Le quartier Claude Decaen est une ancienne caserne d'artillerie située à Caen, dans le quartier Sainte-Thérèse-Demi-Lune. Occupée à partir de 1913, elle est détruite après sa cession à la ville de Caen à la fin des années 1980.
Situation La caserne formait un quadrilatère de délimitée par : au nord, l'avenue du Capitaine-Georges-Guynemer ; à l'est, la rue Michel-Lasne ; au sud, le boulevard Raymond-Poincaré ; à l'ouest par la rue Guillaume-Trébutien.
Histoire En , la municipalité entame des démarches afin de créer à Caen une école d'artillerie. Le , le ministère de la Défense expose ses conditions en vue d'ouvrir un nouvel établissement dans la ville : la municipalité doit participer financièrement à la hauteur de 10 % et doit approvisionner la future caserne en eau. Le , le conseil municipal se soumet à ses exigences. Cinq ans plus tard, elle acquiert un terrain de au lieu-dit de la Guérinière, situé alors sur la commune de Cormelles-le-Royal, dans le but de l'aménager en champ de manœuvres. Puis le projet est abandonné pendant plusieurs décennies.
Le projet est repris en 1909 seulement. On choisit un terrain situé sur les hauteurs de Vaucelles, non loin du champ de manœuvre de la Guérinière, au sud du boulevard Leroy qui marquait alors la limite méridionale de l'espace urbanisé. L'accord entre la ville et les différents ministères est finalement signé en Philippe Lenglart, Le nouveau siècle à Caen, 1870-1914, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1989, . Une voie ferrée provisoire est posée afin de transporter les matériaux nécessaires à la construction. En 1913-1914, une nouvelle voie, baptisée avenue Albert- le , est tracé dans le prolongement de la rue du Belvédère afin de relier la nouvelle caserne au reste de la ville, . Les travaux de la caserne d'artillerie elle-même sont à peine achevés quand la Première Guerre mondiale éclate. Le , une partie du d’artillerie de campagne, en provenance du camp de Satory, s'installe dans la partie de la caserne déjà construite. Le reste du régiment, en provenance de Rouen les rejoint en .. Elle est ensuite rebaptisée quartier Claude Decaen en l'honneur de Claude Théodore Decaen.
Pendant l'entre-deux-guerres, la caserne est occupée par le régiment d'artillerie divisionnaire et le régiment d'artillerie lourde divisionnaire. Occupée par les forces d'occupation allemandes entre 1940 et 1944, elle est transformée en camp d'internement.. Après la bataille de Caen, elle abrite des réfugiés pendant la reconstruction de la ville« "J'ai travaillé à la caserne Decaen dès 1959" », Ouest-France, édition de Caen, 18 février 2013..
La caserne retourne dans le giron de l'armée qui n'en fait pas usage. Le site est cédé au deux-tiers par le Ministère de la défense à la ville de Caen en 1982, puis en totalité en 1985. Une zone d'aménagement concertée, la ZAC Claude Decaen, est créée en 1988Caen dessine son futur / Projet de ville 2000-2010, Caen, édition ems Management et société, 2000, .. La plupart des bâtiments et le mur d'enceinte sont détruits ; seul l'ancien poste de commandement est conservé« Rive droite : la maison de quartier déménage à la caserne Claude-Decaen » dans Ouest-France, édition de Caen, 31 janvier 2013.. À l'emplacement de la caserne sont construits des logements, une maison de retraite, une cliniqueZAC Claude Decaen., ainsi que la caserne Le FlemOuest-France, édition de Caen, 5 mai 2011 .Ouest-France, édition de Caen, 29 août 2011 . Un jardin public est aménagé autour du seul bâtiment qui a été conservé (pôle de vie Rive droite depuis « Le Pôle de vie de la rive droite inauguré joyeusement » dans Ouest-France, édition de Caen, 17 février 2013.).
Notes et références
Articles connexes
Histoire de Caen Patrimoine militaire de Caen 43e régiment d'artillerie de campagne
Claude Decaen Catégorie:Histoire de Caen Catégorie:Bâtiment détruit à Caen