La fonderie Hildebrand, devenue Crouzet-Hildebrand, est une fonderie de cloches parisienne, active au .
Elle est délocalisée à Louviers au début du .
Historique
La fonderie de cloches est fondée par Nicolas Hildebrand, né vers 1791 et mort en 1857. Répertoriée dans les années 1820 comme « fabrique de cloches, sonnettes, timbres et cymbales », elle est située aux 20-22, rue Saint-Martin à Paris. et se spécialise progressivement dans les cloches d'église.
La façade de l'entreprise figure sur une estampe d'Adolphe Martial Potémont en 1865..
La fonderie Hildebrand travaille régulièrement pour l'État, fabriquant cloches et sonneries pour les cathédrales et édifices diocésains. Les cloches sont marquées .
C'est semble-t-il sous la direction d'Auguste Hildebrand que la fonderie déménage au 13, rue de la ChopinetteArchives nationales (France), courrier à en tête, dossier de restauration de la cathédrale de Montpellier, cote F/19/7761., renommée rue de Sambre-et-Meuse en 1877. L'entreprise est primée à de nombreuses reprises, remportant notamment une médaille d'argent lors de l'Exposition universelle de 1867 à Paris et une médaille de bronze lors de celle de 1889Médaillés de bronze, 1889, au titre de la classe 26 "Horlogerie", in Revue chronométrique..
La fonderie est transférée à Louviers au début du Église Saint-Barthélemy, Saint-Pandelon., rue de la CitadelleJuin 1940, la destruction de Louviers.. La société Maury prend la suiteBulletin du la société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins, année 1962, . au début des années 1960.
Les entrepreneurs Nicolas Hildebrand Nicolas Hildebrand est originaire de Thionville où il est né vers 1791. Vers 1816Archives de Paris, acte de naissance d'Auguste Hildebrand, consultable sur Family Search., il épouse à Paris Jeanne Briard. De ce mariage naît Auguste, qui prend la suite de la fonderie familiale.
Le bulletin de la société historique et archéologique du arrondissement (Paris) établit la chronologie des cloches fondues pour Paris : pour la firme antérieure à Auguste, il en ressort la citation de 11 datesBulletin de la société historique et archéologique du arrondissement, janvier 1919. entre 1825 et 1847, dont une portant une marque de fabrique d'Aimé Hildebrand (un frère d'Auguste).
Nicolas Hildebrand meurt le à ParisArchives de Paris, acte de décès de Nicolas Hildebrand, consultable sur Family Search..
Auguste Hildebrand Né à Paris le , Auguste Hildebrand est le fils de Nicolas Hildebrand et de Jeanne Briard.
Il se marie à Marie Jeanne Colomb le à ParisArchives de Paris, état civil reconstitué des actes de mariage, consultable en ligne sur FamilySearch.. Parmi leurs enfants, Lucie, née le Archives de Paris, acte de naissance reconstitué., épouse le Jean Eugène Ferdinand Crouzet, successeur d'Auguste Hildebrand à la tête de l'entreprise familiale.
Auguste Hildebrand meurt le à son domicile parisien du 13, rue de Sambre-et-MeuseArchives de Paris, acte de décès d'Auguste Hildebrand, ..
Famille Crouzet Né à Louviers le , Jean Eugène Ferdinand Crouzet est le fils de Louis Eugène Crouzet, bijoutier parisien. Il épouse le Archives de Paris, acte de mariage du . Lucie Hildebrand, fille du fondeur de cloches Auguste Hildebrand. Sur son acte de mariage, il est alors dit « directeur de fonderie » à Rouen. Ferdinand Crouzet rejoint l'entreprise de son beau-pèreEnquêtes campanaires - notes, études et documents sur les cloches et les fondeurs de cloches du au , par Joseph Berthelé, 1903., dont il prend la succession après 1885, la maison prenant le nom de Crouzet-Hildebrand. Il est en 1904 adjoint au maire de LouviersX, 1904. jusqu'en Réunion du conseil municipal du 19 décembre 1911.. Il meurt en et est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.
Ferdinand Crouzet et Lucie Hildebrand ont un fils qui naît à Paris le , prénommé Eugène Charles, marié à Louviers le à Suzanne Marie Leguay. L'acte de naissance de leur fille indique la profession du père : fondeur de clochesActe de naissance d'Hélène Jeanne Blanche le ..
Œuvres
La fonderie de cloches Hildebrand a travaillé pour de nombreuses églises et cathédrales, ainsi que des édifices publics. Trois cloches pour l'église Saint-Hermeland de Bagneux en 1826 : Louise-Françoise (), Jeanne-Marie (près de ) et Joséphine-Louise ()Les Amis de Bagneux, n°9, 1984, .. Quatre cloches pour l'église Notre-Dame de Louviers en 1853. Suspension des bourdons de la cathédrale d'Amiens en 1863Archives nationales (France), dossier de restauration de la cathédrale d'Amiens, cote F/19/7603.. Les cloches de cathédrale de Montpellier lors de la restauration de l'édifice en 1869. Le grand carillon du beffroi de la mairie du de Paris..
Une trentaine de cloches sont répertoriées dans l'Inventaire général du patrimoine mobilier françaisMinistère de la Culture, base Palissy, consultable en ligne..
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Fondeur de cloches Catégorie:Entreprise fondée en 1825 Catégorie:Entreprise métallurgique ayant son siège en France Catégorie:Entreprise française disparue