Émile René Lemonnier (), est un officier général français.

Biographie Né à Château-Gontier dans la Mayenne, il est le fils d'un bourrelier, Émile Jean Lemonnier, et de Marie Ernestine FournierActe de naissance de la commune de Château-Gontier..

En 1903, il entre au collège de Château-GontierAujourd’hui lycée Victor-Hugo.. Il reçoit, en 1904, le prix d’excellence et le premier prix dans chaque matière. En 1910, il obtient le baccalauréat avec mention « bien ».

Émile Lemonnier intègre l'École polytechnique (promotion X1912) à Nantes le .

Première Guerre mondiale Le , il est nommé sous-lieutenant au d’artillerie (RA), puis affecté au d’artillerie à pied le . Il est promu lieutenant le Registre matricule de Château-Gontier .. Durant la Première Guerre mondiale, il est cité à l’ordre du régiment : Une seconde citation à l’ordre du corps d’armée, le décrit comme :

Le , le lieutenant Lemonnier passe dans l’armée coloniale. Il est affecté au d'artillerie lourde coloniale, puis au d’artillerie coloniale (RAC) auprès du corps expéditionnaire de la Russie du Nord le .

Entre-deux guerres Promu capitaine le , Émile Lemonnier rejoint, avec le d’artillerie malgache, le Levant français le .

Rapatrié et affecté au RAC en , il s’embarque le à destination de l’Afrique-Occidentale française (AOF). Il est affecté au de tirailleurs sénégalais en . Il est cité en 1924 : Rapatriable, il rentre en France, par Bordeaux, le , et est affecté à l’état-major particulier de l’artillerie. Le capitaine Lemonnier fait partie de la promotion de l'École supérieure de guerre entre et 1929.

Promu chef d’escadron le , le commandant Lemonnier est mis à la disposition du général commandant supérieur les troupes du groupe de l’Indochine le et s’embarque pour Haïphong sur le . Il passe au RAC le .

De retour en métropole en , il est affecté au RAC. Émile Lemonnier est promu lieutenant-colonel le . Le , il est muté au RAC.

Il est muté à l’état-major du préfet maritime de Bizerte (Tunisie) en . Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1920, il est nommé officier de l’ordre le ..

Promu colonel en 1937, il occupe le poste de directeur de l'artillerie au Cambodge.

Seconde Guerre mondiale

À compter du , le colonel Lemonnier est affecté au RAC en Indochine. Le , le territoire entre dans la Seconde Guerre mondiale avec l’invasion japonaise de l'Indochine.

En 1942, il commande la de la division du Tonkin, à Hanoï, sous les ordres du général Aymé.

Général depuis 1943, Émile Lemonnier commande la de la division du Tonkin, à Lạng Sơn. Il est chargé d’assurer la défense de cette province et de celle de Cao Bang sur la frontière sino-indochinoise.

Après la reprise de Manille le , un coup de force japonais se produit dans la nuit du 9 au contre les garnisons du TonkinLe coup de force japonais du 9 mars 1945.. Le général Lemonnier est tué après le massacre de la garnison de la citadelle de Lạng Sơn le Voir Le Monde du 13 mai 1965 et La résistance contre le Japon en Indochine.. Après une résistance acharnée puis la reddition de la place, les Japonais massacrent 460 prisonniers, dont le général Lemonnier et le résident Auphelle, décapités dans les grottes de Ky Lua, au mépris du respect des conventions de guerre dont le premier traité, sur la « protection des victimes militaires de la guerre » a été signé en 1864 à Genève mais dont le Japon n’était pas signataireExtrait de la proposition de loi pour une journée nationale du souvenir en hommage aux Français morts pour la France en Indochine..

Reconnu « Émile René Lemonnier », base Mémoire des hommes, ministère français de la Défense., il est enterré à Château-Gontier le .

Il est cité à titre posthume le :

Décorations

Postérité À Château-Gontier, son nom est inscrit sur le monument aux morts et une rue porte son nom.

thumb|Plaque commémorative à Paris, avenue du Général-Lemonnier. Depuis , à Paris, l’ancienne rue des Tuileries () ouverte vers 1877 est baptisée avenue du Général-Lemonnier. Le est inaugurée la plaque commémorative apposée à l'angle de l'avenue du Général-Lemonnier et du quai Aimé-Césaire (à l'époque quai des Tuileries).

Le camp Lemonnier, situé dans la ville de Djibouti, et ancien camp de la Légion étrangère, porte son nom. Ce camp a successivement servi au interarmes d'outre-mer (RIAOM), aux forces terrestres djiboutiennes, et abrite actuellement une base de la marine américaine ainsi que le siège de la force combinée américaine qui prend part à la lutte contre la piraterie autour de la Corne de l'Afrique.

Son nom est inscrit au monument À la gloire des polytechniciens morts pour la France de l'École polytechnique à ParisRelevé du monument commémoratif de l'École Polytechnique, Paris. et sur celui de PalaiseauRelevé du monument commémoratif de l'École Polytechnique, Palaiseau.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . Liens externes

« Émile René Lemonnier », base Mémoire des hommes, ministère français des Armées. « Émile René Lemonnier », base MémorialGenWeb, association des contributeurs et administrateurs de MémorialGenWeb.

Sources Service historique de la Défense, Caen. Cote AC 21 P 279493.

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