Groslay est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés Groslaysiens..

Géographie Description

Groslay est située sur le flanc est de la butte-témoin portant la ville de Montmorency, à au nord de Paris. Hydrographie Groslay est parcourue par le ru des Haras en grande partie souterrain, visible principalement dans 2 bassins de rétention destinés à éviter les inondations.

Communes limitrophes La commune est limitrophe de Montmorency, Saint-Brice-sous-Forêt, Sarcelles, Deuil-la-Barre et Montmagny.

Transports et déplacements Groslay est desservie par la gare de Groslay, sur la ligne H du Transilien, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont / Luzarches. La gare est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure du lundi au vendredi, et d'un train à la demi-heure en soirée (après 20 h 30) et le week-end. Il faut de 15 à 17 minutes de trajet à partir de la gare du Nord.

La commune est également desservie par la ligne 1527 (Eaubonne - Garges-Sarcelles), la ligne 1537 (Sarcelles - Épinay-sur-Seine) du réseau de bus de la Vallée de Montmorency exploitée par Transdev Valmy ainsi que par l'antenne scolaire de la ligne 95.02 du Réseau de bus Roissy Ouest.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bonneuil-en-France à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site publié par Météo-France en .

Urbanisme Typologie Au , Groslay est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Toponymie Le nom de Groslay est attesté pour la première fois sous la forme Graulido en 862, Graulidum en 862Dans un acte de donation de vignes à l'abbaye de Saint-Denis, Grolidum, Groolaium, Groela, Groelium, Grooletum, Groeletum, Grodoletum, Grolitium, Gloleium, Groleyum, Groloi en 1293Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..

Le nom de Groslay doit son origine à la nature du sol de certains de ses champs. En ancien français, le mot groele qui dérive du gaulois graua désignait un terrain contenant de petits cailloux. Ainsi le nom de la ville ne doit rien à la femelle du sanglier... Il y a pourtant plus de deux cents ans l'abbé Lebeuf pouvait déjà écrire en tête de sa notice sur Groslay : "Le vulgaire croit que ce nom est composé de deux mots qui signifient : gros-sanglier"... (Pacaud (Abbé Georges), Groslay de Seine et Oise p.15-17). Ainsi, le vrai blason de Groslay n'est pas celui qui porte une tête de sanglier mais celui qui figure sur la page de couverture de l'ouvrage de l'abbé PacaudCouverture de l'ouvrage de l'abbé Pacaud.

Voir Grosley (Eure)

Histoire vignette|Le passage à niveau de Groslay, vers 1909.

Le premier seigneur de Groslay est Odon ou Éudes de Groslay à la fin du . Au , le village devient un fief des Montmorency, puis des Condé au Origine et évolution du nom de Groslay.

La commune vit essentiellement de la vigne et du maraîchage jusqu'au début du (la culture du poirier s'y développe à partir de 1860). Groslay connaît une évolution comparable au village voisin de Montmorency : construction de châteaux de plaisance au , de propriétés bourgeoises au puis l'urbanisation pavillonnaire du , facilitée par la mise en service, en 1877, de la ligne de chemin de fer Paris - Persan-Beaumont.

De par sans doute l'éloignement relatif des grands axes de communication routiers et la faible superficie de la commune, Groslay n'a pas connu l'urbanisation brutale de certaines de ses voisines dans les années 1960 et 1970. L'habitat collectif y reste minoritaire et à taille humaine. Cependant, depuis les années 2000, les derniers espaces verts, les vergers et les champs de pivoines qui faisaient le charme du village disparaissent rapidement face à l'urbanisation. En 2007, le parc municipal et le parvis de la mairie ont fait l'objet d'une rénovation totale.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Montmorency. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Groslay fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de PontoiseSite du Conseil général - Administration du Val-d'OiseMinistère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Deuil-la-Barre

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité La commune était membre de la Communauté d'agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, cette intercommunalité fusionne avex sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération Plaine Vallée dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats

Lors du second tour des élections municipales de 2020, la liste menée par le maire sortant, Joël Boutier (DVD) est arrivée en troisième position, avec 29,54 % des suffrages exprimés, devancé par la liste menée par Patrick Cancouët (DVD) qui a obtenu la majorité des suffrages exprimés avec 38,37 % des voix, et celle de François Jeffroy (écologiste, 31,57 %)..

Liste des maires

Politique de développement durable

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008FICHE | Agenda 21 de Territoires - Groslay, consultée le 26 octobre 2017.

Jumelages

site de la mairie - Page des jumelages

Démographie

Évolution de la population

Pyramide des âges En 2022 la commune compte pour , soit un taux de de femmes. Ce taux s'établit à dans le département.

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit:

Population active de 15 à 64 ans En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de dont .

La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:

Revenus de la population En 2021, le revenu médian par unité de consommation s'établit à sur la commune contre au niveau départemental. Le taux de pauvreté est de contre sur l'ensemble du département.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Monument historique vignette|270px|Chœur de l'église Saint-Martin.vignette|120px|Résurrection du Christ.

Groslay compte un monument historique sur son territoire ; église Saint-Martin, cour du Rocher / rue Paul-du-Boys (classée monument historique par arrêté du .) : Elle se compose essentiellement d'une nef et d'un bas-côté sud gothiques du ; et d'un prolongement de la nef avec chœur à l'abside en hémicycle ainsi que d'un collatéral nord et d'un prolongement du collatéral sud du . Les parties ajoutées en premier lieu affichent le style gothique flamboyant, alors que les finitions des parties ajoutées pendant la dernière campagne de travaux sont empreintes de la Renaissance, mais seule l'abside est conçue entièrement dans le style de la Renaissance. À la suite de remaniements et ajouts maladroits, uniquement la façade septentrionale et en partie la façade du chevet conservent leur caractère authentique. L'intérieur est assez harmonieux et construit avec grand soin, ne présentant pas de rupture réelle entre les différentes parties. La véritable richesse de l'église est ses six verrières Renaissance, constituées dans certains cas de fragments montés ensemble. Classées monuments historiques au titre des objets depuis 1897, elles représentent l'arbre de Jessé, des scènes de la vie de saint Martin, la Nativité, le baptême du Christ, le martyre de sainte Agathe, la messe de saint Grégoire et la Résurrection du Christ....

vignette|Château des Beauharnais (carte postale des années 1920) On peut également signaler les lieux suivants : Château Claude-de-Beauharnais, 30 rue de Montmorency : cette demeure a connu de multiples propriétaires depuis ses origines, vers 1650. En 1779, Claude de Beauharnais, comte des Roches, l'acquiert. Cinq ans plus tard, son neveu Alexandre de Beauharnais, premier époux de la future impératrice Joséphine de Beauharnais, en hérite. C'est Alexandre, grand-père de Napoléon III, qui transforme la maison de campagne, d'un étage et avec un mansarde, dans le château actuel. Faisant équerre avec la maison d'origine, c'est un édifice de style classique d'ordre composite, orné par des pilastres et des frontons sculptés. Mairie, 21 rue du Général-Leclerc : elle est installée depuis 1936 dans cette ancienne maison bourgeoise du . Château-Vieux, 25 rue de Montmorency : le bâtiment actuel, sans intérêt architectural, est édifié au sur les fondations d'un ancien château seigneurial appartenant aux Montmorency. C'est actuellement la maison de retraite des sœurs salésiennes de Marie-Immaculée. Le parc a été en grande partie loti, mais conserve quelques arbres d'essences rares dans la région.