120px|right|François Mitterrand, président de la République (1981-1995)
François Mitterrand, quatrième président de la République française, signe le la reconnaissance de la république de Géorgie dirigée par Edouard Chevardnadze. Pierre Morel, en résidence à Moscou, est nommé premier ambassadeur de France pour la Géorgie : il tente à 3 reprises de rencontrer le président Chevardnadze pour lui remettre ses lettres de créances : l’insécurité créée à Tbilissi par les conflits claniques et les groupes armés ne le permet pas. L’ambassadeur de France échange les lettres d’ouverture de relations diplomatiques avec l’Ambassadeur de Géorgie à Moscou et lui remet ses lettres de créances.À l’issue de la guerre russo-géorgienne d'août 2008, Pierre Morel participe, au titre de l’Union européenne, à la création de l’instance internationale de dialogue entre la fédération de Russie et la république de Géorgie, tenue pluri-annuellement à Genève..