Ekeko est le dieu des Aymaras de l'abondance, de la fécondité et du bonheur dans la mythologie inca issu de la région de l'Altiplano.
Il est encore présent dans la culture de la Bolivie (et dans une moindre mesure dans une partie du Pérou voisin), où il est représenté sous forme d'une statuette appelée equeco.
La légende d’Ekeko La légende d’Ekeko, telle que racontée par Antonio Díaz Villamil, remonte aux environs de 1781 à La Paz, en Bolivie. À cette époque, la ville de La Paz était assiégée par des peuples autochtones, qui étaient encore en guerre contre les forces espagnoles.
Paulita Tintaya, une jeune Indienne qui travaillait pour Doña Josefa Ursula de Rojas Foronda, à La Paz, était amoureuse d’Isidoro Choquehuanca. Des années auparavant, elle avait quitté l’hacienda où ils avaient tous deux grandi. Avant son départ, Isidoro lui avait offert une petite statuette pour la protéger. Cette petite statuette représentait Ekeko, que les peuples andins considéraient comme le dieu de la fortune et de la chance.
Au moment du siège, les gens mouraient de faim. Isidoro faisait partie de l’armée indigène et il réussit à se rendre chez Paulita. Chaque semaine, il déposait de la nourriture près de la statue, qui se trouvait devant la maison, mais personne ne savait qu'il le faisait. Paulita et sa patronne, Doña Josefa, ont toutes deux pu survivre au siège grâce à la nourriture laissée près de la statue par Isidoro. C'est là l'origine de la croyance selon laquelle Ekeko aurait le pouvoir d'apporter l'abondance.
Histoire Après une certaine controverse, le Musée historique bernois, en Suisse, a restitué en 2014 à la Bolivie une statuette que les Aymaras considèrent comme un Ekeko ; celle-ci a ensuite été mise à l'honneur dans le cadre de la fête des Alasitas. Elle avait été acquise de manière illégitime par le naturaliste suisse Johann Jakob von Tschudi au XIXe siècle et son âge est estimé à environ 2 000 ans.
Références
Articles connexes Tradition des Alasitas Aymaras
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