La Symphonie en sol mineur, opus 36, est une œuvre de Louise Farrenc, la dernière des symphonies qu'elle a composées. C'est la plus connue et la mieux appréciée de ses symphonies.
Contexte et création La composition de cette symphonie est achevée en 1847, deux ans après sa Symphonie en ré majeur, op. 35 (1845).
L’œuvre est créée à Paris, le , par l'Orchestre de la Société des concerts du Conservatoire sous la direction de Narcisse Girard.
Bien que moins jouée et enregistrée, elle est cependant comparée par le journaliste musical Tom Service aux symphonies de Felix Mendelssohn et de Robert Schumann..
Instrumentation Elle est écrite pour orchestre symphonique. L'effectif ci-dessous est le même que pour les deux autres symphonies, la seule différence étant ici l'absence des trompettes. Instrumentation de la de Louise FarrencBois2 flûtes, 2 hautbois,2 clarinettes, 2 bassonsCuivres2 corsPercussions2 timbalesCordespremiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses
Structure La Symphonie, d'une durée moyenne d'exécution de trente-deux minutes environ, est composée de quatre mouvements :
Adagio — Allegro Adagio cantabile Scherzo. Vivace Finale. Allegro
Analyse
Adagio — Allegro La symphonie s'ouvre sur un bref adagio qui conduit à un . La forme du premier mouvement ne ressemble qu'en partie à la forme sonate habituelle. Quatre motifs composent l'exposition en se suivant, les trois premiers étant dans la tonalité de sol mineur, tandis que le quatrième module au relatif majeur de si bémol majeur. L'exposition n'est pas reprise et s'enchaîne sur le développement, qui gravite autour du premier motif. Ce motif est absent de la réexposition pour ne laisser que les deuxième, troisième motif en sol mineur et le quatrième cette fois dans la tonalité de sol majeur. La coda reprend le premier motif et se clôt dans la tonalité de sol mineur.
Adagio cantabile Dans le deuxième mouvement, , où c'est , et dans lequel .
Scherzo. Vivace Le troisième mouvement semble .
Finale. Allegro Enfin, le finale .
Réception On peut lire dans Le Ménestrel du : .
De son côté, Théophile Gautier, dans le cadre de sa chronique pour le journal La Presse, écrit le : . Quelques années plus tard, à l'occasion d'une nouvelle exécution de cette symphonie, le à la salle Herz à Paris par la Société symphonique, il récidive : .
La Symphonie est la plus jouée des trois symphonies de Louise Farrenc, et elle s'exporte notamment en Suisse, en Belgique et au Danemark.
En 1849, Henri-Louis Blanchard consacre un article dans la Revue et gazette musicale de Paris à propos du concert de la Société des Concerts du Conservatoire. Il déplore notamment le fait que dans le programme se trouve la Symphonie no 5 qui fait de l'ombre inévitablement à celle de Louise Farrenc. Pour autant, il trouve à la symphonie de la compositrice un grand nombre de qualités. De plus, le traitement des vents est notable, notamment dans les premier et troisièmes mouvements. La compositrice a en effet écrit des passages où seuls ces derniers jouent, avec une grande autonomie, apportant une respiration et une couleur orchestrale propre.
Discographie Louise Farrenc : Symphonies 1 & 3, par l'Orchestre philharmonique de la NDR sous la direction de Johannes Goritzki, CPO 999 603-2, 1998 . Louise Farrenc : Les 3 Symphonies, par l'Orchestre de Bretagne sous la direction de Stefan Sanderling, Pierre Verany PV700030, 2001. Louise Farrenc : Symphonies Nos 2 and 3, par les Solistes Européens, Luxembourg, dirigés par Christoph König, Naxos 8.573706, 2018. Louise Farrenc : Symphonies 1 & 3, par Insula orchestra, Laurence Equilbey (dir.), Erato 0190296698521, 2021.
Bibliographie
Monographies .
Notes discographiques
Notes et références
Liens externes Exécution par l'Orchestre philharmonique de Radio France, Mikko Franck (dir.), concert du . Émission Musicopolis d'Anne-Charlotte Rémond, sur France Musique, consacrée à la création de cette symphonie.
Farrenc|03 3 Catégorie:Œuvre musicale composée en 1847 Catégorie:Œuvre en sol mineur