La houle de la Banche est une grotte marine du cap Fréhel située sur la commune de Plévenon, département des Côtes-d'Armor, France.

Toponymie Le terme houle est issu du scandinave hol qui signifie « caverne », plus précisément par l'intermédiaire du normand houle, connaissant également les formes hōle, houole, hul signifiant « cavité en particulier dans les rochers en bord de mer ou dans les berges du bord des rivières », « creux ou se cachent les poissons », « petites cavernes où peuvent séjourner coquillages et poissons », lui-même de l'ancien scandinave hol « cavité »Elisabeth Ridel, Les Vikings et les mots : l'apport de l'ancien scandinave à la langue française, éditions Errance, Paris, 2009, p. 231. Il est à l'origine du français houle « mouvement ondulatoire de la mer ». Ce terme désigne des grottes marines sur la côte nord de la Bretagne (Ille-et-Vilaine et Côtes-d’Armor).

Spéléométrie

La dénivellation de la cavité est de (-8 ; +3) pour un développement de .. La partie de la grotte qui nécessite l'usage d'un bateau n'a pas été explorée ni topographiée ; cette partie peut être estimée à environ et débouche dans la mer.

Géologie

La houle s'ouvre dans les grès rouges de l'Ordovicien qui dominent la mer d'environ 70 m. Les bancs de grès sont parfois recoupés par des roches filoniennes de couleur sombre, la dolérite. Deux types de roche sont représentés : les grès (roche sédimentaire) et la dolérite (roche magmatique). La houle de la Banche se développe au contact de ces deux roches|lire en ligne=https://www.academia.edu/42244177/2019_Grottes_et_houles_du_cap_Fr%C3%A9hel_C%C3%B4tes_dArmor_|consulté le=2023-02-04}}..

Explorations vignette|gauche|Topographie de la houle de la Banche.

En 1990, la grotte-tunnel de la Banche a été reconnue à la faveur d'une marée d'amplitude moyenne (coefficient de 75) jusqu'à une voûte mouillante (développement : 87 m). Puis en 1991, malgré une marée de coefficient 108, qui découvre les passages inondés, la progression a été arrêtée à une trentaine de mètres de la sortie du tunnel, devant un canyon envahi par la mer. La cavité a fait l'objet de deux séances topographiques les et (développement : 142 m) par Jean-François Plissier et Jean-Yves Bigot.

Bibliographie Bigot Jean-Yves (1997) – France. in C. Chabert & P. Courbon « Atlas des cavités non calcaires du monde », Union Internationale de Spéléologie, Au pré de Madame Carle édit., p. 51-58 & p. 84-85. Bigot Jean-Yves & Chabert Claude (1992) – Les grandes cavités françaises dix ans après. Évolution des connaissances spéléologiques dans les départements français pauvres en cavités (1981-1991). Spelunca, , . Lire en ligne.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste de grottes Spéléologie en France Liste des cavités naturelles les plus longues des Côtes-d'Armor

Liens externes

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