La Source au bout du monde (en anglais ) est un roman merveilleux de l'artiste britannique William Morris paru en 1896. Il est considéré comme l'un des romans précurseurs du genre littéraire de la fantasy, ayant influencé des écrivains comme J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis.
Résumé Le roman se déroule dans un monde imaginaire inspiré du Moyen Âge européen. Rodolphe (en anglais ) est le fils cadet du Roi des Haults-Prés (en anglais ). Désireux de connaître l'aventure, il s'enfuit un jour afin de devenir chevalier errant. Il apprend bientôt l'existence d'une source mystérieuse située au bout du monde et dont l'eau possèderait des propriétés miraculeuses, et il part à sa recherche.
Conception du roman Le manuscrit de The Well at the World's End, en deux volumes, est conservé à la Morgan Library de New York, aux États-Unis, sous la cote M A 314The Well at the World's End sur la Morris Archive. Page consultée le 20 janvier 2018..
Histoire éditoriale paraît en 1896 chez Kelmscott Press, la maison d'édition britannique fondée par William Morris, qui a également assuré la mise en page du roman.
Après le succès et la reconnaissance critique des romans de J.R.R. Tolkien, l'étude de cet auteur donne lieu à des rééditions des romans de Morris, désormais étudiés en tant que sources d'inspiration de Tolkien. Une réédition de paraît ainsi, regroupée avec , sous un titre qui présente directement ces romans sous cet angle : , chez l'éditeur Inkling Books, en 2003Cité par Besson (2007), 63..
Une première traduction française partielle du roman, élaborée par Maxime Shelledy, paraît sous le titre Le Puits au bout du monde aux éditions Aux Forges de Vulcain sous la forme de deux volumes intitulés La Route vers l'amour et La Route des dangers, respectivement en 2012 et 2013, qui constituent les traductions des deux premières parties du roman (qui en compte quatre).. Une seconde traduction française, cette fois intégrale, co-élaborée par Souad Degachi et Maxime Shelledy, paraît sous le titre La Source au bout du monde, en un seul volume, également aux éditions Aux Forges de Vulcain, en 2016..
Accueil critique et postérité À sa parution, La Source au bout du monde reçoit notamment les éloges de l'écrivain de science-fiction H.G. WellsCritique de The Well at the World's End par H.G. Wells, The Saturday Review, 17 octobre 1896, LXXXII, 413-415. . Ce dernier le compare à Thomas Malory et apprécie son style travaillé : . Bloom (1994)..
La Source au bout du monde a influencé les œuvres de J.R.R. Tolkien, qui lit Morris pendant son adolescence et y consolide son goût pour l'inspiration médiévale et l'usage d'archaïsmes délibérés dans le style (procédé qu'il ne pousse cependant pas aussi loin que Morris). Le roman contient un personnage appelé "le roi Gandolf" ainsi qu'un cheval blanc particulièrement rapide à la course nommé Silverfax, qui ont pu inspirer Tolkien pour, respectivement, les noms du magicien Gandalf dans Le Hobbit et du cheval Shadowfax dans Le Seigneur des Anneaux. Le roman de Morris a également été lu avec intérêt par C.S. Lewis, qui devient également écrivain de fantasy par la suite. Le personnage du roi Peter pourrait avoir inspiré Lewis. C.S. Lewis a consacré à William Morris une conférence dont le texte est paru en 1939, regroupé avec d'autres essais, dans le recueil Rehabilitations and Other EssaysAnnotated Bibliography, page du site du C.S. Lewis Institute. Page consultée le 20 janvier 2018..
La Source au bout du monde est considéré comme l'un des premiers romans de fantasy moderneTerri Windling, « XIXe siècle - Le mouvement préraphaélite, mythe, mysticisme & magie », dans André-François Ruaud (éd., 2004), 134.Besson (2007), 62..
Notes et références
Annexes Bibliographie . Harold Bloom (éd.), "William Morris", dans Classic Fantasy Writers, Chelsea House Publishers, 1994 153. Norman Kelvin, "The Erotic in News from Nowhere and The Well at World's End", dans Studies in the late romances of William Morris : Papers presented at the annual meeting of the Modern Language Association, December 1975, New York, William Morris Society 1976. Lyon Sprague de Camp, « L'Artiste touche-à-tout : William Morris », dans Les Pionniers de la Fantasy, traduction par Nenad Savic, Bragelonne, coll. « Essais », 2010, 63-81. (Première parution : « Jack of All Arts », dans la revue Fantastic Stories, .) Lyon Sprague de Camp, Literary Swordsmen and Sorcerers : The Makers of Heroic Fantasy, Arkham House, 1976. May Morris, « Remarks on the Prose Romances, especially The House of the Wolfings and The Well at the World's End », dans William Morris : Artist, Writer, Socialist, Oxford, Blackwells, 1936, 509-16. Phillippa Bennet, "Rejuvenating Our Sense of Wonder : The Last Romances of William Morris", dans Phillippa Bennett et Rosie Miles (éd.), William Morris in the Twenty-First Century, Peter Lang, 2010, 209-228. Terri Windling, « XIXe siècle - Le mouvement préraphaélite, mythe, mysticisme & magie », dans André-François Ruaud (éd.), Panorama illustré de la fantasy et du merveilleux, Montélimar, Les moutons électriques éditeur, 2004, 131-135.
Articles connexes La Plaine étincelante Walter Crane 1896 en fantasy
Liens externes The Well at the World's End sur la Morris Archive (les premières éditions en anglais et des éléments d'analyse). The Well at the World's End sur le projet Gutenberg. Livre audio libre de The Well at the World's End sur Librivox. .
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