Philippe Janvier, né à Chinon le , est un paléontologue français. Il est spécialiste des premiers vertébrés, notamment des poissons qui vivaient au Paléozoïque, il y a environ 535 à 360 millions d’années. C'est un spécialiste du cladisme..

Biographie Il effectue des études universitaires à Tours, Poitiers et Paris. En 1973, il obtient un doctorat, puis un doctorat d’état en 1980. Il est, sur recommandation du paléontologie Jean-Pierre Lehman, recruté comme chercheur au Musée Suédois d’histoire naturelle à Stockholm (Naturhistoriska Riksmuséet) sous la direction de Erik Jarvik et Tor Ørvig. De 1972 à 1974, il travaille avec Erik Stensiö sur l’anatomie des vertébrés sans mâchoires.

En 1975, il intègre le CNRS et le Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Il y effectue tout le reste de sa carrière. En 2014, il entre à l’Académie des Sciences (sections Biologie intégrative et Sciences de l’Univers)..

Travaux scientifiques La principale thématique de recherche de Philippe Janvier est l’évolution des premiers vertébrés et la transition évolutive entre les vertébrés sans mâchoires ou agnathes, et les premiers vertébrés à mâchoires, ou gnathostomes. Il a élucidé les étapes de la mise en place progressive du plan d’organisation de ces derniers (origine des mâchoires, du squelette ossifié, des nageoires paires) en utilisant la méthode d'analyse des caractères morphologiques de la systématique phylogénétique de Willi Hennig (analyse "cladistique").

À la recherche des poissons fossiles les plus anciens, il a exploré les terrains d’âge paléozoïque de nombreuses régions : Spitzberg, Anatolie, Iran, Thaïlande, Viêt Nam, Colombie et Bolivie où il a contribué avec son étudiant Pierre-Yves Gagnier à la découverte de l’un des plus anciens vertébrés possédant un squelette dermique complet, le Sacabambaspis et de l’un des plus anciens chondrichthyens (groupe incluant les requins et chimères) : Pucapampella. Cela l’a conduit à aborder la question de la phylogénie de l’ensemble des gnathostomes, notamment l’enracinement des chondrichthyens au sein des acanthodiens du Paléozoïque inférieur, qu’il a démontré avec John Maisey et Alan Pradel.

Philippe Janvier s’intéresse également aux rares cas de conservation exceptionnelle de tissus mous minéralisés sous l’action de voiles bactériens sur les vertébrés fossiles, comme dans le cas des vertébrés du Cambrien de Chine. Avec son collègue Alan Pradel, il a ainsi mis en évidence le premier cas de conservation exceptionnelle du cerveau chez un chondrichthyen de 300 millions d’années.

Publications Ph. Janvier, 1997. Euconodonta. Version 01 January 1997 (under construction). http://tolweb.org/Euconodonta/14832/1997.01.01 in The Tree of Life Web Project, http://tolweb.org/ . Ph. Janvier, 2007. Homologies and evolutionary transitions in early vertebrate history. In J. Anderson, H-D. Sues (eds.), Major transitions in vertebrate evolution 57-121 [W. Dahdul/B. Frable].

Notes et références

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