François Bolifraud, né le à Paris et mort pour la France le à Bir Hakeim, est un militaire français, Compagnon de la Libération.
Chasseur alpins engagé dans la campagne de Norvège en 1940, il rejoint ensuite les forces françaises libres et passe à la Légion étrangère avec laquelle il participe à la bataille de Bir Hakeim où il trouve la mort.
Biographie Jeunesse et engagement François Bolifraud naît le à Paris. Il est le fils de Gabriel Bolifraud (1886-1952), conseiller à la Cour des comptes, sénateur, et d'Amélie Mahey (1889-1979), artiste-peintre.
Il réussit son baccalauréat dès l'âge de et entre à l'Université Grenoble-Alpes où il obtient trois ans plus tard une licence de droit. Il devance son appel à et devient élève officier de réserve. Après un stage de six mois à Saint-Maixent-l'École, il sort sous-lieutenant de réserve au bataillon de chasseurs alpins de Grenoble.
Seconde Guerre mondiale François Bolifraud est mobilisé dès la déclaration de guerre comme lieutenant au bataillon de chasseurs alpins. Intégré au Corps expéditionnaire français en Scandinavie, il participe à la campagne de Norvège d'avril à et combat à la bataille de Narvik. Il est de retour en France avec le corps expéditionnaire le à Lorient mais, devant l'avancée des troupes allemandes, rembarque presque aussitôt à destination de l'Angleterre où il fait partie des tout premiers hommes à s'engager dans les forces françaises libres. Les Chasseurs alpins issus des unités ayant combattu en Norvège forment le bataillon de chasseurs de Camberley auquel François Bolifraud est affecté comme instructeur. Il part ensuite pour l'Afrique et est blessé au large de Freetown lors du torpillage de son bateau.
thumb|Tombe de François et Gabriel Bolifraud au cimetière de Chamarande. Affecté au bataillon de la demi-brigade de Légion étrangère, il est engagé dans la guerre du désert en Libye. Il se distingue lors de la bataille de Bir Hakeim en parvenant en pleine nuit à escorter un convoi de ravitaillement jusqu'à la position française encerclée. Dans la nuit du 10 au , lors de l'évacuation générale du poste de Bir-Hakeim, François Bolifraud est tué. Retrouvé plusieurs mois plus tard, son corps est d'abord inhumé au cimetière militaire de Bir-Hakeim avant d'être transféré à Chamarande dans l'EssonneCimetières de France et d'ailleurs.
Le à Casablanca, le général de Gaulle remet la Croix de la Libération de François Bolifraud à la mère de celui-ci.
Son frère, Philippe Bolifraud, né en 1922, sous-lieutenant à la Légion, est tué pendant la bataille d'Alsace, le .
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationCroix de guerre 1939-1945
Références
Bibliographie . . .
Voir aussi Articles connexes Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
Biographie sur le site des Compagnons de la Libération
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