Le général Édouard Méric, né le à Marseille et mort le à Paris, est un compagnon de la Libération.
Il est le premier époux de la future résistante Marie-Madeleine Bridou.
Biographie D'un père officier général, Édouard Méric est élève à l'École militaire de Saint-Cyr (promotion du Souvenir). Incorporé dans l'infanterie, il est chef du Bureau des Affaires indigènes à Foum Zguid, Tata et Guelmim entre 1935 et 1939. Alors capitaine, il devient adjoint au directeur des Affaires indigènes à Rabat et suit un stage du Centre des hautes études d'administration musulmane (CHEAM) à Alger en 1941.
L'année suivante, il prend part à la préparation du débarquement anglo-américain du 8 novembre, avec les conjurés d'Alger, conduisant à son emprisonnement.
Après sa remise en liberté, il est nommé à l'État-major du général Giraud, puis devient chef d'état-major du groupe de Tabors marocains ( GTM) en , avant de prendre le commandement du Tabor, avec lequel il s'empare du centre du massif de l'Ousselat (capturant 250 prisonniers ainsi qu'un important matériel de guerre), se distinguant à Aïn Djeloula (faisant une soixantaine de prisonniers), bat les dernières résistances adverses à Zriba le 11 et (capturant un grand nombre de prisonniers et un important matériel).
Chef de bataillon, il se démarque lors de la prise du col de Teghime ( -), puis de la libération de l'île d'Elbe (17-), et débarque en Provence avec l'armée B du général de Lattre.
Les 21 et , toujours à la tête du Tabor, il refoule des abords d'Aubagne un ennemi qui résiste farouchement, puis, du 23 au , devant Marseille, fait plus de , ce qui lui vaut d'être nommé Compagnon de la Libération par le général de Gaulle.
Il est blessé dans les Vosges en , puis prend part aux combats en Alsace et dans la Forêt-Noire.
Il prend le commandement du régiment de tirailleurs marocains ( RTM) en .
Lieutenant-colonel, il commande le régiment étranger d'infanterie ( REI) en 1946 puis la zone Est de Cochinchine. En 1948, il est promu colonel et est nommé chef du territoire de Tiznit au Maroc, avant de prendre les fonctions de chef d'état-major du général Boyer de Latour en Indochine. Il prend par la suite la direction du cours des Affaires indigènes à Rabat.
Il suit les cours de l'Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN) et du Centre des hautes études militaires (CHEM).
Commandant de la subdivision de Dellys (Algérie) en 1952, il prend la direction des Affaires politiques en Tunisie puis directeur général de l'Intérieur à Rabat en 1956. Promu général de brigade durant cette période, il assure la difficile transition des deux protectorats vers l'indépendance.
Commandant de la place de Mayence, il termine sa carrière militaire en 1959, en tant qu'adjoint au commandant en chef des Forces françaises en Allemagne (Baden-Baden).
À la suite de l'indépendance de la Mauritanie, il est sollicité par le président Ould Daddah sur la formation des unités de gendarmerie de ce nouvel État.
En 1962, il se présente comme candidat de l'UNR dans la Cinquième circonscription de Seine-et-Marne et n'est pas élu.
S'associant à la création de la revue Maghreb-Machrek en 1963, il en est l'animateur et l'inspirateur. Il collabore également au journal La Croix.
Décorations
par décret du (7 citations) (4 citations) avec agrafe « Maroc 1925-1926 » (États-Unis)
sans_cadre|50x50px Commandeur de l'Ordre de la République (Tunisie) Commandeur de l'Ordre du Mérite National (Mauritanie)
Annexes Bibliographie .
Notes et références
Liens externes
Ordre de la Libération
Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1948 Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Commandeur de l'ordre de la République (Tunisie) Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Naissance en juillet 1901 Catégorie:Naissance à Marseille Catégorie:Décès en mai 1973 Catégorie:Décès dans le 5e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 71 ans