L'équipe de Guam de football est une sélection des meilleurs joueurs guamaniens sous l'égide de la Fédération de Guam de football (appelée en anglais, langue officielle de Guam, la ou GFA).
Après la création de la en 1975, qui adhère d'abord provisoirement en 1991 puis définitivement à la Confédération asiatique de football et à la Fédération internationale de football association en 1996, l'équipe nationale dispute la première rencontre de son histoire le face aux Fidji. « Matao », surnom de la sélection de Guam en langue chamorro, n'a jamais réussi à se qualifier pour une compétition internationale.
La sélection guamanienne a terminé l'année 2025 au mondial du classement FIFA. Le poste de sélectionneur de Guam est occupé par le Guamanien depuis le 2023.
Le , Guam remporte un match historique comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2018 contre le Turkménistan sur le score d'un but à zéro. Il s'agit de la première victoire de son histoire dans un match comptant pour les éliminatoires d'une Coupe du monde. Guam récidive cinq jours plus tard contre l'Inde, sur le score de deux buts à un.
Histoire Les débuts de la sélection Le football à GuamGuam est un territoire non-incorporé et organisé des États-Unis. débute dans les années 1970, à l’initiative de deux pionniers : un prêtre irlandais, Tony Gillespie, et un Philippin d'origine chinoise, Charles Whang, qui se sont installés à Guam et qui ont créé en 1973 la première compétition de football appelée la Guam Soccer Cup. Whang devient ainsi le premier président de la , fédération de Guam de football, fondée en 1975.
La sélection réalise son premier match international lors des Jeux du Pacifique de 1975 que Guam organise. Présente dans le groupe 2, elle doit affronter les Fidji (finalistes aux Jeux du Pacifique 1963) et les îles Salomon (quatrièmes aux Jeux du Pacifique 1963). Le , à TumonTumon est le lieu qui accueille les Jeux du Pacifique. De plus, il s'agit du cœur névralgique du tourisme dans l'île., elle connaît sa première défaite contre les Fidji, qui se solde par un score de onze buts à zéro. Puis le lendemain, toujours à Tumon, elle perd contre les îles Salomon sur le score de cinq buts à un. Elle termine dernière du groupe et du tournoi. Lors de l'édition suivante, en 1979 aux Fidji, elle connaît de nouvelles défaites en phase de groupes contre la Nouvelle-Calédonie (finaliste aux Jeux du Pacifique 1975) dix buts à un, et contre les Nouvelles-Hébrides (finalistes aux Jeux du Pacifique 1971) cinq buts à zéro, mais lors du tournoi de consolation, elle enregistre ses premières victoires contre les Samoa occidentales (première participation aux Jeux du Pacifique) quatre buts à deux et contre les Tuvalu (première participation aux Jeux du Pacifique) sept buts à deux, même si elle perd une nouvelle fois contre les Nouvelles-Hébrides.
Durant les années 1980, la sélection ne dispute que des matchs non officiels contre des clubs. Elle affronte par exemple une formation ouest-allemande en tournée à Guam, le , et perd sur le score d'un but à zéro. Elle fait ensuite une tournée aux Philippines sous la conduite du sélectionneur philippin Charles Whang, qui connaît bien la région. Elle joue contre des clubs amateurs autour de Manille et réunit trois victoires et une défaite. Cependant, le football n'est alors pas une priorité à Guam avec la réduction des effectifs militaires de la base navale et le départ des étudiants guamaniens, qui quittent majoritairement l'île pour poursuivre leurs études universitaires, ce qui explique l'absence de matchs officiels durant la période 1981-1990. Il faut en effet attendre 1989 pour relancer le football à Guam : plusieurs professionnels du sport (Attorneys Robert Hartsock, Jerry Hogan, Randy CunliffeRandy Cunliffe est le père du footballeur Jason Cunliffe, meilleur buteur de Matao., Jeff Cook, Mike Bordallo et Bobby Torres) et deux hommes d'affaires (Carl Wegner et Richard K. LaiRichard Lai est l'actuel président de la GFA depuis 2001.) décident de relancer le football sur l'île et cherchent à obtenir une reconnaissance internationale en voulant adhérer aux institutions footballistiques continentales et mondiales, principalement la Confédération asiatique de football (AFC) et la Fédération internationale de football association (FIFA), ce qui est le but affiché de la nouvelle direction. Pour cela, en 1990, un championnat, la , est créé, devenant la seconde compétition de football de l'île.
Guam se tourne alors vers le continent asiatique, bien que le pays soit considéré comme faisant partie de l'Océanie et que la sélection nationale n'ait alors jamais affronté la moindre équipe asiatique. Après être devenue membre associé de l'AFC en 1991, la sélection continue pourtant à disputer trois éditions des Jeux du Pacifique (qui fait s'affronter des équipes océaniennes)Le Guam National Olympic Committee est membre des Comités nationaux olympiques d'Océanie et Guam appartient à la Communauté du Pacifique. (1991, 1993 et 1995), connaissant à chaque fois de lourdes défaites. En 1996, Guam devient à la fois un membre à part entière de l'AFC mais aussi de la FIFA, lors de son durant le mois de juillet.
1996-2011 : Guam loin du niveau mondial Membre à part entière de l'AFC et de la FIFA, Guam dispute ses premiers matchs contre des sélections asiatiques dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d'Asie des nations 1996 qui se déroulent à Hô Chi Minh-Ville, au Viêt Nam. Face à la Corée du Sud, le Viêt Nam et Taïwan, il enregistre trois défaites et encaisse vingt-sept buts contre deux seulement inscrits face à Taïwan. La sélection ne participe pas aux qualifications de la Coupe du monde 1998.
Entre juillet et , Guam est invité à concourir lors d'un tournoi amical en parallèle des Jeux de la Micronésie de 1998, qui se déroulent au Emmaus High School Field de Koror, dans les Palaos. Ce tournoi a la particularité de se disputer à neuf contre neuf et sur des rencontres de 80 minutes. Durant la phase de poules, sous la direction de Jim Santos, Guam l'emporte à cinq reprises dont des larges succès contre Pohnpei (seize buts à un), contre Yap (quinze buts à zéro) et contre les Palaos A (quinze buts à deux). Les rencontres face aux Mariannes du Nord, victoire deux buts à un, et contre les Palaos B, constitué de joueurs bangladeshis basés à Palaos, victoire quatre buts à zéro sont plus disputées. Guam se qualifie pour la finale face aux Mariannes du Nord, mais il est mené deux buts à zéro à la mi-temps, après avoir encaissé deux buts aux cinquième et dix-huitième minutes. Finalement, Guam perd trois buts à zéro et ne remporte pas le tournoiL'AFC affirme sur son site internet que Guam a remporté ce tournoi et non les Mariannes du Nord.. Matt Naputi termine meilleur buteur de la compétition avec treize buts. En , Guam dispute uniquement deux rencontres contre la Micronésie, qui se soldent par deux victoires des « Chamorros ».
Lors des éliminatoires de la Coupe d'Asie 2000 et de la Coupe du monde 2002 avec un entraîneur étranger, le Nord-Irlandais Willie McFaul, Guam ne connaît que des défaites, dont deux larges contre la Chine et l'Iran, les et , avec à chaque fois dix-neuf buts encaissés sans avoir pu en inscrire aucun.
Le , Guam fait partie des membres fondateurs de la Fédération de football d'Asie de l'Est (EAFF), instance régionale de l'Asie de l'Est et participe donc aux nouvelles compétitions régionales organisées par cette fédération, comme la Coupe d'Asie de l'Est. Dès l'édition 2003, il participe aux éliminatoires mais ne connaît que des défaites sans inscrire le moindre but. Il en est de même dans les éliminatoires de la Coupe d'Asie 2004, battu par le BhoutanLe Bhoutan enregistre sa plus large victoire de son histoire contre Guam, le 2003, sur le score de six buts à zéro. et la Mongolie. Pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2006, Guam est inscrit et doit affronter le Népal au premier tour en novembre 2003. Néanmoins, le Népal déclare forfait, ce qui qualifie normalement Guam mais ce dernier déclare à son tour forfaitComme le Népal et Guam déclarent forfait, c'est le Laos qui récupère la place. pour raison financière.
En , l'entraîneur japonais Norio Tsukitate dirige la sélection guamanienne. Ses débuts sont difficiles et l'édition 2005 de la Coupe d'Asie de l'Est constitue le pire moment de la sélection de Guam, avec de larges défaites dans les éliminatoires, comme contre Taïwan, la MongolieLa Mongolie enregistre la plus large victoire de son histoire contre Guam, le 9 mars 2005, sur le score de neuf buts à zéro., contre Hong KongHong Kong enregistre sa plus large victoire de son histoire contre Guam, le 7 mars 2005, sur le score de quinze buts à zéro. et surtout contre la Corée du Nord qui sanctionne à la fois la plus large victoire des Nord-Coréens et la plus large défaite des Guamaniens sur le score de vingt-et-un buts à zéro le à Taïpei, avec un septuplé de .
En 2006, pour les sélections asiatiques au niveau le plus faible est créée une compétition, l'AFC Challenge Cup. Guam participe alors à la première édition puisqu'il est classé avec seize autres équipes dans la catégorie « sélections peu développées ». Tombé dans le groupe C, composé de la Palestine, du Cambodge et du Bangladesh, il n'enregistre que des défaites dont une infligée par la Palestine sur le score de onze buts à zéro, avec six buts inscrits par l'attaquant Fahed Attal. Guam est logiquement éliminé au premier tour. Puis il est inscrit dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2010 et doit affronter au premier tour l'Indonésie en octobre 2007, mais déclare forfait.
À l'exception des matchs contre les Mariannes du Nord, la période 2007-2009 ne voit que des défaites dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d'Asie de l'Est 2008 et de l'AFC Challenge Cup 2008. Guam préfère délaisser l'AFC Challenge Cup 2010 en ne s'inscrivant pas et les qualifications de la Coupe d'Asie de l'Est 2010 se passent un peu mieux avec deux victoires sur la Mongolie (la première victoire officielle de Guam pour la FIFA) et les îles Mariannes du Nord.
En 2010 le Sud-Coréen Park Choong-kyun arrive comme nouvel entraîneur mais ne dirige que deux matchs, considérés comme non-officiels pour la FIFA, contre les Mariannes du Nord et contre une sélection de l' (appelée « Senshu Tops ») se soldant par un match nul et une défaite. Puis en 2011, le Japonais Kazuo Uchida dirige la sélection. Même si Guam n'est inscrit ni à l'AFC Challenge Cup 2012, ni aux éliminatoires de la Coupe du monde 2014Guam ne participe pas aux éliminatoires à cause de contraintes financières et de la non-homologation du Guam National Football Stadium pour les compétitions FIFA., il se consacre aux Jeux du Pacifique à Nouméa, après une absence de seize années dans cette compétition océanienne. Il tombe dans le "groupe de la mort" et est considéré avec les Tuvalu et les Samoa américaines comme ceux qui ont le moins de chances de gagner le tournoi. Face aux Salomon, au Vanuatu, aux Samoa américaines, aux Tuvalu et à la Nouvelle-Calédonie, les Chamorros n'enregistrent pour bons résultats qu'une seule victoire contre les Samoa américaines (2-0) et un match nul contre Tuvalu (1-1). Ils terminent cinquièmes sur six dans le groupe A.
2012-2016 : une révolution bénéfique pour Guam vignette|gauche|Le gardien de but guamanien Dallas Jaye fait partie des joueurs venant des États-Unis faisant partie de la sélection de Guam. |alt=Photo d'un homme portant un maillot noir et jaune sur une pelouse