La Symphonie en ut mineur, , est une œuvre de Louise Farrenc, la première de ses trois symphonies.
Histoire C'est âgée de trente-sept ans que Louise Farrenc compose sa première symphonie, en 1841.
La partition est créée quatre ans plus tard, le à Bruxelles, sous la direction de François-Joseph Fétis.
Une première audition parisienne de l'ouvrage est donnée le à la salle du Conservatoire, sous la direction de Théophile Tilmant.
Instrumentation Elle est écrite pour orchestre symphonique : Instrumentation de la de Louise FarrencBois2 flûtes, 2 hautbois,2 clarinettes, 2 bassonsCuivres2 cors, 2 trompettesPercussions2 timbalesCordespremiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses
Structure La Symphonie, d'une durée moyenne d'exécution de trente-trois minutes environ, est composée de quatre mouvements : Andante sostenuto — Allegro Adagio cantabile Minuetto. Moderato Allegro assai
Analyse La symphonie est de facture classique, autant dans l'enchaînement de ses mouvements que dans la découpe formelle. Cependant, l'instrumentation n'est pas anodine, et elle laisse une grande place aux bois. De plus, le choix des tonalités au sein de la forme sonate est lui aussi hors norme. Le choix des dynamiques et du rythme notamment dans les premiers et troisièmes mouvements apportent un relief unique. Louise Farrenc fait ici grand cas de la clarté et de l'organisation orchestrale tout en se préoccupant du timbre.
Andante sostenuto — Allegro La de la symphonie, Andante sostenuto, s'enchaîne selon la musicologue Adélaïde de Place. Pour Catherine Legras, l'introduction, dans une métrique à , est mélancolique et donne le thème en do mineur au hautbois et à la clarinette. L'enchaînement à l'Allegro se fait sans rupture, suite à une demi-cadence et le thème principal se fait en do mineur toujours, mais cette fois dans une métrique à . Le second thème est joué aux bois, dans la tonalité de mi bémol majeur, relatif de do mineur. Il n'y a pas beaucoup de contraste entre les deux thèmes, mais Catherine Legras trouve le premier légèrement plus dynamique que le second. Le développement se construit d'abord sur le premier thème puis sur le second. Lors de la réexposition, le premier thème est en do mineur, et le second se trouve être en do majeur, contrastant avec le mi . Le mouvement se clôt sur une coda dans la tonalité de do mineur, dans une ambiance proche de l'introduction.
Adagio cantabile Pour Adélaïde de Place, le second mouvement est celui dans lequel . Ce mouvement semble être de forme lied complexe, et pourrait s'apparenter à la forme sonate. Pour Catherine Legras, le mouvement commence de façon hésitante et reste en suspension. Le thème est donné au violon, puis à la flûte, reprise avec un saut de sixte. L'impression de suspension est renforcée par la ponctuation sous le thème, qui est en la bémol majeur. Un second motif apparaît ensuite aux cordes.
Minuetto. Moderato Le menuet de la symphonie . Le thème est qualifié par Catherine Legras de , en do mineur, tandis que le trio central est en do majeur. C'est le seul mouvement où le contraste se fait aussi fortement.
Allegro assai À , qui conclut l’œuvre. Le finale est dans un tempo rapide, avec un premier thème en do mineur donné aux cordes. Le second thème est dans la tonalité inattendue de si majeur. La forme en est aussi une forme sonate, mais sans reprise. Le développement se fait sur le premier thème. La réexposition se fait pour le premier thème en do mineur, mais le second apparaît dans la tonalité de mi majeur, constituant une seconde surprise. Le mouvement se conclut par une strette en do mineur.
Réception On peut lire dans le journal la Belgique musicale du : . Dans La France musicale, Castil-Blaze rapporte les propos de François-Joseph Fétis : . Il rajoute également qu'.
La musicologue Adélaïde de Place la rapproche de l'esthétique mendelssohnienne.
Discographie Louise Farrenc : Symphonies 1 & 3, par l'Orchestre philharmonique de la NDR sous la direction de Johannes Goritzki, CPO 999 603-2, 1998 . Louise Farrenc : Les 3 Symphonies, par l'Orchestre de Bretagne sous la direction de Stefan Sanderling, Disques Pierre Verany PV700030, 2001. Louise Farrenc : Symphony No. 1, Overtures Nos. 1-2, Grand Variations on a theme by Count Gallenberg, par les Solistes Européens, Luxembourg, Christoph König (dir.), Naxos 8.574094, 2020. Louise Farrenc : Symphonies 1 & 3, par Insula orchestra, Laurence Equilbey (dir.), Erato 0190296698521, 2021.
Notes et références
Bibliographie Monographies
Articles de presse
Notes discographiques
Liens externes
Farrenc|01 1 Catégorie:Œuvre musicale composée en 1841 Catégorie:Œuvre en do mineur