François Lamarque, né le 2 novembre 1753 à Montpon-Ménestérol (généralité de Bordeaux, actuel département de la Dordogne), mort le 13 mai 1839 dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1791 et 1799, il est député à l'Assemblée nationale législative, à la Convention nationale où il vote la mort de Louis XVI et où il est fait prisonnier par le général Dumouriez, puis au Conseil des Cinq-Cents.
Biographie
Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, François Lamarque, alors juge au tribunal du district de Périgueux, est élu député du département de la Dordogne, le neuvième sur dix, à l'Assemblée nationale législative.
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le , il vote en faveur de la mise en accusation du ministre de la Marine, Bertrand de Molleville.
Le 29 juillet, aux côtés de Jacques-Pierre Brissot (député de la Seine), de Jean-François Delmas (député de Haute-Garonne), d'Armand Gensonné (député de la Gironde), d'Élie Guadet (député de la Gironde) et de Marc Lasource (député de la Gironde), il signe une adresse qui dénonce la conduite du marquis de La Fayette qui propose au général Luckner de marcher sur Paris. Le 8 août, il vote en faveur de la mise en accusation de La Fayette.
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple. François Lamarque fait partie des députés qui se portent à la rencontre des fédérés et des insurgés.
Mandat à la Convention En septembre 1792, François Lamarque est réélu député de la Dordogne, le premier sur dix, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine : Le 30 mars 1793, à l'issue de la défaite de Neerwinden, il est envoyé en mission, aux côtés de Jean-Henri Bancal des Issarts (député du Puy-de-Dôme), Armand-Gaston Camus (député de la Haute-Loire), Lazare Carnot (député du Pas-de-Calais) et Nicolas-Marie Quinette (député de l'Aisne), à Saint-Amand-les-Eaux (département du Nord) afin de conduire le général Dumouriez devant la Convention nationale.
Le 2 avril, Bancal des Issarts, Camus, Lamarque et Quinette et Pierre Riel de Beurnonville (ministre de la Guerre) sont arrêtés par le général Dumouriez, livrés aux Autrichiens et détenus à la forteresse du Spielberg en Moravie.
Le 12 messidor an III (le 30 juin 1795), au nom du Comité de Salut public et du Comité de sûreté générale, Jean-Baptiste Treilhard (député de Seine-et-Oise) propose que Marie-Thérèse de France soit échangée contre les prisonniers politiques détenus par l’Autriche.
Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, François Lamarque est réélu député de la Dordogne pour le Conseil des Cinq-Cents. Le 12 nivôse an IV (le janvier 1796), les quatre députés libérés sont admis à siéger au Conseil.
Le floréal an VI (le 20 avril 1797), François Lamarque est élu président du Conseil des Cinq-Cents, et ses secrétaires sont Pierre Chollet-Beaufort (député du Puy-de-Dôme), Henri Fauvel (député du Nord), Claude-Christophe Gourdan (député de Haute-Sâone) et Jean-Pierre Picqué (député des Hautes-Pyrénées).
François Lamarque soutient le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) et prend le fauteuil de la présidence en remplacement de Joseph Jérôme-Siméon (député des Bouches-du-Rhône).
François Lamarque est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an VI (le 20 mai 1798). Lors des élections législatives de 1798, il est réélu député de la Dordogne, mais son élection est cassée par la loi du 22 floréal an VI (11 mai 1798) qui annule l'élection de cent-six députés jacobins. Il est proposé comme ambassadeur français en Suède mais sa nomination est refusée en raison de son vote lors du procès de Louis XVI.
Lors des élections législatives de 1799, il est réélu député de la Dordogne. Le messidor an VII (le 19 juin 1799), il est élu secrétaire aux côtés de Pierre Augereau (député de Haute-Garonne), de Joseph Jouye de Grandmaison (député de la Gironde) et de Louis Pouret-Roqueries (député de la Manche) sous la présidence de Jean-Joseph-Victor Genissieu (député de l'Isère).
Sous le Consulat et le Premier Empire Il se rallia à Napoléon Bonaparte, après avoir été hostile au Coup d'État du 18 brumaire an VIII (). Napoléon Bonaparte le nomme préfet du Tarn il entre ensuite à la Cour de cassation. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le , et chevalier de l'Empire par .
Sous la Restauration Régicide, il fut exilé en 1816, il trouva refuge en Suisse. On l'autorisa à rentrer en France en 1819.
Les papiers personnels de François Lamarque sont conservés aux Archives nationales sous la cote 199AP..
Notes et références
Sources Histoire et dictionnaire de la Révolution française (1789-1799) de Jean Tulard, Jean-François Fayard, Alfred Fierro
Liens externes
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