Charles Maillard, né le à Cholet (Maine-et-Loire) et mort le à Corné (Maine-et-Loire), est un sculpteur et céramiste français.
Biographie vignette|redresse|Buste de Gustave Fouillaron, Cholet, Chambre de commerce et d'industrie.
Charles Pierre Maillard. est le fils d'Émile Maillard, boulangerConseiller municipal, administrateur et vice-président de la commission des hospices de Cholet pendant trente ans. et de Clémence Célina Aubry.. Il a un frère, le docteur Émile Henri Maillard (1874-1962), médecin dès 1905, administrateur lui aussi (comme leur père) à compter de 1944 de l'hôpital de Cholet où il a une rue à son nom. Élève au collège Colbert à Cholet, il entre au lycée David-d'Angers, étudie à l'école régionale des beaux-arts d'Angers puis s'installe à Paris où il fréquente l'Académie Julian et rejoint l'École nationale supérieure des beaux-arts où il est élève dans les ateliers de Louis-Ernest Barrias et de Jules Coutan.. Il concourt plusieurs fois sans succès au prix de Rome.
À partir de 1901, après ses études, Charles Maillard expose régulièrement au Salon des artistes français. Il reçoit plusieurs médailles et mentions honorables. Il établit son atelier à Paris, où il demeure 199, rue de Vaugirard.. Deux lettres datées des et mentionnent qu'il a passé la fin des hostilités en Maine-et-Loire, à la Haie-Longue près de Saint-Aubin-de-Luigné.
Charles Maillard épouse son modèle, Marthe Ovillé, le dans le de Paris. Le couple n'a pas eu d'enfant. Il meurt le à Corné et son épouse le à Dinard..
Œuvres Sculpteur
Parmi ses principales réalisations sculptées se trouvent : le monument érigé sur le caveau d'Adrien Delhumeau dans le transept droit de la chapelle Saint-Louis à Cholet (1903-1904)Soubassement et stèle en marbre blanc de Carrare, sujet en bronze doré représentant une jeune fille qui offre palme et gerbe de fleurs au donateur testamentaire des hospices. ; le Monument aux morts en hommage aux anciens élèvesTalent mis bénévolement au service de ses anciens camarades selon Élie Chamard. dans la cour du collège Colbert de Cholet (1921) (archives municipales de Cholet). ; Le Poilu saluant une tombe à Baugé (1921).Signature gravée sur le monument : Ch.Maillard sculpteur (1921). ; le Monument à Maurice Berteaux, ministre de la guerre, inauguré en 1922 à Chatou.La statue en bronze ayant disparu durant l'occupation 1939-194 ; le monument est remanié en 1948, en conservant sa base, avec l'apport d'un simple buste en marbre, de l'ancien ministre (sculpté par René Philéas Carillon) - Sur la version contemporaine un socle plus réduit a été remanié : le bas relief en bronze représentant les funérailles de Maurice Berteaux est maintenant positionné en bas à l'avant du monument. ; L'Aspirant blessé, monument aux morts des anciens élèves et professeurs, à l'entrée du lycée David d'Angers, à Angers, inauguré par le ministre de l'Intérieur (1923) ; La Victoire remettant une couronne de lauriers, monument aux morts réalisé en deux exemplaires. : l'un à Condé-sur-Huisne, inauguré le et l'autre à Feneu. ; le Monument de gloire et de reconnaissance 1914-1918 à Châteaudun, inauguré le . ; le Monument aux morts de la grande guerre., place du d’infanterie à Cholet, inauguré par le maréchal Joffre le Nom et date gravés au dos du monument.. Un premier projet de monument qui n'a pas été retenu représente Clovis, Godefroy de Bouillon, le Grand Condé et Napoléon entourant ..
thumb|upright=0.8|Les guetteurs (détail du monument aux morts de Cholet).
Jean Maillard indique que ; bronze à la cire perdue d'un lion assis sur un rocher à côté d'une lionne, qui s'approche d'un serpent (1925). ; les buste des auteurs anciens, bibliothèque du palais Guanabara, Rio de Janeiro ; le Monument à François-Joseph Talma, inauguré le , statue en bronze à Poix-du-Nord. Cette statue de François-Joseph Talma, réalisée par Charles Maillard en 1931, a disparu pendant la guerre 39/45 et n'a jamais été retrouvée ; elle remplaçait la statue d’origine exécutée par Léon Fagel en 1904. La troisième statue en ce lieu est de 1986. ; le Mémorial du cardinal Luçon, en marbre blanc, dans la première nef latérale droite en l'église Notre-Dame de Cholet (1931) (archives municipales de Cholet). ; le Buste de Gustave Fouillaron, bronze, à la Chambre de commerce et d'industrie de Cholet. ; le Monument aux morts de l’église Saint-Médard de Thouars ; le Buste du sénateur Georges Portmann (1941) ; Lièvre aux écoutes, bronze ; Garçon au violon, bronze ; Trophée de lièvre, bronze ; L'Enfant au chat.
À l'inventaire du musée d'Art et d'Histoire de Cholet se trouvent une médaille commémorative et plusieurs projets signés de Charles MaillardCatalogue-inventaire du musée d'art et d'histoire de Cholet consulté le . : un Monument au cardinal Luçon, esquisse en plâtre de de haut, projet en 1915 pour un monument représentant le cardinal sur les ruines de la cathédrale de ReimsDon en 1964 de la paroisse Notre-Dame à la Société des sciences, lettres et arts, dépôt au musée d'art et d'histoire de Cholet depuis 1988. et deux autres plâtres, un pour le portrait en médaillon du cardinal et l'autre pour la maquette du mémorial (1931) ; les modèles en plâtre des portraits en médaillon en marbre de quatre curés de Notre-Dame de CholetCommande initiale du conseil paroissial de Notre-Dame en 1931, pour orner la grande salle du cercle catholique, rue de Roussel à Cholet. : de 1888 à 1893, le chanoine Jean-Baptiste Dubillot de 1893 à 1928, le chanoine Paul Gallard de 1928 à 1940 et le chanoine Pierre Douillard de 1941 à 1947 ; la Médaille commémorative du centenaire de la caisse d'épargne de Cholet, bronze (1935), avec une Angevine portant une coiffe à l'avers et les Armes de la ville de Cholet au revers.
Sont dites de lui les esquisses des statues extérieures de l'église du Sacré-Cœur de CholetSuivant l'article (SLA-1938) par l'architecte Maurice Laurentin . On le cite comme artiste sculpteur. ayant modelé les hauts-reliefs, notamment : la Vierge, d'une hauteur de , qui surplombe deux portes de la façade latérale du côté ouest. Elle est dite, de la part de Charles Maillard . En 1938, on relève aussi de l'architecte Maurice Laurentin lui-même : ; les six statues de la façade principale du côté nord : Saint Maurille, Saint Maurice, Saint Louis, Jeanne d'ArcL'Ouest-Éclair de Cholet, ., Noël Pinot et Louis-Marie Grignion de Montfort.
Céramiste Également connu comme céramiste la thématique bretonne apparaît dans son travail à partir de 1926. Il collabore avec la manufacture Henriot durant l'entre-deux-guerres proposant l'édition de nombreux groupes, souvent à finalité utilitaire : des céramiques, L'Élégante à l'ombrelle en 1927, Femme au panier de fruits, Buste cire de Notre-Dame de Lourdes ; des utilitaires Henriot Quimper, pichet au Sonneur musicien breton, pot à eau Crêpière au tablier bleu, serre-livre en faïence de Quimper, coquetier Bretonne.
Distinctions Charles Pierre Maillard est : 60px chevalier de la Légion d'honneur par décret du , matricule 212 403 ; 60px officier d'Académie le .
Récompenses Charles Maillard a reçu plusieurs récompenses : médaille d'or de l'Exposition des beaux-arts de Rouen en 1909 ; Prix Lemaire ; Prix Zanjel ; Prix du Nord en 1931 ; lauréat de l'École des beaux-arts de Paris de 1894 à 1906.
Hommages Dès 1896, Charles Maillard est cité, à l'occasion d'une grande cavalcade : .
Le , il est cité sur plusieurs journaux de la presse parisienne et le journal belge Le Soir, dans un article titré : Une scène bien touchante, dînant à la terrasse d'un petit restaurant d'artistes, faubourg Saint-Honoré, en compagnie de Denys Puech et plusieurs autres sculpteurs.
En 1912, à propos du monument en hommage à Adrien Delhumeau, principal donateur pour l'hôpital de Cholet, Jules Charrier, président de la de Cholet écrit : .
Dans un article de L'Ouest-Éclair de Cholet du , Henry Coutant visitant pour la première fois l'atelier de la rue Vaugirard à Paris, déjà à l'époque, lui pose cette question tout aussi prégnante plus d'un demi siècle plus-tard : . Plus loin on relève : . Avec le regard d'un expert, il en fait l'éloge au travers de tout l'article, citant plusieurs de ses sculptures, aujourd'hui, tombées dans l'oubli : .
En 2018, Philippe Michel Coutry le décrit comme un .
Notes et références Notes
Références
Autres références :
Annexes Bibliographie
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Liens externes
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