Ilia Ionovitch Ionov () de son nom de naissance Bernstein (), né le à Odessa, en Ukraine, alors dans l'Empire Russe, et mort en dans un camp de travail du Dalstroï, est un révolutionnaire, journaliste, éditeur et poète russe et soviétique.

Biographie Ilia Ionov est en 1887 dans une famille bourgeoise d'Odessa. Il commence à travailler à 12 ans dans une imprimerie. Entre 1900 et 1905, il suit les cours d'une école d'art, mais est exclu.

Il rejoint le Parti ouvrier social-démocrate de Russie en 1904. Il est arrêté plusieurs fois pour activité révolutionnaire. Il est condamné à l'exil en 1906, s'échappe et est repris. En 1907, la dureté de ses conditions de détention le conduit à une tentative de suicide.

En , il est condamné à 8 ans de travaux forcés pour avoir appartenu à l'organisation de combat du comité du POSDR de Saint-Pétersbourg. Il est détenu dans plusieurs bagnes, dont celui de la .

Il travaille ensuite dans l'atelier d'édition de Priboï (, Le Ressac), qui est la première publication légale de la fraction bolchevique du parti. Elle commence à paraître à Saint-Pétersbourg à la fin 1912, et est sous le contrôle de son comité central. Il publie également dans le journal Pravda.

En 1913, il est exilé en Sibérie, d'abord à , dans le gouvernement de Tomsk, puis en 1915 dans le village de Toutoura, dans l'ouiezd de du gouvernement d'Irkoustk, où il vit jusqu'à la révolution de février 1917.

Après la révolution d'Octobre, il collabore au Proletkoult, organisation artistique et littéraire promouvant un art prolétarien absous de toute influence bourgeoise. En 1918, il est président de la direction des publications du soviet de Petrograd et rédacteur du journal Plamia (, La Flamme). De 1919 à 1923 il dirige les éditions d'État de Petrograd ().

En 1920 il accompagne le président du comité exécutif de l'Internationale communiste, Grigori Zinoviev, dans un voyage en Allemagne. Il y fait l'acquisition d'œuvres d'art, dont celles de la Camaraderie de l'art prolétaire de Friedrich Brass, qui arrivent par la mer à Petrograd.

En 1924 et 1925, il dirige le département de Leningrad des éditions d'État (Gosizdat) où il se montre un fervent exécutant de la ligne du parti. En 1924, il fait fermer les éditions de la Littérature mondiale créées par Maxime Gorki. Il interdit la publication du livre d'Ilya Ehrenbourg Le profiteur (), après lui avoir écrit le billet : .

Il est également membre en 1924 et 1925 de la et directeur adjoint du département de la presse du comité central du parti communiste de Russie (bolchévique).

De 1926 au début 1928, il est envoyé à l'étranger, aux USA, auprès du «All-Russian textile syndicate». Il s'occupe des achats de coton.

De 1928 à 1930, il dirige les éditions Terre et fabrique (), après avoir organisé l'exclusion du parti et l'éviction de Vladimir Narbout du poste de président de ces éditions.

Il dirige de 1928 à 1932 les éditions . Le Gorki écrit de Sorente à Staline pour demander qu'il soit mis fin à ses fonctions«Жму Вашу руку, дорогой товарищ». [Je serre votre main, cher camarade] Переписка Максима Горького и Иосифа Сталина [Correspondance de Maxime Gorki et de Joseph Staline] // Новый мир. 1998. № 9.. Il est remplacé le par Lev Kamenev. Il est alors nommé président de la société Mezhdunaródnaya Kniga.

Il est victime des répressions staliniennes en 1937, et meurt en 1942 à Iagodnoïe, dans le , un camp du Dalstroï. Il est réhabilité en 1956.

Sa sœur, Zlata Lilina, seconde femme de Grigori Zinoviev, a été une militante bolchevique et pédagogue soviétique.

Œuvre Ilia Ionov a écrit des vers pendant deux périodes de sa vie : d'abord dans la clandestinité, puis pendant le communisme de guerre. Ses thèmes de prédilection sont la révolution, le travail, l'usine en tant que catégories abstraites. Son écriture est caractérisée par un , et l'usage de l'hyperbole comme mode de représentation et la sacralisation de l'action.

Il a publié quelques recueils et ouvrages séparés :

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Personnalité Dans la lettre à Staline du , Maxime Gorki fait d'Ilia Ionov le portrait à charge suivant :

Sergueï Essénine, au cours d'un séjour à Leningrad, a rencontré Ilia Ionov. Leurs conversations, qui ont porté sur les conditions de détention dans la forteresse de Schlüsselburg et dans les autres prisons où Ionov avait été incarcéré, auraient inspiré le poème d'Essénine Les 36.

Il écrivit de lui-même en 1925 : .

Notes et références

Annexes Bibliographie

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Liens externes

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