Anna Pauline « Pauli » Murray ( - ) était une activiste américaine des droits civiques, des droits des femmes, une avocate, une prêtresse de l'église épiscopale, et une écrivaine. En 1977, Murray est devenue la première femme afro-américaine à devenir prêtre de l'église épiscopale, et figure parmi les premières femmes à être devenue prêtre de cette église.

Enfance et jeunesse Murray est née à Baltimore, Maryland en 1910.. Les deux côtés de sa famille avait des origines métisses. Elle comptait parmi ses ancêtres des esclaves, propriétaires d'esclaves, Amérindiens, des Irlandais, et des citoyens noires et libres. La variété de traits et de teints dans sa famille étaient décrits comme "Les Nations Unies en miniature." . Ses parents—un professeur appelé William H. Murray et une infirmière appelée Agnes (Fitzgerald) Murray— s'identifiaient comme noirs. En 1914, Agnes est morte d'une hémorragie cérébrale.. Après, son père a commencé à avoir des problèmes émotionnels à cause de la fièvre typhoïde. Les autres membres de sa famille se sont occupés de ses enfants, et William a été interné dans une institution psychiatrique, où il n'a pas reçu de vrai traitement. vignette|Maison d'enfance de Pauli Murray à Durham (Caroline du Nord).|gaucheQuand Pauli avait trois ans, elle a déménagé à Durham, Caroline du Nord, pour vivre avec la famille de sa mère. Ses tantes maternelles, Sarah Fitzgerald et Pauline Fitzgerald Dame et ses grands-parents maternels Robert et Cornelia Fitzgerald, l'ont élevée. Elle est allée à St. Titus Episcopal Church avec la famille de sa mère, comme sa mère avant la naissance de Pauli. En 1923, son père, qui était dans l'Hôpital Crownsville de Maryland, est mort parce qu'un garde blanc l'a battu Sanchez, Brenna (2003). "Murray, Pauli 1910–1985". In Henderson, Ashyia N. Contemporary Black Biography. 38. Detroit, Michigan: Gale (published 2007). pp. 134–137. . Archivé de l'original sur January 12, 2013. Consulté le January 12, 2013 – via Encyclopedia.com. . Murray voulait le secourir à sa majorité, mais elle avait seulement treize ans quand il est mort.

Murray a vécu à Durham quand elle avait seize ans. Après, elle a déménagé à New York pour finir ses études secondaires et préparer l'université.. Là, elle a vécu avec la famille de sa cousine Maude. Ils vivaient dans un quartier blanc, et là, la famille passaient pour blanche. La présence de Pauli déconcertait les voisins de Maude, parce que Murray était visiblement d'origine africaine. Néanmoins, elle a reçu son diplôme de sa High School avec distinction en 1927. Elle s'est inscrite à Hunter College pour deux années.

Elle s'est mariée en secret en 1930 avec William Roy Winn, ou Billy Winn, mais elle a regretté cette décision.

Murray et Will ont passé quelques mois avant de quitter la ville. Ils ne se sont plus vus jusqu'à ce que Murray le contacte pour annuler leur mariage le .

Le professeur préféré de Murray l'a inspirée à assister à l'Université Columbia, mais l'université n'admettait pas les femmes à cette époque. Aussi, elle n'avait pas les moyens d'assister à Barnard College, qui était le collège associé à Columbia pour les femmes McNeil, Genna Rae. "Interview with Pauli Murray, February 13, 1976. Interview G-0044. Southern Oral History Program Collection (#4007)". Documenting the American South. Archivé de l'original sur Janvier 12, 2013. Consulté le Janvier 12, 2013. . À la place, elle est allée au Hunter College, une université gratuite où elle était l'une des seules étudiantes à ne pas être blanche. Un de ses professeurs d'anglais l'a encouragée en lui donnant un "A" pour son essai sur son grand-père maternel. L'essai est devenu la base de son mémoire, "Proud Shoes", (1956) qui raconte l'histoire de la famille de sa mère. Murray a publié plusieurs poèmes et un article dans le journal de l'université. Elle a obtenu son Bachelor of Arts (licence) d'anglais en 1933.

Carrière professionnelle Après avoir réussi l'examen du (barreau de Californie) en 1945, Murray a été embauchée en tant que première procureure générale noire de l’état en janvier de l'année suivante. Cette année-là, le National Council of Negro Women l’a désignée “Femme de l'Année” et le magazine Mademoiselle a fait de même en 1947.

En 1950, Murray a publié States’ Laws on Race and Color, un examen et une critique des lois de ségrégation d’état à travers la nation. Elle a puisé dans des preuves psychologiques et sociologiques ainsi que légales, une technique de discussion novatrice que des professeurs de l'université Howard avaient critiqué plus tôt. Murray affirmait que les avocats des droits civiques devaient faire face aux lois de ségrégation comme étant inconstitutionnelles, plutôt que d’essayer de prouver l'inégalité des établissements prétendument “séparés mais égaux,” comme certaines personnes le pensaient.

Thurgood Marshall, alors le conseiller principal du NAACP et un futur juge de la Cour suprême, a appelé le livre de Murray la “bible” du mouvement des droits civiques. L’approche de Murray était influente sur les arguments du NAACP dans Brown v. Board of Education (1954). Le NAACP a fait usage des études psychologiques qui évaluaient les effets de ségrégation sur les étudiants à l'école. La Cour suprême des États-Unis a prononcé un jugement déclarant que les écoles publiques séparés étaient inconstitutionnelles.

Murray a habité au Ghana de 1960 à 1961, où elle a travaillé à la faculté du l'école de droit du Ghana. Elle est retournée aux États-Unis et elle a étudié à l’École de droit de Yale. En 1965, elle est devenue la première afro-américaine à obtenir un doctorat en droit de l'école. Elle a enseigné à l'université Brandeis de 1968 à 1973, où elle a reçu une titularisation comme professeure sur les études américaines"American Civil Rights and Women's Rights Activist Pauli Murray Teaches at Brandeis 1968–1973". Brandeis WGS35. Consulté le April 4, 2014..

Jane Crow

Bien qu’elle soit moins connue, Pauli Murray a été l’une des figures de proue du mouvement des droits civiques, aux côtés de leaders comme Martin Luther King, Jr., Aileen Hernandez, Daisy Bates ou Rosa Parks. Elle était une femme fervente qui protestait contre la discrimination sur la base de la race et du sexe. Elle a inventé le terme “Jane Crow”, qui traduisait la conviction de Murray que les lois Jim Crow nuissaient aussi aux femmes Afro-Américaines. Elle était résolve travailler avec les autres activistes à arrêter le racisme et le sexisme. Elle a prononcé un discours “Jim Crow et Jane Crow”, à Washington, D.C. en 1964, qui éclairait la longue lutte des femmes Afro-Américaines pour l'égalité raciale et leur lutte pour l'égalité des sexes. En définitive, Pauli Murray a aidé à faire progresser le mouvement des droits civiques américain en disant au public que les droits des femmes étaient aussi importants que les droits civiques.

Murray a prononcé son discours, “Jim Crow et Jane Crow”, pendant le mandat présidentiel de Lyndon B. Johnson. Elle s'adressait principalement à un public de femmes Afro-Américaines. Pauli Murray reconnaissait que les femmes Afro-Américaines avaient toujours contribué à l’avancement du mouvement des droits civiques. Elle affirmait que les femmes Afro-Américaines faisaient autant que les hommes Afro-Américains pour obtenir des droits égaux entre les personnes noires et blanches. Selon Murray, “Non seulement elles étaient avec les hommes Noirs pendant chaque phase de la lutte, mais elles ont continué aussi quand celle-ci les a détruits.". Les femmes Afro-Américaines ont décidé “de persévérer” pour leur liberté bien après que “leurs hommes” ont commencé à ressentir l'épuisement d’une longue lutte pour les droits civiques. Ces femmes se battaient sans peur pour les choses auxquelles elles croyaient, et elles refusaient de renoncer, même face à une bataille longue et fastidieuse. Murray a continué à faire l'éloge des femmes afro-américaines en déclarant qu'“on ne peut pas s'empêcher de demander: la lutte Noire aurait-elle progressé sans la détermination indomptable de ses femmes?”. Les femmes afro-américaines ont été vitales au mouvement des droits civiques et elles l’ont fait avancer par leurs actions propres. Elles étaient aussi importantes que leurs homologues masculins à la lutte noire pour la justice raciale. Leur conscience professionnelle et leur persévérance a révélé que les femmes Afro-Américaines étaient importantes dans la guerre contre le racisme en Amérique.

Droits des femmes Le président des États-Unis John F.Kennedy a nommé Murray à la Commission Présidentielle du Statut des Femmes en 1961. Elle a préparé un mémo appelé "Une proposition pour réexaminer l'applicabilité du quatorzième amendement à déclarer des lois et des pratiques qui discriminent sur la base du sexe"("A Proposal to Reexamine the Applicability of the Fourteenth Amendment to State Laws and Practices Which Discriminate on the Basis of Sex Per Se").

En 1963, elle est devenue l'une des premières à critiquer le sexisme du mouvement des droits civiques, dans son discours, "La femme noire et la quête d'égalité"Collier-Thomas, Bettye (2010). Jesus, Jobs, and Justice: African American Women and Religion. New York: Alfred A. Knopf. .. Dans une lettre au leader des droits civiques A.Philip Randolph, elle a critiqué le fait que pendant la Marche sur Washington de 1963, les femmes n'ont pas été invitées à faire un grand discours, ou à faire partie de la délégation des leaders qui sont allés à la Maison Blanche. Elle a écrit: "J'ai été de plus en plus dérangée par la disparité flagrante entre le rôle majeur que les femmes Noires ont joué et qu'elles jouent à la base (qui est crucial pour notre lutte), et le rôle mineur auquel elles ont été assignées en ce qui concerne les décisions de politique nationale. C'est indéfendable d'appeler une marche nationale sur Washington et que l'appel ne contienne pas le nom d'une seule femme leader"Cole, Johnnetta Betsch; Guy-Sheftall, Beverly (2009). Gender Talk: The Struggle For Women's Equality in African American Communities. New York: Ballantine Books. ..