La Sonate pour violon et piano en sol mineur, op. 23, est une œuvre de Louis Vierne en quatre mouvements pour violon et piano, sa première partition importante dans le domaine de la musique de chambre après son Quatuor à cordes, op.12 et son premier chef-d'œuvre unanimement reconnu.
Composée, non sans peine, de 1905 à 1907, la partition est dédiée au célèbre violoniste belge Eugène Ysaÿe, qui en assure la première audition « véritable » avec Raoul Pugno, le à la Salle Pleyel obtenant un immense succès auprès du public.
L'œuvre a toujours été très appréciée des violonistes, de Jacques Thibaud à Georges Enesco.
Composition La Sonate pour violon et piano est composée, .
L'été 1905 est , lorsqu'il entreprend la composition de sa Sonate. Cependant, celle-ci va se trouver interrompue à plusieurs reprises, par des événements inattendus. Ainsi, le , La convalescence est très longue. Lorsqu'il reprend la composition de son œuvre, en août, il achève les deux mouvements centraux en trois semaines, avec . En , il est encore terrassé par une fièvre typhoïde qui le force à rester alité pendant 57 jours, et dont il survit presque par miracle.
La partition est enfin achevée le , malheureusement trop tard pour qu'Eugène Ysaÿe, qui lui en avait suggéré le projet, puisse l'interpréter durant cette saison de concerts.
Création Dédiée à Eugène Ysaÿe, la Sonate pour violon et piano est créée en public par le célèbre violoniste belge avec Raoul Pugno, le à la Salle Pleyel .
L'œuvre rencontre un immense succès auprès du public, qui rappelle huit fois sur scène les musiciens et le compositeur. Par la suite, Pugno et Ysaÿe inscrivent la Sonate de Vierne à leur répertoire et l'interprètent le plus souvent avec celles de Franck et de Lekeu, qui leur sont également dédiées.
Présentation Mouvements L'œuvre est en quatre mouvements : Allegro risoluto () en sol mineur, à , Andante sostenuto () en mi bémol majeur, à , Intermezzo — Quasi vivace () en si mineur, à , Largamente () — Allegro agitato () en sol mineur, à
Analyse Allegro risoluto
Andante sostenuto
Intermezzo — Quasi vivace
Largamente — Allegro agitato
Les musicologues s'accordent pour reprocher à ce mouvement final des .
Postérité Selon Harry Halbreich, la Sonate pour violon et piano, op.23 de Vierne .
L'œuvre a toujours été très appréciée des violonistes, de Jacques Thibaud à Georges Enesco.
Discographie Sonate pour violon et piano, op.23 par Jean Hubeau (piano) et le Quatuor Viotti (, Erato/Radio France 2292-45524-2)Lors de sa réédition ce disque a été distingué par Michel Philippot d'un « 8 » dans le magazine Répertoire , décembre 1990, . — avec le Quintette pour piano et cordes, op.42 Louis Vierne : La musique de chambre, enregistrement intégral — Sonate pour violon et piano, op.23 par Alexis Galpérine (violon) et François Kerdoncuff (piano) (17-, 2 CD Timpani 2C2019)
Bibliographie Ouvrages généraux Harry Halbreich, « Louis Vierne », dans , .
Monographies ,
Notes discographiques
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Vierne Catégorie:Œuvre de Louis Vierne Catégorie:Œuvre musicale composée en 1907