Alexandre Soumet., né à Castelnaudary le Acte de baptême à Castelnaudary, vue 48/361.Bien que la plupart des sources sur internet, tout comme le Grand dictionnaire universel du de Pierre Larousse, le fassent naître en 1788, le site de l’Académie française, tout comme le Musée des familles, le font naître en 1786. Dans son discours de réception, son successeur à l’Académie française, Ludovic Vitet, dit : « Le poëme de l’Incrédulité parut en 1810. L’auteur, qui n’avait que vingt-quatre ans, fut aussitôt l’objet de vives sympathies. », ce qui confirme sa naissance en 1786. et mort le dans l'ancien arrondissement de ParisParis, État civil reconstitué, vue 7/51., est un poète et dramaturge français.
Biographie Alexandre Soumet prépare, mais sans succès, le concours d'entrée à l'École Polytechnique et vient s'installer à Paris en 1808. Poète doué, il écrit des vers en l'honneur de Napoléon qui lui valent d'être nommé auditeur au Conseil d'État en 1810. Il devient populaire, en 1814, grâce à une élégie touchante, La Pauvre Fille. Puis, en 1815, l'Académie française couronne deux de ses poèmes : La Découverte de la vaccine et Les Derniers moments de Bayard. Il est élu mainteneur de l'Académie des Jeux floraux en 1819.
Soumet célèbre la Restauration et est nommé bibliothécaire du roi à Saint-Cloud. En 1822, il donne avec succès deux tragédies, Clytemnestre et Saul. Fort de ces succès, il est élu à l'Académie française le en remplacement d’Étienne Aignan contre Alphonse de Lamartine et Casimir Delavigne. Cléopâtre (1824) et Jeanne d'Arc (1825) sont également bien accueillies. Elisabeth de France (1828), librement adaptée du Don Carlos de Schiller, contribue à faire connaître le poète allemand en France. Il reproche d'ailleurs à Germaine de Staël de ne lui avoir consacré qu'une place trop discrète dans son De l'Allemagne.
Après la Révolution de 1830, Soumet se rallie à la monarchie de Juillet. Il est nommé bibliothécaire du roi Louis-Philippe au château de Compiègne. En 1831, sa pièce Norma ou l'infanticide triomphe à l'Odéon, en partie grâce à l'interprétation de Mademoiselle George ; elle sert ensuite de base au livret du célèbre opéra de Vincenzo Bellini.
Œuvres Postérité littéraire En 1823, Soumet rejoint le groupe d'écrivains et d'artistes qui se fait appeler « Le Cénacle », où se rassemblent les meilleurs partisans de l'esthétique romantique, notamment Honoré de Balzac, Eugène Delacroix, Alfred de Vigny, Alexandre Dumas père, Alfred de Musset, Casimir Delavigne, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Abel-François Villemain et Prosper Mérimée. Il publie des poèmes dans La Muse française, organe officiel des Romantiques, mais s'abstient de participer aux bruyantes polémiques du temps.
Ses tragédies se tiennent à mi-chemin de l'esthétique classique et du romantisme. Les sujets en sont empruntés soit à l'Antiquité, soit à l'histoire moderne, dans les parties qui en étaient alors à la mode. La forme dramatique reste extrêmement classique, mais elle est magnifiée par un style qui ne manque pas d'éclat et de couleur, même s'il est parfois emphatique.
Soumet a été extrêmement célèbre. Victor Hugo professait pour lui, du moins à ses débuts, une vive admiration. Il est aujourd'hui presque complètement oublié.
Liste chronologique Œuvres dramatiques Clytemnestre, tragédie, représentée à la Comédie-Française le . Saül, tragédie, représentée au théâtre de l'Odéon le . Cléopâtre, 1824. Jeanne d'Arc, 1825. Pharamond, opéra en 3 actes, en collaboration avec Jacques Ancelot et Alexandre Guiraud, musique de François-Adrien Boieldieu, représenté à l'Opéra de Paris le Le Siège de Corinthe, tragédie lyrique en 3 actes, en collaboration avec Luigi Balocchi, musique de Gioachino Rossini, 1826. Emilia, drame, 1827 : inspiré du roman Kenilworth de Walter Scott. Elisabeth de France (titre initial:Le Secret de la confession), tragédie, 1828. Une fête de Néron, avec Louis Belmontet, 1829 : sorte de suite romantique du Britannicus de Jean Racine. Norma ou l'infanticide, tragédie en 5 actes, en vers, représentée au théâtre de l'Odéon le (texte disponible dans Gallica), qui sera à la base du livret de l’opéra éponyme de Bellini. Le Gladiateur, tragédie, en collaboration avec sa fille Gabrielle Soumet, représentée à la Comédie-Française le Le Chêne du roi, comédie, en collaboration avec sa fille, représentée à la Comédie-Française le . Jane Grey, tragédie, en collaboration avec sa fille, 1844. David, opéra, 1846. Monseigneur se marie, comédie.
Œuvres poétiques Le Fanatisme, 1808. L'Incrédulité, 1810. Les Embellissements de Paris, 1812. La Divine épopée, poème en 12 chants, 1841 Jeanne d'Arc, épopée en 3 parties, 1845.
Œuvres diverses Les Scrupules littéraires de , ou Réflexions sur le livre De l'Allemagne, 1814. Oraison funèbre de Louis XVI, 1817.
Notes et références
Liens externes
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