La famille de Cremoux (olim Cremoux) est une famille de la noblesse française subsistante, originaire du Périgord.

Elle compte parmi ses membres des officiers, des chevaliers de Saint-Louis, un avocat en Parlement, un maire de Périgueux au , etc.

Histoire En 1874 André Borel d'Hauterive écrit que selon deux jugements de maintenue de noblesse, le premier en date du rendu par monsieur de Pelot en faveur de Joseph de Cremoux, qui fût maire de Périgueux, et le second du Ordonnance de maintenue de noblesse du 10 juillet 1704 rendue pour Joseph de Cremoux : page 1, page 2, page 3, page 4 et page 5. rendu par monsieur de La Bourdonnaye, la famille de Cremoux a une filiation authentique qui remonte à Guillaume de Cremoux, vivant en Sarladais vers 1500 et qualifié noble homme en 1546 dans le contrat de mariage de son fils Antoine..

En 1913 Gustave Chaix d'Est-Ange écrit : « Le travail de Borel d'Hauterive parait peu exact, au moins pour la partie antérieure au milieu du (...) Dans la réalité la famille de Cremoux, dont les premiers auteurs connus ne portaient pas de qualifications nobiliaires, parait s'être agrégée d'elle-même à la noblesse au cours du ».. Il indique également que d'après Borel d'Hauterive, ce Joseph de Cremoux, commissaire à la maréchaussée, aurait été maintenu dans sa noblesse le mais qu'il aurait eu à payer une taxe et que son nom ne figure pas sur les listes des gentilshommes de l'élection de Périgueux qui firent reconnaître leur noblesse lors de la grande recherche commencée en 1666, mais que toutefois ces listes sont incomplètes. Il ajoute enfin que son petit-fils, Jean-Baptiste de Cremoux, seigneur de Borie-Petit, eut en 1743 à soutenir un procès contre les habitants de Saint-Martin-de-Ribérac qui lui contestaient sa noblesse en omettant de dire que ce procès fut remporté et que la cour des aides de Bordeaux l'avait maintenu dans sa noblesse par son arrêt du , arrêt utilisé comme acte récognitif par l'Association d'entraide de la Noblesse Française.

En 1584 et 1590 maitre Pierre Cremoux est mentionné (sans qualifications nobiliaires) comme receveur des tailles de Périgord... En 1593 Guillaume Crémoux, dit le vieux, est consul de Sarlat..

Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France ne donne pas de filiation au delà de François de Cremoux, seigneur de Borie-Petit, marié en 1634 à Isabeau Martin et père de Joseph de Cremoux, maire de Périgueux en 1685..

Fernand de Saint-Simon dans le Dictionnaire de la noblesse français indique la famille de Cremoux agrégée à la noblesse et maintenue noble le .. En page 4 de cette ordonnance de maintenue, on lit « Nous, intendant susdit, avons déchargé ledit Joseph de Cremoux desdites assignation et sommation des 12 juin 1698 et 23 juin dernier, et, en conséquence, l'avons maintenu et gardé, maintenons et gardons ses enfants et postérité, nés et à naître en légitime mariage, dans la qualité de noblesse et d'écuyer, ordonnons qu'il jouira des privilèges et exemptions attribués aux gentilhommes, tant qu'il vivra noblement et ne fera actes dérogeants à noblesse, et qu'il sera inscrit dans le catalogue des nobles de cette généralité, conformément à la déclaration du roi du 4 septembre 1696. Fait à Bordeaux, le 10 juillet 1704. »

Gontran du Mas des Bourboux dans son ouvrage Le Périgord des "nobles" bourgeois du XVIIIe siècle écrit au sujet de la famille de Cremoux : « Le principe de noblesse de cette famille, maintenue lors de la seconde recherche le , est inconnu »..

La famille de Cremoux a été admise à l'Association d'entraide de la Noblesse Française en 2008 (acte récognitif : arrêt de la Cour des aides de Bordeaux du maintenant en sa noblesse Jean-Baptiste de Cremoux).

Possessions thumb|Château de Borie-Petit à Champcevinel thumb|Entrée de l'hôtel de Cremoux à Périgueux Château de Borie-Boudy ou Borie-Petit, à Champcevinel, près de Périgueux. Joseph de Cremoux, écuyer, seigneur de Borie-Petit, rendit hommage le pour son fief de Borie-Petit.. Au début du ce château appartenait à la famille de Chasteigner. En 1954, il appartenait toujours à cette famille, descendant par les femmes de la famille de Cremoux.. Hôtel de Cremoux, à Périgueux. Jusqu'en 1979, il appartenait à des descendants de cette famille. Moulin de Bouloy ou Boulois, à La Jemaye

Filiation L'arbre généalogique qui suit est issu des travaux de Gustave Chaix d'Est-Ange publiés en 1913 qui apporte des corrections à celle qui a été publiée en 1874 par André Borel d'Hauterive.

Armes & titre D'azur à trois grenades engrêlées d'or, feuillées et tigées de même, 2 et 1.ou : D'azur à trois grenades d'or. ou : D'azur, à trois grenades d'or feuillées et tigées du même, ouvertes de gueules.

La famille de Cremoux n'est pas titrée mais porte un titre « emprunté » de « vicomte ». selon la terminologie utilisée par Philippe du Puy de Clinchamps (alias Charondas), titre dit aussi plus généralement titre de courtoisie.

Ses membres se qualifièrent à partir du de « vicomte de Bouloy » et à partir de la Restauration de « vicomte de Cremoux ».

Alliances Les principales alliances de la famille de Cremoux sont : Daultreny, Petit (1585), Tailhefer (1607), de Beaupoil de Saint-Aulaire (1615), Martin (1634), Roche (1666), de Bars (1667), de Monzie (1689), de Fumel-Montségur (1701), de La Broue de Vareilles (1756), de La Faye (1786, 1822), du Cheyron du Pavillon (1813, 1876), Bardoulat de Plazanet (1828), de Salviac de Vielcastel (1844), d'Abzac (1847), des Moulins de Leybardie (1863).

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . . . . . P. Huet et A. de Saint-Saud, Généalogie de La Faye en Périgord, Bergerac, Castanet, 1900, notice en page 213 Ludovic de Magny, Armorial de la France, page 153 Gontran du Mas des Bourboux, Le Périgord des "nobles" bourgeois du , Pilote 24 édition, 2003, page 221 Gontran du Mas des Bourboux, L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne, Pilote 24 édition, 2001, page 12 Gontran du Mas des Bourboux, Maintenues et armorial de la noblesse du Périgord sous Louis XIV et la régence, Mémoire et documents, 2006, page 141 Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, catalogue provincial sous Louis XVI, au et au , R. Laffont, 2002, pages 69, 343, 345 Bottin mondain, multiples éditions dont celle de 2012 page 609 Who's Who in France, édition 2018 parue en 2017 ou site internet Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord, tomes 12, 16, 31, 46, 49, 52, 65, 87, 90, 125, 128... Le Mémorial de la Dordogne, du : nécrologie concernant Jean-Marie de Cremoux Annales agricoles et littéraires de la Dordogne (éditées par la Société d'agriculture, sciences et arts de la Dordogne), entre autres tomes 6, 11 18, 28, 31, 32, 34, 38 et 39 ; voir en particulier : tome 31 (1870) et tome 32 (1871) Le Gaulois, 2ème année, n°412, 21/08/1869 Le Figaro, 16/11/1917, entrefilet sur la citation à la croix de guerre avec étoile de vermeil du sergent Ludovic de Cremoux Le Sport, 13/01/1892, 39e année, 2e série, n°4 Joseph Hubert Willems, H. Lamant et Jean-Yves Conan, Armorial français, volume Cousty-Croix, 1971, page 113

Articles connexes Armorial des familles du Périgord Liste des familles subsistantes de la noblesse française

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