Jean-Michel Chevotet ( à Paris où il meurt le ), est architecte du roi et de la première classe de l'Académie royale d'architectureDictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Par Louis Mayeul Chaudon, ., jardinier français de l'école de Le NôtreŒuvres Choisies du Prince de Ligne nouvelle anthologie critique, par Charles-Joseph de Ligne, Basil Guy, ., et spécialiste de l'hydrauliqueDictionnaire historique et bibliographique, par L.G. Peignot, ..
Biographie Jean-Michel Chevotet naît à Paris sur la paroisse Saint-Sulpice, il est baptisé le . Il est le fils de Jean Chevotet, marchand de vin, et de Marie Madeleine Eli, qui tiennent une boutique dans la rue de Tournon à l'enseigne de l'HermitageMichel Gallet, Les architectes parisiens du siècle, dictionnaire biographique et critique, Paris, éditions Mengès, 1995, ..
Ses débuts
Il fait de rapides progrès dans l'art du dessin à l'école des Audran.
En 1722, il remporte le Grand Prix de Rome de l'Académie royale d'architecture avec une étude d'arc de triomphe, alors qu'il est l'élève de Jean-Baptiste Alexandre Le Blond. Le prince de Guise et le prince Charles de Lorraine lui confient des travaux importants.
Dessinateur talentueux, il illustre plusieurs traités d'architecture dont Versailles immortalisé (1720-1725) de Jean-Baptiste de MonicartAventures de Jean-Baptiste de Monicart et comment il écrivit à la Bastille son Versailles immortalisé, Paul Fromageot, 1906. et L'Architecture française (1727) de Pierre-Jean Mariette.
En 1732, il devient, par décision du roi, membre de l'Académie royale d'architecture. Il avait levé tous les plans des maisons royales. Il fait construire, sur ses dessins, l'église et la maison les frères de Saint-Jean-de-Dieu, appelés aussi frères de la Charité, à Château-Thierry.
Architecte de l'Académie royale d'architecture
En 1748 et 1753, il soumet sans succès quatre projets pour la future place Louis XV. Il n'est pas davantage retenu en 1764 pour l'agrandissement du Palais Bourbon. En 1749 et en 1751, il est élu à la première classe de l'Académie royale d'architecture, mais ce choix n'étant pas ratifié par le roi, il doit attendre 1754 et la mort de Germain Boffrand pour accéder à cette distinction.
Une clientèle aristocratique fortunée , Jean-Michel Chevotet, Prix de Rome, n'en établit pas moins sa réputation d'architecte auprès d'une clientèle aristocratique fortunée et adapte de nombreux hôtels parisiens existants au goût du jour. Ce promoteur et entrepreneur de travaux publics livre des châteaux « clefs en main ».
Une collaboration s'établit entre Pierre Contant d'Ivry, Chevotet et son gendre Jean-Baptiste Chaussard. En 1752, la sœur de Madame Chevotet, Louise Gabrielle Rémond, épouse le peintre du roi Jean Valade. . Il est associé à la trilogie d'architectes « Chevotet, Contant, Chaussard ».. , pour qui Contant a construit les écuries du château de Bizy., et .
Le château d'Arnouville (1750) vignette|Le château d'Arnouville-lès-Gonesse. En 1750, le château d'Arnouville à Arnouville-lès-Gonesse est construit pour le contrôleur général des finances de Louis XV, Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville. Celui-ci veut bâtir un château moderne dans un parc à la place du modeste pavillon qu'il a hérité de son père dans ce village, siège d'une seigneurie appartenant à sa famille depuis le . Sur des dessins de Pierre Contant d'Ivry, Jean-Michel Chevotet dirige les principaux chantiers et aménage le parc entre 1750 et 1757. Seules les écuriesaujourd'hui détruites, l'orangerie, une partie du château et l'aménagement du parc sont achevés.
Le château de Petit-Bourg left|vignette|Château de Petit-Bourg (détruit en 1944), constituait une maison de campagne proche de Paris.
En 1756, Chevotet commence la construction du château de Petit-Bourg, à Évry, pour la présidente Chauvelin (Marie Renée Jacomel, veuve de Louis Chauvelin), sur le domaine que Louis XIV avait offert à Madame de Montespan. L'ancien château est entièrement démoli en 1750 et remplacé par ce nouveau château dans le goût néo-classique. Il dessine également des jardins du château de Petit-Bourg.
Le château de Champlâtreux (1751 et 1757)
Entre 1751 et 1757, Jean-Michel Chevotet construit une autre maison de campagne autour de Paris, le château de Champlâtreux, pour Mathieu-François Molé. Le château de Champlâtreux est un parfait exemple de l'architecture classique, majestueuse, sans excès et conçu pour recevoir.
Dans les années 1735-1740, Jean-Michel Chevotet avait déjà construit les deux pavillons de gardeQu'on peut voir aujourd'hui sur la route de Luzarches et tracé des jardins à la française ainsi que la demi-lune devant l'entrée. Pour tenir ainsi les coûts, Chevotet crée une briqueterie en face du château, utilise du gypse trouvé sur la propriété pour faire du plâtre, tire le bois des forêts avoisinantes et la pierre des carrières de Luzarches et Saint-Maximin (Oise).
Considérablement enrichi, Jean Michel Chevotet ralentit son activité à partir de 1765, et ses principaux chantiers sont terminés par son gendre Jean-Baptiste Chaussard.
Autres réalisations vignette|right|Pavillon de Hanovre le Pavillon de Hanovre pour le Maréchal de Richelieu rue Neuve-Saint-Augustin (ce pavillon, démonté lors de la construction du Palais Berlitz sur le boulevard des Italiens actuel) sera remonté en 1932 dans le parc du château de Sceaux)Chevotet, Jean-Michel (1698-1772). Plan du pavillon de Hanovre sur le site Gallica ; l'hôtel Molé (dit aussi hôtel de Roquelaure) (1741-1742), rue Saint-Dominique (aujourd'hui 246 boulevard Saint-Germain) ; l'hôtel de Béthune-Sully (dit aussi hôtel de Lesdiguières) (1756-1757), rue Saint-Dominique (aujourd'hui 248 boulevard Saint-Germain) ; l'hôtel Perrinet de Jars, 33 rue du Faubourg-Saint-Honoré ; le château de Mareuil-sur-Ay. Château construit entre 1771 et 1774 sur les plans de l'architecte Chevotet, et terminé par Chaussard le château de Pauges, pour le trésorier de l'extraordinaire des guerres ; le château de Donjeux, près de Joinville en Champagne ; le château de Grandpré, en Champagne ; le jardin du pavillon La Bouëxière.
Il dessine également des jardins à Orsay (1758-1764) pour Pierre Gaspard Marie Grimod d'Orsay. À Gagny, Jean Michel Chevotet améliore le parc du pavillon Gaillard de la Bouexière.
vignette|Belœil, le parc du château des princes de Ligne, la forêt jardinisée, les canaux, la perspective à perte de vue sur la façade sud-ouest du château et la fontaine de Chevotet.
Entre (1754 et 1760), le prince Claude Lamoral II de Ligne dépense des millions pour donner à son château de Belœil et à ses jardins une grande magnificence. Il fait appel à Chevotet, L'installation en 1761 du groupe sculpté de Neptune à l'extrémité de la grande pièce d'eau est l'achèvement de . Chevotet entoure enfin le château d'une forêt jardinisée.
Chevotet dessinateur Nous devons à Chevotet beaucoup de dessins d'architectures et de projets réalisés pour d'autres architectes. Les Beaux-Arts de Paris en conserve un grand nombre.
Hôtel d'EtampesEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 28-29. :
Elévation de la façade sur cour, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue, frotté à la sanguine au verso, 0,173 x 0,255 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1886. Coupe et profil de l'hôtel, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue, jaune orangé et verte, frotté à la sanguine au verso, 0,163 x 0,296 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1887. Elévation de la façade sur jardin, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue, frotté à la sanguine au verso, 0,164 x 0,255 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1888.
Hôtel d'EstréesEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 32-33. :
Elévation de la façade sur jardin, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, frotté à la sanguine au verso, 0,164 x 0,332 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1884. Elévation de la façade sur cour, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue, frotté à la sanguine au verso, 0,160 x 0,327 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1885.
Hôtel Chanac de PompadourEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 36-37. :
Elévation de la façade sur cour, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue et jaune vert, frotté à la sanguine au verso, 0,173 x 0,302 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1914. Elévation de la façade sur jardin, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, frotté à la sanguine au verso, 0,178 x 0,302 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1915.
Hôtel de GournayEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 38-39.
Elévation de la façade sur cour, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue et jaune vert, frotté à la sanguine au verso, 0,178 x 0,263 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1866. Elévation de la façade sur jardin, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, frotté à la sanguine au verso, 0,183 x 0,245 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1865.
Hôtel de BéthuneEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 42-43.
Plan au rez-de-chaussée, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle verte, frotté à la sanguine au verso, 0,281 x 0,279 m, Paris, [eaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1871. Elévation de la façade sur cour, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue et jaune orangé, frotté à la sanguine au verso, 0,134 x 0,268 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1872. Coupe et profil de l'hôtel, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue et jaune orangé, frotté à la sanguine au verso, 0,134 x 0,288 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1873. Entrée de l'hôtel sur la rue Saint-Dominique, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue, frotté à la sanguine au verso, 0,160 x 0,327 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1874. Elévation de la façade sur jardin, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine et aquarelle bleue, frotté à la sanguine au verso, 0,093 x 0,283 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1875.
Hôtel du LudeEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 46-47.
Elévation de la façade sur cour des écuries et sur la grande cour, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, frotté à la sanguine au verso, 0,158 x 0,307 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1896. Elévation de la façade sur jardin, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, frotté à la sanguine au verso, 0,172 x 0,304 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1897.
Hôtel de MaisonsEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 48-49.
Elévation des la façades sur jardin et sur cour, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, frotté à la sanguine au verso, 0,217 x 0,302 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1900.
Hôtel d'AuvergneEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 50-51.
Elévation des la façades sur jardin et sur cour, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, frotté à la sanguine au verso, 0,234 x 0,241 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1868.
Hôtel d'HumièresEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 52-53.
Plan du premier étage et élévation de la principale porte d'entrée, plume, encre noire et lavis d'encre de Chine, aquarelle bleue, frotté à la sanguine au verso, 0,234 x 0,241 m, Paris, Beaux-Arts de Paris, Inv. EBA 1891.
Hôtel du MaineEmmanuelle Brugerolles (), Hôtel particuliers à Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2015, p. 54-55.