Jacques Roumeguère (Le Havre, - Paris , Relevé des fichiers de l'Insee) est un résistant français, Compagnon de la Libération. Engagé dans les forces françaises libres dès 1940, il participe aux combats en Afrique, en Italie et en France. Après la guerre, il exerce des fonctions au sein de la diplomatie française puis de la fonction publique d'état.

Biographie

Jeunesse et engagement

Jacques Roumeguère naît le au Havre, alors en Seine-Inférieure . Son père CasimirActe de naissance - Jacques Yves Roumeguère - Archives Départemantales Seine-Maritime, polytechnicien et lieutenant-colonel au régiment d'artillerie meurt en d'un œdème pulmonaire consécutif des combats de la Grande Guerre. Jacques effectue ses études au Lycée de garçons du Havre et au Prytanée national militaire de La Flèche et obtient son baccalauréat. Il effectue ensuite une année de droit avant d'être appelé pour son service militaire qu'il effectue en 1938 dans l'artillerie de marine.

Seconde Guerre mondiale

En 1939, lorsque la Seconde Guerre mondiale est déclenchée, Roumeguère qui est en poste au régiment d'artillerie décide de rester sous les drapeaux. Engagé dans la bataille de France, il participe à la défense de Lille mais se fait capturer par la Wehrmacht le . Alors qu'il est transféré en Belgique, il parvient à s'évader et à retourner en France, vêtu d'habits civils. Le , après que le maréchal Pétain a annoncé à la radio la cessation des combats, Jacques Roumeguère gagne le cap Gris-Nez et embarque pour l'Angleterre où il s'engage dans les forces françaises libres. En septembre, il est envoyé en Afrique et participe à la bataille de Dakar puis il prend part à la campagne de Syrie en 1941. Ayant suivi des cours d'officier à Damas, il est promu aspirant et intègre la division française libre où il est affecté au régiment d'artillerie des FFL.

De retour en Afrique, il participe à la guerre du désert en Libye à partir de . Il combat notamment au col d'Halfaya et à Gazala. Il est ensuite engagé dans la bataille de Bir Hakeim durant laquelle il est blessé le . Refusant de quitter son poste, il continue le combat jusqu'au lendemain avant d'être évacué vers le Levant français pour y être soigné. Le , à Beyrouth, le général de Gaulle lui remet la Croix de la Libération. Sa grave blessure l'éloigne des combats pendant plusieurs mois. Une fois rétabli, il retrouve son régiment avec lequel il participe à la campagne de Tunisie entre février et . Il est ensuite détaché auprès du général de Larminat pour une mission clandestine de recrutement. Engagé dans la campagne d'Italie, il travaille sur une base américaine où il est chargé d'interpréter des photographies aériennes. À sa demande, il réintègre ensuite le régiment d'artillerie afin de participer au débarquement de Provence en . Il participe ensuite aux combats de libération de la France du sud de la France jusqu'à la campagne d'Alsace. Il termine la guerre avec le grade de lieutenant.

Après-guerre

En , Jacques Roumeguère est secrétaire du Conseil de l'Ordre de la Libération. Il s'engage ensuite dans une carrière diplomatique et devient consul-général de France à Bangui en République centrafricaine de 1961 à 1963, puis à Diego-Suarez à Madagascar. De retour en métropole en 1968, il travaille au ministère des affaires étrangères où il est chargé de mission au cabinet de Michel Debré. Devenu administrateur civil, il est en poste au service des bâtiments du ministère de la justice de 1969 à 1973. Il est ensuite affecté pendant deux ans sur les Terres australes et antarctiques françaises où il exerce la fonction de chef de district de l'île Amsterdam. Après avoir été délégué régional à l'environnement de 1975 à 1981, il travaille au ministère de l'équipement avant d'être nommé, en 1983, inspecteur général de l'équipement. Jacques Roumeguère meurt le à Paris et est inhumé à Saint-Loup-de-Gonois dans le Loiret.

Décorations

Commandeur de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationCommandeur de l'Ordre national du MériteCroix de guerre 1939-1945Médaille de la Résistance françaiseMédaille des évadésCroix du combattant volontaire de la RésistanceMédaille colonialeAvec agrafes "AFL", "Levant", "Libye" et "Bir-Hakeim"Membre de l'Ordre de l'Empire britannique(Royaume-Uni)

Références

Bibliographie . .

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Liens externes

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