Les Arméniens en Syrie sont des citoyens syriens ayant une partie ou l'ensemble de leurs ancêtres d'origine arménienne.
La Syrie et les pays voisins ont souvent servi de refuge pour les Arméniens fuyant les guerres et les persécutions telles que le génocide arménien. Selon le Ministère de la Diaspora de la République d'Arménie, le nombre d'Arméniens en Syrie est estimé à , avec plus de d'entre eux centralisés à Alep. D'autres estimations d'associations d'Arméniens en Syrie s'accordent plutôt sur des nombres de l'ordre de 70 à 80 000... Cependant, depuis le début du conflit actuel, citoyens syriens d'origine arménienne sont arrivés en Arménie. Parmi ces personnes déplacées, s'étaient établies et avaient trouvé refuge en Arménie au mois de . Le gouvernement leur offre plusieurs options de protection, parmi lesquelles un accès simplifié à la naturalisation par origine arménienne ( ont acquis la citoyenneté arménienne), des procédures accélérées de demande d'asile et la délivrance de permis de résidence à moyen et long terme..
Selon Hranush Hakobyan, seulement Arméniens vivent encore en Syrie, les autres ayant fui, dont une majorité en Arménie ou dans le Haut-Karabaghchttp://www.lragir.am/index/rus/0/country/view/44311, environ sont partis pour le Liban, et d'autres vers d'autres destinations dont l'Europe, les États-Unis et le CanadaSyrian refugees get warm welcome at Armenian community centre. Cependant, des associations arméniennes en Syrie évaluent autour de le nombre de personnes restées sur place, en se basant sur des estimations approximatives, notamment une méthode consistant à multiplier le nombre d'élèves inscrits dans les écoles de la minorité arménienne par 3 ou 4, sachant que les mineurs représentent autour de 25-30 % de la pyramide des âges L'Azerbaïdjan s'est déclaré préoccupé quant à la réinstallation des Arméniens syriens dans le territoire contesté du Haut-Karabagh.
Avant la guerre civile syrienne, les villages frontaliers syriens de Kessab et Yakubiyah étaient majoritairement peuplés d'Arméniens. Kessab a été attaqué et pillé par des rebelles islamistes syriens qui ont bénéficié de la part de la Turquie du libre passage à travers le territoire turc, avant d'être expulsés par l'Armée syrienne. Yacubiyah a vu sa population arménienne expulsée par les terroristes du Front al-Nosra.asbarez.com/121079/armenian-homes-in-kessab-looted-occupied/.
Histoire
Antiquité Au cours de l'Antiquité, il y a eu une courte présence arménienne dans le nord de la Syrie. Sous Tigrane le Grand, les Arméniens ont envahi la Syrie et la ville d'Antioche a été choisie comme l'une des quatre capitales de l’éphémère Empire arménien.
En 301, le christianisme est devenu la religion officielle de l'Arménie, à la suite du prosélytisme de Saint Grégoire l'Illuminateur. Les marchands et pèlerins arméniens ont commencé à visiter les important centres chrétiens de l'époque de la Grande Syrie, dont Antioche, Édesse, Nisibe et Jérusalem. Des relations étroites se sont établies entre les Arméniens et les congrégations chrétiennes de Syrie après l'époque apostolique.
Moyen Âge Au cours de la première moitié du siècle, l'Arménie a été conquise par les Arabes. Des milliers d'Arméniens ont été réduits en esclavage par les envahisseurs arabes pour servir dans d'autres régions du Califat Omeyyade, notamment dans leur capitale Damas, en SyrieVahan M. Kurkjian, A History of Armenia hosted by The University of Chicago, New York: Armenian General Benevolent Union of America, 1958, .
Au cours de la seconde moitié du siècle, l'Arménie, alors sous domination byzantine, est conquise par les Turcs seldjoukides. Des vagues d'Arméniens quittent alors leur patrie pour s'installer dans des pays plus stables. La plupart des Arméniens se sont établis en Cilicie, où ils fondèrent le Royaume arménien de Cilicie. De nombreux autres Arméniens ont préféré s'installer dans le Nord de la Syrie. Des quartiers arméniens se sont développés au cours de la siècle à Antioche, Alep, Ayntab, Marach, Kilis,
Cependant, la population arménienne de Syrie et de ses environs a considérablement diminué après l'invasion des Mongols menés par Houlagou Khan en 1260.
Après le déclin du Royaume arménien de Cilicie au cours du siècle, une nouvelle vague de migrants arméniens de Cilicie et dans d'autres villes du Nord de la Syrie sont arrivés dans la ville d'Alep. Ils ont progressivement développé leurs propres écoles et églises jusqu'à devenir une communauté organisée au siècle avec la création du Diocèse arménien de Beroea à Alep.
Syrie ottomane vignette|Ruelle étroite du début du dans Jdeïdé, menant à l'ancien quartier arménien de Hokedoun, à Alep. Pendant les premières années de la domination ottomane sur la Syrie, la présence arménienne dans le nord de la Syrie était relativement faible, en raison des conflits armés dans la région. Une communauté importante existait dans Urfa, considérée alors comme faisant partie de la Grande Syrie. L'Empire ottoman comportait une grande population autochtone arménienne dans le haut-plateau arménien, d'où certains Arméniens migraient vers Alep à la recherche d'opportunités économiques. Plus tard, de nombreuses familles arméniennes fuirent l'Arménie occidentale vers Alep afin s'échapper à l'oppression turque. Ainsi, un grand nombre d'Arméniens de Arapgir, Sassoun, Hromgla, Zeitoun, Marach et de la Nouvelle Djulfa s’installèrent dans la ville d'Alep au cours du siècle. Une autre vague de migrants originaires de Karin arriva à Alep en 1737. Il y avait aussi des familles d'ErevanAztag Daily, 10 février 2000, article de Mania Ghazarian et Ashod Sdepanian.
La population arménienne a augmenté dans la ville d'Alep. Dès la fin du siècle, la famille Mazloumian a créé l’hôtel Ararat qui est devenu un établissement de renommée internationale et renommé hôtel Baron.
Sous les Ottomans, les Syriens et de nombreux autres groupes ethniques vivaient dans une société cosmopolite d'un point de vue religieux et culturel, chaque communauté ayant une certaine autonomie au niveau local.
Génocide arménien et vignette|Étudiants arméniens à l'étroit dans des classes surpeuplées dans les villes d'Alep, à la suite du génocide arménien de 1915 qui a entraîné l'arrivée massive d'Arméniens dans les villes syriennes. Bien que les Arméniens ont une longue histoire en Syrie, la plupart y sont arrivés pendant le génocide arménien commis par l'Empire ottoman. Les principaux lieux utilisés pour l’exécutions d'Arméniens sont situés dans le désert syrien de Deir ez-Zor (Vallée de l'Euphrate). Pendant le génocide, Plus d'un million d'Arméniens ont été tués et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées en provenance de l'Arménie historique. Les Arabes vivant dans ces régions n'hésitaient pas à proposer abri et soutien aux Arméniens persécutés. Les Arabes et les Arméniens ont traditionnellement eu de bonnes relations, surtout après que les premiers ont abrité des Arméniens pendant le génocide arménien. Un génocide arabe de moins grande ampleur a été commis en Anatolie à la même période, ce qui a renforcé les affinités communes.
La large population chrétienne a gonflé avec l'afflux d'Arméniens et Assyriens chrétiens réfugiés au cours de la première moitié du siècle et après les génocides arménien et assyrien de 1915. Après l'arrivée des premiers groupes de réfugiés arméniens venant des camps de la mort à Deir ez Zor et de l'Arménie historique (1915-1922), la population de la ville d'Alep en 1922 s'élevait à , parmi lesquels (62,26 %), autochtones principalement catholiques (14,11 %), (4,20 %), (1,70 %), arméniens (12,76 %) et (4,97 %)Aleppo in One Hundred Years 1850–1950, vol. 3, page 26, 1994 par Mohammad Fuad Ayntabi and Najwa OthmanThe Golden River in the History of Aleppo, (), vol.1, 1922, page 256, publié en 1991, par Sheikh Kamel Al-Ghazzi..
La deuxième période d'arrivée d'Arménien à Alep a fait suite au retrait des troupes françaises de la Cilicie en 1923The Golden River in the History of Aleppo (), vol. 3, 1925, pages 449–450, publié en 1991, par Sheikh Kamel Al-Ghazzi.. Cette vague a apporté plus de réfugiés arméniens à Alep entre 1923 et 1925, et la population de la ville ont monté en flèche jusqu'à fin 1925, les Arméniens représentant alors plus de 25 % de la population.
Selon les données historiques présentées par Al-Ghazzi, la grande majorité des Alépins chrétiens étaient catholiques jusqu'aux années 1920. La croissance de la communauté chrétienne orthodoxe est liée à l'arrivée de survivants des génocides arménien et assyrien venant de Cilicie et du Sud de la Turquie, ainsi que d'un grand nombre de Grecs orthodoxes du Sandjak de Alexandrette qui sont arrivés dans la ville d'Alep plus tard, après l'annexion du Sandjak en 1939 par la Turquie.
En 1944, la population d'Alep s'élevait à , dont (34,5 %), parmi lesquels Arméniens. Les Arméniens représentaient plus de la moitié de la communauté chrétienne de la ville d'Alep jusqu'en 1947, lorsque de nombreux groupes émigrairent vers l'Arménie soviétique en profitant du Programme de rapatriement arménien (1946-1967).
État actuel et guerre civile syrienne Dans une interview au journal turc Radikal, Rober Koptaş, rédacteur en chef du journal arménien Agos, a déclaré que les Arméniens se sentaient relativement en sécurité sous Assad.. Selon l'économiste, la Syrie était alors vue comme un havre de paix pour cette communauté, et, par conséquent, les Arméniens étaient plutôt favorables à al-Assad au cours de la Guerre civile syrienne..
Selon le ministère de la Diaspora de la République d'Arménie, le nombre d'Arméniens en Syrie est estimé à , avec plus de d'entre eux centralisés à Alep. D'autres estimations d'associations d'Arméniens en Syrie s'accordent plutôt sur des nombres de l'ordre de 70 à . Cependant, depuis le début du conflit actuel, citoyens syriens d'origine arménienne sont arrivés en Arménie. Parmi ces personnes déplacées, s'étaient établies et avaient trouvé refuge en Arménie au mois de . Le gouvernement leur offre plusieurs options de protection, parmi lesquelles un accès simplifié à la naturalisation par origine arménienne ( ont acquis la citoyenneté arménienne), des procédures accélérées de demande d'asile et la délivrance de permis de résidence à moyen et long terme.
Selon Hranush Hakobyan, seulement Arméniens vivent encore en Syrie, les autres ayant fui, dont une majorité en Arménie ou dans le Haut-Karabakh, environ sont partis pour le Liban, et d'autres vers d'autres destinations dont l'Europe, les États-Unis et le Canada. Cependant, des associations arméniennes en Syrie évaluent autour de le nombre de personnes restées sur place, en se basant sur des estimations approximatives, notamment une méthode consistant à multiplier le nombre d'élèves inscrits dans les écoles de la minorité arménienne par 3 ou 4, sachant que les mineurs représentent autour de 25-30 % de la pyramide des âges.
En 2015, Armenian Committee for Urgent Relief and Rehabilitation, en tournée aux États-Unis pour expliquer la situation des arméniens en Syrie, affirme que la communauté arménienne de Syrie, avec toutes ses organisations, ses institutions religieuses et éducatives et ses sociétés culturelles, continue de fonctionner correctement et complètement