thumb|Train et vélo aux États-Unis Le transport des vélos en train permet aux cyclistes de parcourir de longues distances sans revenir au point de départ. Cette formule écologique, utile aux randonneurs et bénéfique au développement du tourisme, est très développée dans les pays d’Europe centrale, Allemagne, Suisse, Autriche, Pays-Bas etc.

En France Histoire

vignette|gauche|Manifestation du 4 juillet 2020 à Paris vignette|Billet symbolique « 8 places vélo dans chaque train » distribué lors de la manifestation des associations de cyclistes du 4 juillet 2020 devant la gare de Lyon à Paris Le transport des vélos en train en bagage enregistré était un service universel très utilisé jusque vers 1960. Ce service avait cependant l'inconvénient d'un délai entre l'enregistrement à la gare de départ et l'arrivée, à partir de la suppression de fourgons à bagages dans certains trains à partir des années 1950 ce qui imposait une attente à la gare d'arrivée pouvant parfois atteindre jusqu'à 48 heures. De plus, cette formule était devenue impraticable en banlieue parisienne dès les années 1960. La taxe d'enregistrement modique jusque dans les années 1970 a ensuite fortement augmenté au cours des années 1980 s'accompagnant d'une dégradation du service qui a finalement disparu remplacé par le placement direct de la bicyclette par le voyageur avec ou sans réservation. Cependant, cette possibilité souffre de restrictions sur les parcours à longue distance, particulièrement sur les relations internationales. L’intervention des associations de cyclistes auprès des compagnies ferroviaires autour de 1900 puis auprès de la SNCF dans les années 1990 et 2000 a permis d’améliorer le service ou au moins de limiter sa dégradation.

À partir des années 2000, ces restrictions se sont progressivement étendues. Ainsi, de nombreux TGV ne sont plus ouverts au transport des vélos ainsi les TGV intersecteurs, les TGV Lyria, Thalys, ni en 2024 le TGV Nord.

À la suite des interventions associatives, la commission Transport du Parlement européen a voté le un amendement imposant la création au minimum de 8 places réservées aux vélos non démontés sur chaque rame neuve ou rénovée.

Les associations de cyclistes agissent pour que cette disposition soit transposée dans la législation française.

Des manifestations sont organisées dans ce sens.

Réglementation thumb|droite|Cyclistes montant dans un TGV gare du Nord à Paris Les vélos pliés sous housse étiquetée d’une dimension maximum de 120 cm sur 90 cm peuvent être transportés comme bagage à main sans supplément dans tous les trains. Cette formule ne peut convenir qu'aux vélos de course, non aux vélos de randonnée, VTC encore moins aux vélos de cyclocamping qui comportent des garde-boues et porte-sacoches non démontables.

Le transport des vélos non démontés est autorisé :

Gratuitement dans les TER, sauf indication contraire (interdiction sur les TER 200 en Alsace de 6 h 30 à 9 h 30 et de 16 h à 18 h 30 en semaine), aux emplacements réservés dans la limite des places disponibles.

À partir des années 2020, pendant l'été la réservation est obligatoire, par exemple en Bretagne à partir de 2021 et les week-ends dans les pays de la Loire à partir d'au moins 2023 puis à l'été 2025 sur plusieurs lignes dans la région Centre-Val-de-Loire pour un coût additionnel de 1€ en 2025. En 2024, plusieurs régions imposent une réservation de la place-vélo sur certaines relations ou en période d'affluence, avec ou sans supplément.

Gratuitement dans les RER en Ile-de-France sauf aux heures de pointe en semaine (de 6 h 30 à 9 h 30 et de 16 h 30). En pratique, il faut éviter de transporter un vélo en cas de forte affluence pour ne pas gêner les usagers, dans le cas contraire, il n’y a pas de difficulté. Egalement dans les bus transiliens munis d’une soute à bagages.

Dans les trains Intercités (lignes Paris-Clermont-Ferrand, Bordeaux-Marseille et Paris Brive-Toulouse) avec un supplément-réservation de 10 € acheté avec le billet.

Dans les autres trains Intercités avec un supplément-réservation de 5 € acheté avec le billet.

Certains trains de nuit comportent également un espace accessible aux vélos non démontés sur réservation de 10 €.

Dans les TGV comportant des emplacements dédiés avec supplément-réservation de 10 € (la plupart n’ayant que 2 ou 4 emplacements ceux-ci peuvent être complets en période de pointe pour les destinations touristiques).

Les réservations peuvent se faire avec l'achat du billet au guichet, par internet ou par automates dans les gares Les Thalys (Paris-Bruxelles-Amsterdam et Paris-Liège-Cologne) et Lyria acceptent gratuitement les vélos à condition qu'ils soient démontés et rangés dans une housse.

Les Ouigo Grande Vitesse ne sont pas accessibles aux vélos, mais bien les Ouigo Train Classique.

Jusqu'à nouvel ordre, les Eurostar n'acceptent pas les vélos.

Service Interloire en été Les trains Interloire Orléans – Tours – Nantes – Saint-Nazaire – Le Croisic (3 aller-et-retours par jour en semaine, 2 les samedis et dimanches) circulant sur une partie du grand itinéraire touristique La Loire à vélo comportent une voiture aménagée d’une capacité de 40 vélos avec personnel à bord pour aider au rangement accessible gratuitement sans réservation de la deuxième quinzaine de juin à la deuxième de septembre. Ce service est cofinancé par les régions Centre et Pays-de-Loire. Depuis la suppression des fourgons, il s’agit de la seule relation en France comportant une voiture aménagée à grande capacité.

Restrictions des possibilités en 2018 Les TGV intersecteurs (qui desservent les gares de Massy-TGV, Marne-la-Vallée TGV et Roissy-TGV), les TGV Lyria (de Paris à la Suisse) qui transportaient les vélos non-démontés sur réservation jusqu’en 2017 ne sont plus accessibles depuis 2018. Cependant l'accès aux TGV-Est qui avait été supprimé est rétabli en 2020.

Ces restrictions limitent les possibilités de randonnée à de nombreux randonneurs cyclistes itinérants, (en hébergement hôtelier et gîtes, ou cyclo-campeurs) de Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Autriche, pays où la pratique du tourisme à vélo est très répandue et pour qui la France est une destination privilégiée ce qui suscite le mécontentement des usagers et des tours opérateurs concernés.

Les voyages vers l'Espagne et l'Italie sont également dissuasifs en l'absence de relations directes ouvertes aux transports des vélos non démontés.

Agencement des matériels et des gares L'accessibilité et la dimension des espaces vélos sont très divers. Voitures Corail Les voitures Corail anciennes ou rénovées sont confortables mais leur accès par porte étroite et marchepieds hauts est malcommode.

Certaines voitures Corail non rénovées comprennent un compartiment-vélo à placement horizontal, (compartiment-voyageurs dont les sièges ont été enlevés). Ces compartiments sont normalement signalés par un pictogramme vélo sur la vitre. Ces voitures sont comprises dans des rames assurant des services TER ou intercités sur des lignes relativement importantes, par exemple Paris-Amiens, Paris-Orléans, Paris-Maubeuge. La composition de ces rames étant aléatoire ce compartiment n’est pas toujours présent. De plus, ce pictogramme a parfois disparu. Ce matériel ancien est progressivement remplacé par des rames automotrices récentes.

Les extrémités de certaines voitures Corail non rénovées ont été munies de 2 crochets pour suspension verticale notamment sur les lignes de Paris à la Normandie et Paris-Nevers mais d’autres en sont dépourvues. Dans ce cas, des cyclistes placent leur vélo en hauteur.

Les trains Corail ex-Teoz rénovés à réservation obligatoire circulant sur les lignes Paris-Clermont-Ferrand, Paris-Limoges-Brive-Toulouse et Bordeaux-Toulouse-Marseille comportent des espaces dédiés de 4 à 6 crochets mais l'accès par des portes étroites et des marches hautes est malcommode. Cet emplacement est situé en voiture 3 ou 10.

Des voitures Corail rénovées des lignes TER Bourgogne-Franche Comté et Rhône-Alpes-Auvergne Paris-Bercy-Lyon et Lyon-Marseille comprennent un espace vélos à 6 crochets dans la voiture-pilote avec un accès plus commode que ceux des autres matériels Corail. Des rames Corail rénovées avec un espace vélo avec 4 crochets circulent sur les lignes TER Pais-Tours et Paris-Chartres-Le Mans de la région Centre.

Les trains de nuit composés de voitures Corail rénovées de 2004 à 2009 pour la mise en place du service Lunéa comportent un compartiments pour 6 vélos placés horizontalement dans la voiture-services. Ce service se limite en 2018 aux lignes Paris-Briançon et Paris-Toulouse-La Tour de Carol. TGV Les rames TGV Atlantique comportent des emplacements pour 2 vélos placés horizontalement contre les strapontins dans un compartiment de 2ème classe derrière la motrice dans une voiture d'extrémité dont l'autre partie est en 1ère classe. Ces emplacements étaient réservables pour 4 vélos. Ce nombre a été limité à 2 en 2017. Cette capacité est insuffisante pour des trains qui desservent des régions touristiques. En période de pointe, ces trains sont donc souvent complets pour les cyclistes.

Les rames TGV Sud-Est circulant jusqu'en 2019 sur l'axe TGV Nord comportent un compartiment vélos-bagages à 4 suspensions verticales en face de casiers à bagages sur la paroi opposée, également en extrémité derrière la motrice. Les trains circulant à 2 éléments disposent donc de 8 places-vélos. La fréquence des TGV-Nord étant élevée (cadencement à l’heure sur Paris-Lille) cette capacité semble suffisante.

Les TGV Duplex ne sont pas encore accessibles en 2018 contrairement à ce qui avait été annoncé en 2013 aux associations cyclistes . Le remplacement des rames à un niveau disposant de places vélos contre les strapontins par ces rames Duplex depuis interdit l'accès aux vélos non-démontés sur les liaisons TGV intersecteurs et Est. En revanche, les rames TGV Euroduplex Océane qui remplacent les Atlantique depuis 2017 sont elles aussi équipées de deux places vélos.

Les emplacements des espaces-vélos étant parfois éloignés sur les rames Corail et TGV, il est conseillé dans les gares de passage de consulter le tableau de composition des trains quand il en existe ou de se renseigner, en tout cas d'arriver quelques minutes à l'avance. Pour les trains à réservation obligatoire (TGV et Intercités ex Téoz) le numéro de la voiture vélo figure sur le billet. Autorails et rames automotrices Des automotrices formant des rames à 2 caisses construites au début des années 1980 circulant dans les régions du sud de la France comportent des espaces vélos d’accès assez malcommodes.

Les petits autorails circulant principalement sur les lignes secondaires à portes larges et plancher bas comportent des espaces à 3 crochets isolés ou entre strapontins en face de sièges sur la paroi opposée.

Les trains Corail non rénovés sont progressivement remplacés par des rames automotrices de construction récente facile d’accès avec plancher bas et portes larges. A l’intérieur, l’agencement des places vélos est divers : espaces avec plusieurs crochets pour suspension verticale indépendants ou entre strapontins (Regio 2N), d'autres avec placement horizontal à capacité individuelle limitée mais nombreux, répartis sur l’ensemble de rames Régiolis.

Île-de-France La majorité du matériel des RER Transilien ne comporte pas d'espaces dédiés. Cependant, les plateformes des voitures des rames à 2 niveaux permettent de placer des vélos sans gêner les voyageurs en dehors des heures de grande affluence et les rames circulant sur les RER A et E comportent également de nombreux espaces libres de sièges répartis sur l'ensemble des convois. Les rames du RER B comportent des plateformes en extrémités signalées par un logo vélo.