L'aérodrome du Luc - Le Cannet est un aérodrome militaire, situé sur la commune du Cannet-des-Maures, dans le département du Var (83), en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Il est attribué à titre principal au ministère des Armées (Terre) pour l'École d'application de l'Aviation légère de l'Armée de Terre (ALAT) qui couvre et emploie près de personnes.
Il a accueilli un Pélicandrome de 1974 à 2020.
Histoire L’histoire de l'aérodrome du Luc - Le Cannet est intimement liée au développement de l'aviation militaire française et à la libération de la région.
Initialement connu sous le nom du "Luc - Grande-Bastide", le terrain prend de l'importance durant la Seconde Guerre mondiale lorsqu’il sert de base tactiqueLuftwaffe Airfields 1935-1945 - France.
Après le débarquement de Provence en août 1944, les forces alliées américaines réhabilitent et étendent la piste pour y faire opérer leurs avions de combat.
L'aérodrome du Luc - Grande-Bastide est provisoirement interdit à la circulation aérienne publique en 1947 en raison du mauvais état de sa plate-forme. Jamais mentionné auparavant dans le Bulletin de la Navigation Aérienne, sa fermeture est de courte durée puisqu'il réintègre la liste des aérodromes publics contrôlés dès 1953 sous le nom du Luc - le Canet.
Son destin bascule définitivement vers sa vocation moderne le 19 mars 1963 par arrêté interministériel, date à laquelle l'École d'application de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT) y est transférée depuis l'Algérie (Sidi-Bel-Abbès). Le site change d'affectation : il est attribué à titre principal au ministère des Armées (Terre) pour l'École d'application de l'Aviation légère de l'Armée de Terre (ALAT), et à titre secondaire à la Marine nationale ainsi qu'au secrétariat général à l'Aviation civile pour la pratique légère et sportive.
C'est en 1990 que la base prend l’appellation « Général Lejay ».
Devenu la base école - 2ème RHC "Général Lejay", le site s’est affirmé au fil des décennies comme le pôle d'excellence européen pour la formation avancée et le combat tactique sur hélicoptères (Alouette, Puma, Gazelle et aujourd'hui Tigre ou NH90 Caïman), tout en préservant un accès partagé pour le parachutisme et l'aviation civile locale.
La base école – 2e régiment d'hélicoptères de combat (BE-2e RHC), s'affirme comme un pôle d'excellence du combat aéromobile destiné à la formation. Armée par près de 700 militaires et civils de la Défense, elle instruit chaque année en moyenne 500 spécialistes, incluant des pilotes et des mécaniciens, et accueille les forces de trois nationalités différentes. Disposant d'un parc de 50 aéronefs totalisant 15 000 heures de vol annuelles, la base constitue la troisième plateforme aéronautique militaire française en termes d'activité, enregistrant plus de 50 000 mouvements aériens par an.
Éponyme Le général André Paul Lejay (1901-1983) est un officier général de l'armée de Terre française, universellement reconnu comme le père fondateur de l'Aviation légère de l'Armée de terre.
En 1952, il crée l'Aviation légère d'observation de l'artillerie (ALOA), qui prend officiellement le nom d'ALAT en 1954. Il en devient le tout premier commandant de 1955 à 1957.
En hommage à son action déterminante, la base école et le quartier militaire du Cannet-des-Maures (qui abrite l'École de l'ALAT et le 2e RHC) portent officiellement le nom de Base école Général Lejay.
Installations L'aérodrome s'étend sur une superficie d'environ configurée pour un usage mixte, civil et militaire..
Les infrastructures de vol se composent de deux pistes parallèles orientées 13/31 et 09/27 : la piste principale en asphalte mesure de long par de large, tandis que la piste secondaire mesure de long.
Portion militaire La portion militaire, désignée sous le nom de base école « Général LEJAY », intègre les infrastructures de l'École de l'aviation légère de l'Armée de terre (EALAT), comprenant de vastes hangars de maintenance et des zones techniques adaptées à l'accueil de simulateurs de vol pour les hélicoptères de combat Tigre et NH90 Caïman..
La plateforme dispose également d'une tour de contrôle gérant l'ensemble des activités d'État et civiles..
Portion civile La zone civile, implantée en bordure des pistes, abrite quant à elle les installations techniques du Centre de parachutisme du Luc (CEPCA) qui y exploite une zone de saut dédiée..
Pélicandrome Le premier pélicandrome de l'aérodrome du Luc - Le Cannet-des-Maures a été aménagé en 1974, afin de servir de base de ravitaillement terrestre (point de recharge en eau et en produit retardant) pour les avions bombardiers d'eau de la Sécurité civile comme les Canadair.
Elle dispose à cette époque d'une cuve métallique de retardant de 18 mètres cubes permettant le remplissage consécutif de 3 Canadairs en moins de 5 minutes et ceci à l'aide d'une pompe de 140 mètres cubes par heureArchive INA 1974 visible sur https://www.facebook.com/share/r/1JQsJne634/.
Cependant, son histoire opérationnelle a connu un tournant majeur :
Fermeture définitive en 2020 : Le retrait du service actif des avions bombardiers d'eau légers de type Tracker (Grumman S-2F Firecat) en 2020 a entraîné de facto la fermeture des installations de recharge du Cannet-des-Maures. La piste de la plateforme militaire s'est avérée trop courte pour accueillir en toute sécurité les nouveaux avions bombardiers d'eau lourds de type Dash 8 (Q400MR) qui ont succédé aux Trackers. Relocalisation : Pour compenser cette fermeture stratégique dans le Var, les opérations de ravitaillement lourd de la zone ont été transférées vers le pélicandrome de Hyères, entièrement modernisé et inauguré en 2024 sur la base aéronavale de Hyères - Le Palivestre (aéroport de Toulon-Hyères).
Service d’État et de secours Pendant longtemps, le Var a dépendu des bases pérennes voisines (notamment la base historique de Nice ou celle de Marseille-Marignane) pour ses besoins aériens réguliershttps://www.sdis06.fr/IMG/pdf/BASE_HELICOPTERE_PROTECTION_CIVILE.pdf.
Face à l'intensité des risques estivaux propres au département du Var (20e département le plus peuplé mais l'un des plus boisés et touristiques de France), l'État a instauré un détachement saisonnier permanent au Luc - Le Cannet-des-Maures. L'hélicoptère de la Sécurité civile est accueilli chaque été sur la base de l'école de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (EALAT), bénéficiant d'infrastructures aéronautiques militaires idéales.
Aujourd'hui, l'appareil affecté à cette mission varoise porte l'indicatif radio Dragon 83. Opérant principalement du 1er juillet au 31 août (parfois prolongé selon les risques météo), il réalise des centaines de missions de secours de la plage jusqu'aux Gorges du Verdon, et travaille en étroite collaboration avec le détachement d'intervention héliporté (DIH) des sapeurs-pompiers du Var.
L'été, deux Hélicoptères Bombardiers d’Eau (HBE, moyens départementaux – Moranes 83) sont basés au Cannet-des-Maures. Ils ont la capacité d’intervenir sur les feux de forêt en renfort des moyens terrestres ou des autres moyens aériens.
Activités Forces armées françaises École de l'aviation légère de l'Armée de terre (EALAT): pôle majeur de formation initiale et continue pour les pilotes d'hélicoptères de combat de l'Armée de terre française.. l’état-major de l’EALAT. École franco-allemande de formation des équipages Tigre (EFA) : formation binationale destinée au système d'arme Tigre. Centre de formation inter-armées NH-90 (CFIA) : perfectionnement tactique sur les hélicoptères de transport NH90 Caïman. Loisirs et tourisme Centre de Parachutisme du Luc. Services d'État et secours Base d'hélicoptères de la Sécurité civile : déploiement saisonnier de l'hélicoptère de secours Dragon 83 et de détachements de lutte contre les feux de forêt Morane 83. Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des aérodromes français Aéro-club Direction générale de l'Aviation civile
Liens externes
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